‹ Manuel d'hygiène à l'usage des écoles et des familles [microforme]Chapitre 10 sur 82 · TROISIÈME LEÇON MALADIES CONTAGIEUSES · texte numérisé non relu

TROISIÈME LEÇON MALADIES CONTAGIEUSES

16. Définition et propagation. — Les maladies contagieuses sont des maladies qui se transme,tent d’un individu malade à un individu bien portant,

Les maladies contagieuses sont dues à des germes appelés microbes. Ces microbes sont des êtres infini-l ment petits, vivants, ot ayant la propriété de se reproduire lorsqu'ils rencontrent un milieu favorahle, 14} chaleur ot l'humidité, par exemple. Les microbes ou germes, se transportent facilement d'un lieu dans un autre. (Leuvrenhæk)

Les moyens de propagation des maladies corta-h gieuses sont nombreux: ainsi la contagion peut avoir lieu par le contact direct, par l'intermédiaire de l'air, 8 par les eaux, le lait, les aliments, les vêtements et tous les objets au service de l’nomme.

Un voyageur venant des Etats-Unis introduisit 1f Montréal la terrible épidémie de variole de 1885-86.

Uno servante ignorante pourra faire pénétrer une maladie contagieuse dans votre famille ; surveiller les relations de leurs engagés est donc un devoir pour lesk ménagères,

Les principales maladies contagieuses sont : la fièvre

16. Qu'est-ce que l’on entend par maladies contagieuses ? — Comment peut-on expliquer le mode d'action des maladies ton: tagieuses ? — Comment se fait la propagation de ces maladies ? SF — Donnez-nous quelques exemples.— Quelles sont les princi. pales maladtus contagieuses et tes plus fréquentes parmi tous ?

S Certaines ci : stances disposent particulièrement

rphoïde, la variole, la rougeole, la scarlatine, la diphio, dont les principales expressions sont le croup et angine couenneuse.

La Providence a permis que tous les. tempéraments

> soient pas également disposés à recovoir le germe

is maiadies contagieuses.

Chaque individu n’a pas ce qu’on appelle la même eptivité morbide ; c’est l'ignorance de ce fait impor-

nt qui est cause.qu'un grand nombre de personnes ne

oient pas à la contagion,

a contagion, nsi lorsqu'on et à jeun, l'absorption | ee active ot il est plus dangereux alors d’éntrer

ns la chambre d’un malade ; les convalescents devront

Béstenir de coucher dans ces chambres, leurs forcvs ant diminué, un grave dang'er existe pour eux ; le conlescent faira donc tout foyer de conta;rion.

es germes des maladies contagieuses trouvent un ! ain propre à leur développement dans les endroits mides et chauds ; c’est surtout dans les maisons malppres et mal ventilées que se rencontre surtout ce

liéu favorable. Les cartes sanitaires de chaque loca-

prouvent que le développement des maladies conieuses prend toujours son origine dans les parties plus malsaines de la ville,

L'abstention de précautions, en face de ces terribles Bux, est criminelle; le premier devoir est de ne pas

outes les personnes sont-elles également disposées à conter les maladies contagieuses ? —Certaines circonstances osant-elles particulièrement à la contagion ?— Quel est le eu le plus favorable au développement des ma'adies contas? — Eet-i] au pouvoir de l'homme de combattre les ma moment

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s’exposor au contact des malades ; le deuxième est del seconder l’oxécution des règlements municipaux et provinciaux, qui sont la seule protection de la’société.

17. Moyens préventifs des ms ladies contagieuses. — Les maladies contagieuses attei - gnant un grand nombre d'individus à la fois sont ap pelécs épidémies ; celles qui, bien que de même nature se limitent à unterritoire plus circonscrit, sont dites endémiques ; et enfin les cas isolés -sont appelés spors diques.

