‹ Manuel d'ichthyologie fran©aiseChapitre 185 sur 623 · LE TRIGLE MORUUDE. — TRIGLA CUCULUS · texte numérisé non relu

LE TRIGLE MORUUDE. — TRIGLA CUCULUS

Poiss. France, t. II, p. 272.

N. vulg. : Grondin barbarin, aux Sables d'Olonne ; Galinetta, I Port-Vendres ; Linota, Cette; Orghe, Orgue, Nice Long. : 0,20 à 0,27.

La hauteur du tronc est contenue environ six fois et demie dans la longueur totale ; les écailles, excepté celles de la ligne latérale, sont petites, généralement lisses. — La longueur de la tète est comprise à peu près quatre fois et demie dans la longueur totale; le museau est peu fourchu et peu armé. Le diamètre de boeil fait un peu plus du quart de la longueur de la tète, près des deux tiers de Tespace préorbitaire, un peu moins du double de l'espace interorbitaire. Les épines de la tête, des pièces operculaires et de l'épaule sont peu développées.— Les écailles de la ligne latérale sont grandes, très larges, marquées de stries divergentes, au nombre de 68 à 70. — Le sillon dorsal est bordé de très petites épines à pointe dirigée en arrière et peu saillante, au nombre de 27 ou 28 paires; la première dorsale a son deuxième rayon presque sétiforme, excessivement allongé, faisant plus du tiers de la longueur totale; la caudale, un peu échancrée, mesure presque le cin-

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quième de la longueur totale ; la pectorale finit sous le commencement de la seconde dorsale, elle est égale à la ventrale, fait un peu moins du quart de la longueur totale.

Br. T. — D. 10 — 18; A. 18; C. 11; P. 104 ''^; V. 1/5.

Le dos et les eûtes sont rougeâtres ou d'un brun rougeâtre ; le ventre est gris blanchâtre. Les dorsales sont d'un gris rougeâtre assez clair ; la caudale est rougeâtre ; les pectorales sont d'un bleu plus ou moins foncé ; les ventrales et Fanale sont blanchâtres. — La vessie natatoire est ovale, grande, à parois minces. — Les appendices pyloriques sont au nombre de huit.

Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice, Cette. Océan, commun dans le golfe de Gascogne; assez commun sur les côtes de la Charente-biférieure, de la Vendée; rare au nord de la Loire. Manche, excessivement rare.

4. LE TRIGLE GORNAUD ou GRONDIN GRIS. — TRIGLA GIJR^ARDIJS, Linn.

Poiss. France, t. Il, p. 274.

N. vulg. : Grugnao, Nice; Bélugan et Cabiouna, Cette; Grondin, Grondin gris, Gurnaud, Gurnard, Gronau, côtes de l'Ouest. Long. : 0,30 à 0,40 et même 0,60.

La hauteur du tronc est comprise six à sept fois dans la longueur totale ; la peau est couverte de petites écailles ciliées, au moins sur le dos et les côtés. — La longueur de la tête est contenue quatre fois à quatre fois et trois cinquièmes dans la longueur totale ; le museau est relativement allongé ; chaque préorbitaire porte en avant trois ou quatre épines et quelques dentelures en arrière. Chez les sujets de grande taille, le diamètre de l'œil ne fait pas le quart de la longueur de la tête, il mesure la moitié environ de l'espace préorbitaire ; il est égal à l'espace interorbitaire ; le sourcil a deux épines en avant, et souvent quelques dentelures en arrière. L'épine horizontale de l'opercule est bien développée, elle atteint le milieu de l'épine coracoïdienne. — La ligne latérale est saillante, formée de grosses écailles granulées, relevées d'une arête

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portant doux à cinq denleluros et terminée en pointe, au nombre de 09 à 7^. — Le sillon dorsal est bordé par 28 ou 29 paires d'osselets granuleux ; la première dorsale finit vers la sixième paire d'osselets ; ses deux j)remiers aiguillons sont généralement très granuleux en avant et sur les cotés, le deuxième est très fort et très long ; Tépine surscapulaire est rugutnise : l'épine coracoVdi(Mine est saillante, granulée, très pointue ; les pectorales sonl ordinairement un peu plus courtes que les ventrab^s, elles arrivent à peine à Tanus ; les ventrales font le cinquième au moins de la longueur totale.

D. 7 à 9. — 19 ou 20 ; A. 18 à 20 ; C. 1 1 ; I*. 10 -|- 3 ; V. 1/5.

Le plus souvent le dos et les cotés sont gris avec des tacbes blancliàtres ; la gorge et le ventre sont blancbâtfes ; parfois le dos est bleuâtre et le ventre blanc. Une tacbe noirâtre marque assez souvent la première dorsale entre le troisième et le cinquième rayon. La ligne latérale Corme une bande d'un blanc nacré — La vessie natatoire est grande, ovale, écbancrée, presque bilobée en avant. — 11 y a sept appendices pyloriques, le plus souvent.

Habitat. Méditerranée, assez rare. Commun sur nos côtes de rUuesL

i). LE TIUGLE MILAN. — TRIGLÀ MILVUS.

l'oisi^. France, t. II, p. 278.

N. vulg. : (irano, Nice; Bélugo, Bélugar, Marseille; Bélugan, Cabioiina, Cette ; Lloumbrigna, Port-Vendres.

Suivant Parnell, le Trigle milan ou le (irondin rouge n'est qu'une variété du Grondin gris; nous adoptons cette manière de voir; les différences, qui existent entre ces Grondins, sont trop peu importantes pour être regardées comme de véritables caractères spécifiques; les crénelures des écailles de la ligne latérale sont moins prononcées dans le Grondin rouge que dans le Grondin gris, elles sont aussi généralement moins fortes sur les osselets bordant le sillon dorsal.

I). 7 à9— 18à20; A. 18 on 19; (1.11 ; P. 10+3; V. 15.

Cbez le Milan, le dos et les lianes sont rouges ; le ventre est

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d'un gris blanchâtre ; quelquefois le clos est d'un violet assez

foncé ; la ligne latérale dessine une raie blanche ; dans les j

jeunes, la teinte est d'un gris rougeâtre. La première dorsale |

porte, entre le troisième et le cinquième ou le sixième aiguillon, j

une tache noire bien limitée. — La vessie natatoire est sem- |

blable à celle du Grondin gris. — Les appendices pyloriques j

sont en nombre variable de cinq et plus. '

Habitat. Toutes nos côtes; il parait plus commun que le Gornaud

dans la Méditerranée. j

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