LE GOBIE A DEUX TEINTES. - GOBWS BICOLOR
Poiss. France, (. II, p. 228.
Long. : 0,10 à 0,15.
La hauteur est comprise cinq fois et deux tiers à six fois et quart dans la longueur totale ; les écailles sont plus nombreuses que chez le Paganel, elles ont le bord libre presque droit. — La longueur de la tête est contenue environ quatre fois et quart dans la longueur totale ; la mâchoire supérieure est un peu plus courte que l'inférieure, elles sont l'une et l'autre garnies de dents en velours ras avec une rangée externe de dents crochues, qui paraissent plus fortes que dans le Paganel. Le diamètre de l'œil est compris trois fois et demie à peu près dans la longueur de la tête, il est généralement un peu plus grand que l'espace préorbitaire, qui fait le double de l'espace interorbitaire. — Ecail., 1. long. 50 à 57 ; la transv. 16 ou 17. — La première dorsale est ordinairement d'un tiers moins haute
(loniinKS. 187
que le tronc; la seconde a des rayons plus nombreux que chez lePaganel; la caudale paraît plus longue; les pectorales ont des rayons crinoïdes ; la membrane antérieure des ventrales est assez développée.
I3r. 5. — D. G— 1/14 ou 15; A. 1/13 ou 14.
La teinte générale est d'un brun noirâtre. La première dorsale porte ordinairement trois bandes longitudinales ; à la base est une bande gris brunâtre; la bande intermédiaire est d'un noir foncé ; la bande supérieure est blanchâtre chez les sujets conservés, sur le frais elle est rougeâtre ; il n'y a pas de taches arrondies ; la seconde dorsale est bordée le plus souvent d'un tin liséré blanchâtre. Toutes les nageoires, excepté la première dorsale, paraissent d'une teinte uniforme brunâtre ou noirâtre sans aucune tache arrondie.
Habitat. Méditerranée, Nice, Cette. Océan, excessivement rare jusqu'à l'embouchure de la Gironde; moins rare sur la côte du Poitou; plus commun au-dessus de la Loire. Manche, très commun à RoscofT; assez commun depuis la pointe de Primel jusqu'à la baie du Mont-Saint-Michel ; moins commun sur les plages de NormancHe.
Le Gobiiis paganellus et le Gobius bicolor ne sont-ils que des spécimens de même espèce, ainsi que le prétendent la plupart des ichthyologistes"? Cette opinion n'est pas admissible en raison de la grande différence qui existe dans le nombre des écailles de la ligne longitudinale chez l'un et l'autre; dans le G. paganellus de Valenciennes, le nombre des écailles n'arrive pas à cinquante, chez le G. bicolor de Valenciennes qui est le G. paganellus de la plupart des auteurs, le nombre des écailles varie de cinquante à cinquante-sept. — Pour ne pas causer de complication nouvelle, j'ai cru devoir prendre comme sujets d'étude les types ayant servi à Valenciennes, et faisant partie de la collection du Muséum.