‹ Manuel d'hygiène dentaire à l'usage de toutes les classes et de toutes les professionsChapitre 95 sur 118 · PHYSIOLOGIE DE L’AGE VIRIL ET CONSI¬ DÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DE L’AGE VIRIL ET CONSI¬ DÉRATIONS GÉNÉRALES

L’âge viril est divisé en trois périodes :

1 ° Maturité ou virilité croissante, qui se termine à trente-cinq ans chez l’homme, à trente chez la femme.

2° Maturité confirmée, qui a lieu à cinquante ans pour l’homme, à quarante ans pour la femme.

5 ° Virilité décroissante, qui commence à soixante ans chez l’homme, à cinquante ans chez la femme.

Dans la première période l’accroissement des organes s’achève, le corps ne grandit plus, mai

il prend du volume, de i’cpaisseur; la physionomie, le caractère se prononcent définitivement. L’impétuosité, l’étourderie de la jeunesse, sont remplacées par le sang-froid de la prudence et la réflexion. Au lieu et place de cette légèreté, de cette franchise, de cette générosité qui sont les qualités et les beautés de l’adolescence, on voit le goût des occupations sérieuses et tous îesvcalculs de l’ambition. Pendant cette période le tempérament s’est formé, et aux prédispositions morbides qui menaçaient l’adolescence, succède l’obésité, (1).

<t L’âge mûr, à son tour, solstice delà vie,

S’arrête, et sur lui-même un instant se replie,

Et tantôt en ar rière et tantôt devant soi,

Se tourne sans regret, ou marche sans effroi.

Ce n’est plu s r homme en fleur, nou s faisant des promesses. C’est l’homme en plein rapport déployant ses richesses; Ses esprits ontcalmé leurs bouillons trop ardents;

Sa prudence est active, et ses transports prudents.

Ses conseils sont nos biens, sa sagesse est la nôtre ;

La moitié de sa vie est la leçon de l’autre,

Et sur le temps passé mesurant l’avenir.

Prévoir, pour sa raison, n’est que se souvenir (2). »

(1) Le docteur Foy, Hygiène générale.

(2) Delille , XImagination.

A l’Age viril, l’homme jouit de toutes les forces de son corps et de son esprit ; les passions tumultueuses, et que l’ivresse ne cesse d’accompagner, ne régnent plus avec assez de force sur lui pour offusquer sa raison ; alors l’homme, véritable emblème de la majesté et de la puissance, élevant sa tête droite et auguste sur un corps robuste et endurci, marche, parle, agit en maître de la nature, lui commande, et la fait servir à ses nobles desseins. (1)

Il n’y a pas, à proprement parler, d’hygiène dentaire particulière à l’âge mûr : Phomme parvenu à la virilité jouit de toute la plénitude de l'existence j ses organes sont complètement formés, et ses dents, comme les autres parties dü covps, ayant passé l’âge critique de l’enfance et de l’adolescence, ne sont plus exposées à tant d’accidents. L’émail s’est définitivement consolidé; les gencives se sont durcies et ne sont plus si accessibles aux impressions de l’atmosphère. L’homme doit-il donc ne plus veiller à la conservation de ses dents? Il faut toujours déployer la même vigilance, les mêmes soins; car les ma-

(1 ) Lacépède , Histoire naturelle.

ladies dentaires nous atteignent à tout âge, et l’homme arrivé à la troisième période de la vie n’en est pas à l’abri. Seulement, les moyens hygiéniques sont généraux et varient selon les tempéraments.

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