La ventilation, suffisante pour purifier l'atmosphère de nos appartements surchargée do gaz délétères et d substances organiques, produits de la respiration, n possède pas la même influence sur les germes des mal: dies ; l’air et la lumièro seuls sont impuissants. l

Les émanations contagiouses doivent être détruite sur place par les moyons ci-dessous indiqués, parc qu’il est dans leur nature de séjourner partout où elle so sont développées : l'analyse de l'air nous prouvé qu’elles sont en plus grande quantité auprès du malad quo dans les autres parties de la chambre.

Il faut donc, dans la chambre d’un malade, se teni le plus possible éloigné du lit, en dehors du temps fix pour administrer les remèdes ou donner les soins voulus

Les épidémies, dans les temps anciens, étaient con sidérées comme mystérieuses, et faisaient la terreur de populations; leur nature aujourd’hui est bien connus

17. Que faut-il entendre par maladies épidémiques, endèm ques et sporadiques ? — La ventilation est elle suffisante po faire disparaitre les germes de la contegion ?—-Que doit-on don faire contre les émanations contagieuses ? — Y a-t-il plusd danger. à contracter la maladie près du malade a: el déivent être considérées les épidèmies ?

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l’homme possède, à sa disposition, des moyens qui les rêtent dans leur marche ot font cesser bientôt leurs vages parmi nous.

Trois points importants, autour desquels viennent se ouper tus les détails, constituent l'hygiène prévene des maladies contagieuses : information officielle, lement, désinfection.

Il y en a un quatrième, que nous mentionnons sépanent parce qu'il s'applique à une seule maladie : c’est vaccination, seul préservatif contre la picote ou variole.

HS. Information officielle.—La société réme protection : de droit divin, comme de droit hulin, la société doit passer avant la famille, Quand uno maladie contagieuse fait son apparition, st du devoir du chef de famille, comme du médecin pelé, de lo faire savoir au plus tôt à l'autorité muniale. La loi est très claire à ce sujet.

l'autorité avertie devra faire immédiatement une ento sur les conditions hygiéniqnes de la maison du ade, sur le mode probable de propagation du mal, la ventilation de l’école fréquentée si c’est un en- It, et comme conclusion, des suggestions seront faites promptement exécutées.

9. Isolement. — L'isolement dovra être fait s obstacle de la part de la famille, qui, comprenant dangers de la contagion, 80 fera un devoir de ne pas oser ses voisins à la maladie et peut-être à la mort,

uels sont les poirts principaux de prévention des maladies agieuses ?

S. L'information officielle est-elle nécessaire ? — Que devra b l'autorité une fois avertie ?

D. Comment se fera l'isolement ?

k, à F” 80 : MANUEL D'HYGIÈNE

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Un placard, mis en évidence, avertira tout le monc du danger qui menace par suite de la présence d’un m: ‘die contagieuse dans la maison.

: olemént sera absolu, cet isolemont comprend celui de la maison dans la localité, et celui du malad dans la maison.

Le malade sera isolé dans une chambre qui, autank que possible, sera choisie dans la partie supérieure d la maison.

Un malade atteint de la contagion, ne pourrs pi rester dans les maisons où il n’y à pas de chanb d'isolement, et il faudra le transporter au plus vite l'hôpital.

Le malade ne sora pas seulement isolé des autre membres de la famille, mais aussi de tous les objet qui l’entouraient habituellement ; sa chambre ne dev contenir que les meubles indispensables; pas de tapi pas de table, pas de chaises; rien que le lit sans orni ments.

Un drap de coton imbibé d’une solution désinfa tante sera suspendu, au dehors, à la porte de la chamb

20. Désinfection.—On appelle désinfectan les substances qui, par une action physique où chimiq neutralisent ou détruisent les éléments organiques qi constituent le germe des maladies contagieuses.

Le placard est-il nécessaire ? —L'isolement sera-t-il absolu? Où sera la chambre du malade ?—S'il n’y a pas de chami d'isolement, que faudra-t-il faire ?—Le malade sera-t-il is * seulement des autr:s membres de la famille ?—Que mett

t-on à la porte de la chambre du malade ?

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