LES COMÉDIENS DE PROVINCE
Les comédiens de province jouant la tragédie, le drame, le vaudeville ou l’opéra, n’étant, à proprement parler, attachés d’une manière
définitive à aucun théâtre, vont et viennent comme les hirondelles, du nord au midi et du midi au nord. Ces habitudes cosmopolites nuisent beaucoup au maintien de l’harmonie vitale, en général, et à la conservation des organes dentaires en particulier.
Dans le chapitre préliminaire de ce Manuel , j’ai parlé de l’influence des climats, de l’air atmosphérique sur les dents : les comédiens de province sont exposés à tous les inconvénients que j’ai énumérés. Est-il possible, en effet, qu’un comédien jouant cette année à Marseille, aille l’an prochain séjourner impunément à la Haye, à Amsterdam, dans une ville du nord, où il ne trouvera que brouillards, glaçons, en sortant du pays où la température est ordinairement très élevée? Le changement de climat, d’habitudes, d’aliments, opère des modifications funestes dans toutes les parties du corps, et principalement dans la région buccale. L’air chaud et sec du midi est très favorable aux organes dentaires -, l’air froid et humide des pays du nord porte des éléments morbides, des principes de décomposition. Je conseille aux comédiens qui passent du midi au nord, de prendre
toutes les mesures imaginables pour se mettre à l’abri de l’influence délétère d’un climat malsain : mon eau anti-scorbutique leur sera d’un très grand secours s’ils s’en servent avant que le mal ait fait de grands progrès.
J’ai reçu les plus grandes félicitations des personnes qui s’en sont servi dans le passage subit d’un climat à un autre.
£*0 Jîtusiâens,