LE CENTROLOPHE POMPTLE. — CENTROLOPHUS POMPILUS
Pom. France, t. II, p. 492, fig. 137, anim. N. vulg. : Fanfré d'Amérique, Nice, Riss. Long. : 0,30 à 0,40, rarement 0,60.
La hauteur du tronc est contenue quatre fois à quatre fois et un cinquième dans la longueur totale. — La longueur de la tête mesure le cinquième environ de la longueur totale; le museau est gros; les mâchoires portent une rangée de petites dents crochues; Textrémité postérieure du maxillaire supérieur n'atteint pas au prolongement du diamètre vertical de l'œil. Le diamètre dé Tœil fait le quart de la longueur de la tête; il est un peu moins grand que l'espace préorbitaire, il est à peu près égal aux trois quarts de l'espace interorbitaire.
— La 'ligne latérale est courbe au-dessus de la pectorale; elle est formée d'écaillés saillantes. — La dorsale naît au-dessus ou un peu en arrière de l'insertion de la pectorale, elle est longue et assez basse; l'anale commence généralement sur la seconde moitié de la longueur totale, loin de la fin des pectorales.
Br. 7.-D. 38 à 40; A. 23 à 25; C. 17; P. 21 ; V. (/5.
Le dos et les côtés sont tantôt d'un bleu foncé avec des taches jaunâtres ou grisâtres, tantôt d'un bleu très foncé, noirâtre, sans taches; le ventre est bleu cendré. Les ventrales sont bleuâtres; les autres nageoires sont d'un brun plus ou moins foncé. — Le nombre des appendices pyloriques varie de six à neuf.
Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice ; rare. Cette. Océan excessivement rare, la Rochelle, Noirmoutiers. Manche, accidentellement, Fécamp.
Le Ccnlrolophe nègre. — Centrolophiis niger, Lacép.
Au mois d'octobre 1890, des pêcheurs de Cette ont trouvé dans leurs thonnaires un Poisson de teinte foncée, qui leur était inconnu.
— Ce Poisson curieux, dont, j'ai reçu l'extrémité antérieure de la
280 SCOMBRIDÉS.
tête et la caudale, est évidemment un Centrolophe : il doit être rapporté au type C. niger ou mono. — La muqueuse de la bouche, bien qu'après un long séjour dans Talcool. est dune coloration noirâtre très intense. Cette coloration est-elle naturelle, provient-elle d'un mélanisme accidentel ? Je n'en sais rien ; en tout cas, elle n'est pas signalée chez les sujets de grande taille, étudiés soit par Savigny (0,671 , soit par Laurillard iO,731 . cités dans C.V., t. 9, p. 344. — La forme du spécimen, pris à Cette, semble plus élancée que celle du C. pompUus: la hauteur est contenue un peu plus de cinq fois dans la longueur totale, ainsi qu'on peut en juger d'après les proportions qui m'ont été indiquées: Long, du bout du museau au milieu de la caudale 0,740 pu 0.785 à la pointe de lun de ses lobes^ ; haut, à l'aplomb de l'anus 0,140; épais. 0,082. — Poids 3,750 gr. — Chair blanche, molle.
•2. LE CENTROLOPHE DE VALENXLEXNES. - CEyTRuLOPHrS VALEyCIEyyESlI. >"ob.
PoUs. France, t. Il, p. 496, fig. 138, anim. Long. : 0,15 à 0.30.
La hauteur du tronc est comprise trois fois et un tiers dans la longueur totale. — La tête est aussi haute que longue, sa longueur est contenue trois fois et trois quarts dans la longueur totale; la fente de la bouche est oblique: les mâchoires ont une rangée de dents pointues et crochues : Lextrémité postérieure du maxillaire supérieur dépasse un peu la verticale tangente au bord antérieur de lorbite. Le diamètre de Lœil fait le quart de la longueur de la tète : il est égal à l'espace préorbitaire. un peu moins grand que l'espace interorbitaire; la région postorbitaire est marquée de pores nombreux. — La ligne latérale, courbe en avant, est formée d'écaillés un peu plus grandes que les autres, au nombre de 75 environ. — La dorsale est longue et basse: l'anale commence sur la p>remière moitié de la longueur totale : vers la fin des pectorales ; la caudale est légèrement échancrée.
La teinte est jaunâtre chez le jeune conservé, d'un noir bleuâtre chez l'adulte frais.
SCOMBRIDÉS. 281
Habitat. Méditerranée excessivement rare, Marseille; un second spécimen, mesurant 0,30, a été si^'nalé à Nice par M. Saralo, le savant conservateur du musée de cette ville; V^ Notes sur les Poissons de yice, Sarato, Nice, 30 avril 1888.