LES COURRIERS ET LES SOLDATS DE CAVALERIE
Les courriers, voyageant nuit et jour, presque à découvert, reçoivent toutes les impressions de l’atmosphère ; ils sont exposés pendant l’été aux ardeurs du soleil, et pendant l’hiver à un froid glacial : ces deux températures extrêmes sont également funestes aux dents. Cependant, il est des moyens d’atténuer les effets de leur pénible profession. Ainsi, pendant l’hiver, ils doivent se
couvrir autant que possible pour se garantir du froid et de l’humidité ; pendant l’été, ils doivent se méfier de la fraîcheur de l’air, produite par la ventilation de la voiture. Ils feront bien de mettre un foulard sur la bouche. Les maladies dentaires des courriers se déclarent par des symptômes particuliers et généraux : leurs dents sont le plus souvent atteintes par la carie sèche, par le tartre, par des fluxions. On remarque aussi chez eux quelques cas d’affections scorbutiques. Le dentiste, comme le médecin, leur défend l’usage des alcools, parce que leur genre de vie est assez échauffant par lui-même, et que toutes les inflammations influent sur les dents. Je leur conseille de fumer, mais sans excès ; la vapeur du tabac tonifiera leurs gencives ; de suivre u n régime calmant, de se rincer la bouche après chaque repas.
Les mêmes conseils s’adressent aux soldats de cavalerie.