LE MÉROU A MUSEAU AIGU. — EPINEPHELUS ACUTIROSTRIS
Poiss. France, Suppl.,p. 32.
Long. : 0,3o à 0,80.
La hauteur du corps est comprise quatre fois et quart à quatre fois et demie dans la longueur totale. — La tète est couverte d'écaillés, même sur le maxillaire supérieur ; sa longueur est contenue environ trois fois et quart dans la longueur totale; la mâchoire supérieure est beaucoup moins avancée ([ue rinférieure ; elles sont l'une et l'autre garnies de dents en cardes ; chacun des intermaxillaires porte une canine plus développée que les autres dents. Le diamètre de l'œil est compris de sept à neuf fois dans la longueur de la tète ; il ne mesure guère que la moitié de l'espace préorbitaire. Le bord postérieur du préopercule est finement dentelé, il porte une légère échancrure au-dessus de son angle postérieur et inférieur, qui est garni d'épines un peu plus fortes que les autres. — Ecail.,1. long. 80à90;l. transv. 40 à45. — La base des nageoires impaires est plus ou moins écailleuse ; la dorsale est longue ; l'anale est bien développée, elle compte onze rayons mous; la caudale est nettement échancrée.
I). 11 ou 1*2/1.^ ou 10 ; A. 3/11 ; C. 2/17 ou 18/2; P. \h ou 16; V. 1/5. La teinte est généralement d'un brun plus ou moins foncé.
Habitat. Méditerranée, excessivement rare, Nice.
PIcrfropomus fasciatus, Costa, Poiss. France, t. II, p. 380 et Suppl., p. 36 [Epinephehis Costœ). — M. Giglioli écrit : Plectropoma fasciatum (La Cép.), Messlna, Malta... Buonissima specie [Cat. Pef^c. ital., p. 79, u° 20). — A propos de cette espèce, M. Vinciguerra fait l'observation "^uivaiUe : Giglioli la dia.'ie dapprima bmniisfiima specir, ma ammisse in
236 PERCIDES.
seguito Vopinione qui la ideniiflca col S. Alexandrlnus per Vindiviclvo da lui indiccdo corne provenienle da Messina, menire tc^en\plare di Malta posseduto dal Museo di Firenze aUro non è che il Serranus œneus, Geoffr. [Croc. Violante, p. 30). — Prendre le S. œneus pour un Plectropomus fasciatus, Costa, c'est assez extraordinaire; ce qu'il y a de plus surprenant encore c'est de voir M. Vinciguerra considérer le S. acutirostris, Perugia [Elenco Pesc. Adriat., p. 3, pi. 1), comme identique au S. Alexandrinus, G. V. — Si M. Vinciguerra avait profité des documents fournis par Valenciennes, il n'aurait pas commis cette nouvelle erreur ; Valenciennes fait remarquer très judicieusement que chez le S. Alexandrinus « le bord membraneux de l'opercule est droit ou même un peu concave supérieurement », ce qui est exact; dans le S. acutïroiitris, Perugia (non Guv. Val.), le bord supérieur de l'opercule est très oblique de haut en bas et d'avant en arrière, de plus la caudale est échancrée, la pectorale courte; dans le S. Alexandrinus, G. V., la caudale est arrondie et la pectorale longue. — Le professeur Doderlein qui avait d'abord admis le Cernua Costœ [Plectropomus fasciatus, Gosta) et le C. Alexandrina, comme espèces distinctes, les a réunies en une seule, Epincphelus Alexandrinus ; enfm il a malheureusement adopté Topinion de M. Vinciguerra, et dans la synonymie de son E. alexandrinus, il a inscrit le SerraJius acutirostris de Perrugia, V. Doderlin, Man. ittiol. Médit., Teleostei, fasc. 4, p. 71, Palermo, 1889.