GENRE SERRAN — SERR.éNUS
Corps oblong, comprimé, couvert d'écaillés pectinées.
Tête; des écailles sur le cràné et les joues; mâchoires nues, munies de deuts en velours ou en cardes, et de canines le plus souvent; vomer et palatins dentés ; langue lisse.
Appareil branchial; pièces operculaires écailleuses; opercule armé de trois épines, généralement aplaties; préopercule à bord plus ou moins dentelé; sept rayons branchiostèges; pseudobrancbies.
Le genre Serran se compose de trois espèces :
a. Bord inférieur du préopercule deutrdé sur sa moilié
postérieure h
Bord inférieur du préopercule dentelé sur toute sa longueur 3. hépaïe.
b. Trois bandes obliques, jaunes oulilas, sur les côtés de
la tête 3 . cabruj.a.
Lignes sinueuses, irrégulières, bleuâtres ou lilas, sur le museau, les joues 1 . écriture.
i. LE SERRAN ÉCRITURE. — SERRANUS SCRIBA.
Poiss. France, t. Il, p. 35.').
N. vulg. : Serran, Perça, Nice ; Sarrau, Celte ; Baque-Sarranc, Port-Vendres.
Long. : 0,1o à 0,20.
La hauteur du tronc est contenue trois fois et un tiers à trois fois (^t deux tiers dans la longueur totale ; la peau est couverte d'écaillés de moyenne grandeur. — La longueur de la tête est comprise trois fois à trois fois (d un quart dans la longueur totale ; le museau est pointu, il est nu, ainsi que les mâchoires, qui sont garnies Lune et lautre d'une bande assez large de dents en velours ou plutôt en cardes tines; à la rangée externe, il y a des dents plus fortes, plus crochues, des espèces de
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canines. Le diamètre de TomI est contenu cinq fois à cinq fois et demie dans la longueur de la tète; il est d'un quart au moins plus petit que l'espace préorbitaire et d'un cinquième environ plus grand que l'espace interorbitaire, qui est nu. L'opercule est armé de trois épines aplaties, dirigées en arrière ; le préopercule est linement crénelé sur le bord postérieur, sur l'angle postérieur, qui est très arrondi, et sur le tiers postérieur du bord inférieur; les écailles des joues sont petites et lisses. — Ec, 1. long. 70; 1. transv. 25. — La dorsale est longue, régulière, ses aiguillons portent à leur bord postérieur un tilament rougeàtre dépassant les rayons ; l'anale commence sous le deuxième rayon mou de la dorsale ; les pectorales mesurent presque le quart de la longueur totale.
D. 10/14 ou 15; A. 3/7 ou 8; C. 17; P. 13 ou 14; V. 1/6.
Le corps est d'un jaune rougeàtre, avec cinq ou six bandes noirâtres verticales, descendant de la base de la dorsale vers les cotes. Le dessus de la tête, le museau et les joues sont parcourus par des lignes sinueuses, entrecoupées, étroites, d'un bleu argenté ou lilas à liséré noirâtre ; ces lignes, qu'on appelle l'écriture, se dessinent sur un fond rougeàtre ou d'un brun roussâtre. La dorsale est d'un gris jaune ou rose avec de petites taches rouges; les filaments membraneux, qui dépassent les épines, sont d'un rouge très vif; l'anale et la caudale sont d'un gris rosé avec de petites taches rougeâtres ; ces petites taches des nageoires impaires forment des séries de bandes ; les pectorales sont d'un jaune nuancé de rose, avec une tache brune à la base ; les ventrales sont brunâtres, marquées parfois de macules rougeâtres. — Il y a sept appendices pyloriques.
Habitat. Méditerranée, assez commun de Nice à Port-Vendres.