PAGANEL
A Cette, les spécimens de grande taille portent le nom vulgaire de Ciobi, les jeunes ou les petits, celui de Mougnou.
i. GOBIELOTE. - GOBÎUS LOTA, Valenc.
Poiss. France, t. II, p. 200, fig. 101, anim. Long. : 0,14 à 0,18.
La hauteur du tronc est comprise cinq fois et demie à six fois dans la longueur totale. — La tête est forte ; sa longueur est contenue quatre fois à quatre fois et demie dans la longueur totale ; les mâchoires sont garnies de dents sur plusieurs rangées; les dents de la rangée externe sont relativement assez fortes, crochues, paraissant un peu moins développées à la mâchoire supérieure qu'à la niandihul(\ Le diamètre horizon-
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tal de l'œil est compris cinq fois et demie environ dans la longueur de la tête ; le diamètre vertical est un peu moins grand que l'espace interorbitaire, La fente branchiale est grande relativement, elle est plus longue que la distance qui sépare, l'un de l'autre, les lobes anguleux de la membrane branchiostège, c'est le contraire dans le Gobie céphalote. — Pas de ligne latérale marquée ; les écailles sont au nombre de soixante à soixante-cinq dans la ligne longitudinale, de dix-sept à dixhuit dans la ligne transversale : Ec, 1. long. 60 à 65, 1. transv., 17 à 18. — Généralement la première dorsale est un peu moins haute que le tronc ; ses rayons se terminent en filaments libres dans une certaine étendue ; les pectorales sont assez larges, rarement ses rayons supérieurs sont crinoïdes ; les ventrales sont assez courtes, elles ne vont pas jusqu'à l'anus ; leur membrane antérieure est peu développée, elle est dépourvue de ces lobes latéraux si remarquables chez le Gobie céphalote.
Br. 5. — D. 6- 1/14 ou lô ; A. 1/13 à 15.
A la région supérieure, la coloration est grisâtre ou d'un jaune rougeâtre avec des macules noires, qui descendent sur les côtés; le dessous du corps et la gorge sont d'un jaune plus ou moins uniforme. La tête a la partie supérieure d'un brun jaunâtre et les parties latérales jaunâtres, traversées par des lignes ou des traits noirâtres s'entrecoupant. A la base de la caudale, il y a ordinairement une tache assez large d'un noir foncé. La première dorsale, d'une teinte assez pâle, est parcourue par trois bandes longitudinales noirâtres ; la seconde dorsale est, ainsi que la caudale, d'un gris brunâtre avec des taches noires ou parfois jaunâtres sur les rayons ; l'anale est d'un gris jaunâtre avec les rayons d'un brun très foncé ; la pectorale est d'un gris foncé jaunâtre, sa base est jaunâtre, marquée dans sa partie supérieure d'une assez grande tache noire figurant parfois une bande verticale plus ou moins prolongée.
Habitat. Méditerranée, commun à Cette, àMartigues.
GOBIIDÉS. 169
Le Gobie à filament. — Gobius filamentoaus, Riss.
Polss. France^ t. II, p. 237.
Long. : 0,14.
ITapi'ès Risso, la membrane de la seconde dorsale, beaucoup plus l'Ievée que celle de la première, est terminée sur chaque rayon par un lonfj filament bleuâtre. — Les mâchoires sont ^'arnies de fines dents inégales, crochues.
D. 6-17; A. 16: G. 14; P. li; V. 10.
Le corps est d'un jaune verdâtre avec des traits plus foncés. — Les dorsales sont d'un jaune clair transparent, avec des raies longitudinales obscures; la ventrale est bleuâtre, les pectorales sont ornées à leur base d'une lunule noirâtre cerclée de blanc.
Habitat. Méditerranée, Nice. J.-B. Véranv mentionne cette espèce dans sa Zoologie des Alpes-Maritimes, mais il ne cite pas le Gobie lote; ce qui s'explique très facilement, puisque, d'après M. Sarato, le Gobie lote est figuré dans l'album inédil de Risso, sous le nom de Gobius filamentosiis.