LES HISTORIENS
Les occupations des historiens différent essentiellementt de celles des gens de lettres en général., en ce que leurs études ont pour pria»
cipe !a connaissance, l’appréciation, l’analyse des faits, les recherches de documents.
Un historien -passe souvent toute sa vie à compulser les évènements d’une époque féconde en grands événements pour une ou plusieurs nations. Ses longues investigations exercent sur la santé en général et sur chaque organe eu particulier, une influence dont les effets sont très souvent déplorables. Le célèbre Augustin Thierry, n’a-t-il pas perdu la vue à lire et à traduire les vieilles chartes normandes? D’autres., plus heureux que lui ont en été quittes pour la perte de leurs dents; mais celte perte n’en est pas moins cruelle, surtout si on réfléchit qu’il existe mille moyens de l’empêcher.
Les personnes occupées à des travaux historiques consacrent à l’étude toutes leurs journées, même la plus grande partie de leurs nuits; dans leur ardeur pour la science, elles oublient que les occupations immodérées détruisent rapidement la santé la plus robuste. Les névroses, les céphalalgies, les digestions difficiles, une surexcitation permanente, sont pour elles les avant-coureurs de la perte partielle ou totale des organes dentaires. Je leur conseille d’user de stimulants pour
attirer le sang aux pieds, parce que, lorsque la tête se trouve entièrement libre et dégagée, les dents et les autres parties de la bouche en reçoivent une influence très favorable. Les lotions, la propreté de la bouche, la modération dans le travail, l’abstinence de tous les plaisirs de la table qui sont de nature à irriter les nerfs, compléteront l’hygiène des historiens.