‹ Manuel d'ichthyologie fran©aiseChapitre 198 sur 623 · GE^RE SÉBASTE. — SEBASTES, Cuv · texte numérisé non relu

GE^RE SÉBASTE. — SEBASTES, Cuv

Corps oblong, couvert d'écaillés ciliées.

Tête écailleuse, plus ou moins épineuse, sans lambeaux cutanés; dents sur les mâchoires, le vomer et les palatins.

Appareil branchial; fente des ouïes très grande.

Nageoires; dorsale longue, échancrée; pectorale à rayons inférieiTs à moitié libres, non branchus.

LA SÉHASTE DAGTYLOPTÈRE. — SEBASTES DACTYLOPTERA.

Vniss. France, t. Il, p. 317, flg. HT, anim.

N. vulg. : Cardouniera, Nice; Vaca, Cette; Crabra (basque), Miarril/.

Long. : 0,20 à 0,30.

Le corps est couvert d'écaillés très rudes ; sa hauteur est lontenue trois fois et demie à trois fois et deux tiers dans la longueur totale. — La tête est garnie d'écaillés; sa longueur 3St comprise trois fois à trois fois et quart dans la longueur 'Otale ; la mâchoire supérieure est à peine moins avancée que

218 TRIGLIDÉS.

la mandibule ; elles sont Tune et Taiitre munies de dents en cardes ; l'extrémité du maxillaire supérieur s'étend plus loin que le prolongement du diamètre vertical de Toeil. Le diamètre de l'œil mesure presque le tiers de la longueur de la tête ; il est d'un quart plus grand que l'espace préorbitaire qui fait le double de l'espace interorbitaire. — Ec, 1. long. 55 à 60; 1. transv. 26. — La dorsale est échancrée vers la fin de sa partie épineuse; le troisième aiguillon et le quatrième sont les plus allongés ; la portion molle est plus élevée que l'autre ; la deuxième épine de l'anale est au moins aussi forte que la | troisième ; la caudale est carrée ; les pectorales sont dévelop- j pées, leurs sept ou huit rayons inférieurs sont simples, libres i dans le tiers ou la moitié de leur longueur ; les ventrales arrivent jusqu'à l'anus et parfois même plus en arrière.

I3r. 7. — D. 12/13 ou 13; A. 3/5 ou 6; C. 1G;P. 19; V. 1/5.

La teinte générale est tantôt d'un rouge plus ou moins vif avec des bandes verticales blanchâtres ; tantôt elle est d'un rouge lavé de blanc, ou rosée avec des marbrures rougcâtres; ' parfois des bandes brunes descendent jusqu'à la ligne laté- j raie. |

Habitat. Méditerranée, la Sébaste est commune à Nice; assez commune à Marseille; assez rare à Cette. Océan, assez commune à Saint-Jean-de-Luz; assez rare, Bayonne ; excessivement rare, Arcachon; parfois elle est apportée en certaine quantité sur le marché de Paris, expédiée, paraît-il, de la Rochelle; en 1880, j'ai été surpris d'en voir pareil nombre à la Halle.

La Sébaste de Bibron. — Sebastes Bibronl, Sauv.

Toiss. France, t. II, p. 321.

A propos d'une nouvelle espèce de Sébaste, distinguée par le D"" Sauvage parmi des Poissons que Bihron avait recueillis en Sicile, et nommée par lui S. Bibroni, M. Vinciguerra écrit [Croc. Violante, note, p. 50) : è strano pero corne il D'' Bourjot (Liste des Poissons d'Alger, p. 30), che scguira il Bibron nei suoi viaggi in Sicilia, dîca non ricovdarsi e>iS(re mai stato da questi Irovato un Sebastes. ^ Ce qui est plus étrange encore, c'est l'expédient auquel a recours M. Vinciguerra, qui, pour donner une apparence de vérité à son

BÉRYCIDÉS. 219

observation, ne craint pas de modifier Ja note publiée par Tailleur dont il invoque le témoignage. — Jamais le D' Bourjot n'a parlé, comme lavance M. Vinciguerra, de ses voyages en Sicile, suoiviaggl in Sicilia, avec Hibron; la citation du texte du D'" Bourjot, qui est fort explicite, en fournit la preuve la plus indiscutable : nous ne nous souvenons pas que notre ami et premier camarade de voyage, (i. Bibron... ait trouvé le Sebaste dans ses investigations sur les poissons de la Méditerranée. Ce voyage se reporte à 1824, ou à plus (le quarante ans en arrière (Bourjot, loc. cit., p. 30). — En 1829, Hibron fut envoyé par le Muséum en Sicile, pour y faire une collection de Poissons.

Page 1