‹ Manuel d'hygiène dentaire à l'usage de toutes les classes et de toutes les professionsChapitre 62 sur 118 · LES HERBORISTES · texte numérisé non relu

LES HERBORISTES

L’herboriste s’occupe de ,1a connaissance des plantes, des simples, et en fait le commerce.

Généralement parlant, l’herboriste souffre des céphalalgies; ses yeux sont dans un état d’irritation continuelle, ses nerfs surexcités. On sait que les moindres commotions à la tête réagissent avec plus ou moins de force sur les dents ; voilà pourquoi les herboristes ont les organes

dentaires atteints par le tartre, souvent par la carie ; quelquefois leurs gencives se gonflent dans toute leur étendue, comme dans les maladies scorbutiques. On ne peut attribuer ces prédispositions à la perte des dents, qu’à l’odeur des plantes concentrées dans un magasin, et que les herboristes respirent le jour et la nuit. Les plantes qu’on emploie comme remèdes renferment, pour la plupart, des principes nuisibles, et il faut savoir faire l’application de leurs vertus médicales. Les plantes grasses, en se desséchant, prédisposent aux tumeurs, aux fluxions, au tartre : les plantes acides exhalent des émanations corrosives qui attaquent l’émail des dents. L’hygiène dentaire des herboristes se borne à leur conseiller de fréquentes promenades j l’air extérieur leur est indispensable pour les dégager des mille odeurs qui s’attachent à toutes les parties de leur corps.

LES MECANICIENS.

Les mécaniciens forment deux catégories bien distinctes :

1° Les ingénieurs dirigeant les travaux, donnant les plans.

2° Les mécaniciens-ouvriers.

Nous parlerons de ces derniers dans la partie de ce manuel consacrée aux artisans.

Les mécaniciens-ingénieurs rentrent en quelque sorte dans la catégorie des savants et des artistes, parce que, pour exercer cette honorable profession , il est nécessaire de connaître les sciences mathématiques, le dessin et presque tous les beaux-arts. Considérés sous ce point de vue, les mécaniciens sont sujets aux mêmes affections dentaires que les savants et les artistes.

Mais ils ont, en outre, à redouter plusieurs autres atteintes qu’on ne peut attribuer qu’à la nécessité où ils sont souvent de séjourner dans des lieux bas et humides, dans des ateliers dont la température est rendue incandescente par le feu des fourneaux. Sur le bord des rivières où ils surveillent le placement de leurs machines, ils contractent des fluxions, des prédispositions scorbutiques. Près des fournaux, leur tête s’échauffe, se couvre de sueur, et lorsqu’ils sortent en plein air, ils s’exposent à des ocîontalgies très aiguës.

L’hygiène leur prescrit de ne pas changer trop brusquement de température, cl’éviter les courants d’air et de calorique; d’attirer, autant que possible, le sang aux pieds. Les préceptes généraux, joints à des soins particuliers, tels que les gargarismes, les lotions, les soins du dentiste, maintiendront les organes dentaires dans un parfait état de conservation.

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