‹ Manuel d'hygiène à l'usage des écoles et des familles [microforme]Chapitre 15 sur 82 · Quel est l’historique de la variole · texte numérisé non relu

Quel est l’historique de la variole

D7. Comment les maladies contagieuses se distinguent-elles autres maladies ? — Sur quoi était basée la pratique de ulation ?

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peuples, donna, au siècle dernier, l’idée de l’inoculation. L’inoculation n’est rien autre chose que la vaccination au moyen du poison de la variole elle-même.

Cette habitude devint d'autant plus promptement généralisée que tout le monde craignait de contracter la variole, et que celle produite par l’inoculation étai moins grave, La pratique de l’inoculation réduisit la} mortalité de 1 sur 6 à 1 sur 50.

28. Vaccination. — C'est de l'expérience et de l'observation que naissent toutes les vérités, c’est d'elles qu'est né la vaccination.

On remarqua parmi les habitants de la campagne une maladie semblable à la variole, moins généralisée se présentant particulièrement sur les mains et le bras ; cette maladie provenait de la vache, du mouton ou du cheval, animaux chez lesquels cette maladie & rencontraitt On remarqua aussi que les personnes à teintes de cette maladie, qui faisait son apparition aux mêmes époques que les épidémies de variole, étaient rarement atteintes de cette dernière maladie.

Ces deux observations furent transmises par L peuple à l’homme de la science: les observations con duisirent aux expériences ; ces dernières, faites pa l'homme d'étude, confirmèrent celles qu’avaient recueilf lies l’ignorant et le pauvre.

Ce fut vers la fin du siècle dernier que l’humaniti put bénéficier de ces découvertes importantes. - En 179 l’illustre J'enner, le père de la vaccination, commeng! ses expériences ; en 1798, il publia son rapport. Ses expé

£’inoculation était-elle très pratiquée ?

28. Comment la vaccination succéda-t-elle à l'inoculation! . — Quel est le nom de celui qui ft cette grande découverte?

iences furent copfirmées par le Docteur Woodville, qui n deux ans vaccina 8 000 personnes, dont il exposa la Dlus grande partie à la contagion, soit par le contact, bit par l’inoculation même, sans faire aucune victime. D La vérité énoncée par Jenner, appuyée par Wood- Mille, fut bientôt admise par tous les savants; ceux-ci ous ont laissé des statistiques irréfutables, que le temps rtifio de plus en plus.

} La vaccination est une opération par laquelle on comunique à l’homme une maladie appelée vaccine, qui se neontre chez certains animaux, chez les vaches parti- Ulièrement ; elle constitue le meilleur préservatif contre Evariole.

29. Angleterre. — Près d'un siècle d'expérience ait de cette vérité, discutée longtemps avec une arar acharnée, un dogme scientifique.

Au tableau si navrant de la variole au dernier siècle, dont nous n'avons donné qu’une légère idée, a suc-

dé un spectacle bien consolant, celui de la disparin graduelle de ce fléau, mis en présence de la merilleuse découverte de Jenner. Les chiffres suivants portent une preuve de plus à notrs dire.

Les documents officiels de l'Angleterre nous monmt qu'avant 1849, la mortalité par la variole était de LOU cas par année; que, de 1841 à 1853, quand la ccination devint gratuite, ce chiffre tomba à 5 250 cas ;

, de 1854 à 1863, après l'acte de vaccination obligare passé en 1853, la moyenne annuelle de la morta. $ tomba à 3 351. |

Si nous résumons les chiffres des statistiques anglaises, as voyons que le chiffre de la mortalité par la variole mment peut-on définir la vaucination ?

. Quels ont été les effets de la vaccination en Angleterre?

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Fe est tombé de 184 cas par 1000 à 11. (BALLARD, GAYTON, Guy.)

30. France. — Jules Simon, célèbre écrivain français, parlant de la vaccination dans toute l’Eurcpe, ot de ses effets, dit qu’elle a réduit le chiffre de la mortalité, de 54 pour 100 qu’eiie était auparavant, à 12 pour cent.

31. Allemagne. — En 1884, le gouvernement allemand institua une commission composée dé vaccinateurs et d’anti-vaccinateurs, pour examiner les vésultats de la loi de vaccination et revaccination obligatoire de 1874. Voici les conclusions de ce rapport.

En Prusse, la mortalité par la variole, de 1847 à 1874, fut de 24.66 cas par 100 000 personnes de la population entière, tandis que, de 1875 à 1881, elle ne fut que . de 2.18 par 100 000 personnes également; en Autriche, où aucune loi de vaccination n’axiste, la mortalité annuelle était de 37.95, dans la première période et de 44.77 dans la deuxième.

Dans l’arméo prussienne, ti n’y a pas eu un seul cas . de mortalité par la variole ou picote depuis la passation de la loi de vaccination, tandis qu’en Autriche la mortalité a varié de 10 à 25, en France de 8 à 28 par 100 000 habitants.

Dans toutes les grandes villes d'Allemagne, depuis hs 1874, la variole a été presque complètement détruite,

Telles sont les éloquentes conclusions du rapport allemand.

80. Quelle est l'opinion de l’école Française sur la vacci- nation?

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