LE LOUVAREOU ASTRODERME. — LUVARUS ASTRODERMUS
Poisb. France, t. II, p. ol4.
N. vulg. : Pei d' America, Nice, Riss.
Long. : 0,20 à 0,42.
La tête, à crête tranchante, a sa longueur comprise trois fois et trois quarts à quatre fois et demie dans la longueur totale; les mâchoires portent une rangée de dents fines, caduques; les palatins, la langue sont généralement dentés. Le diamètre de Tœil fait le sixième ou le septième de la longueur de la tête. — La dorsale, excessivement longue, commence au-dessus du bord postérieur du préopercule, et Tanale sous le tiers antérieur des pectorales; les ventrales sont parfois insérées un peu en avant des pectorales; ventrale avec une épine développée et quatre rayons mous de longueur variable.
D. 22 ou 23; A. 17 ou 18; G. 17; P. 18; V. 1/4.
La teinte est rose jaunâtre sur le dos et les côtés, avec des taches noirâtres circulaires ; blanchâtre sous le ventre : chez les très jeunes, la teinte générale est d'un brun bleuâtre ou violacé, ou d'un blanc argenté.
Habitat. Méditerranée, excessivement rare, Nice, Cette.
Plusieurs naturalistes pensent que VAstrodermus elegcms est le jeune du Luvarus imperialis. — Dans un excellent travail {Rlccrcke zootom. istolog. Luvmms imperialis, Venezia, 1877), Trois a très justement attiré l'attention sur la similitude anatoniique de certains organes chez le Luvarus et VAstrodei^mus ; le canal intestinal présente les mêmes dispositions dans sa longueur qui est extraordinaire, dans le développement des papilles coniques garnissant la muqueuse de l'œsophage et celle de la région cardiaque, la forme de l'estomac, le nombre de ses appendices pyloriques; on pourrait en quelque sorte suivre la description, faite par Cuvier et Valenciennes, du tube digestif de VAstrodermus, sur les figures de l'intestin du Luvarus dessinées par Trois. — Les scutelles ou les boucliers, qui recouvrent la
peau de ces animaux, sont à peu près semblables chez Tun et chez l'autre, mais ils n'ont pas tout à l'ait la configuration indiquée par les auteurs; ce ne sont pas précisément des disques pédoncules; chacun de ces boucliers, espèce de bouton double, est constitué par deux disques superposés unis par un pédoncule grêle, cylindrique, relativement allongé ; le disque externe est plus large que Tinterne ; il semble plus développé et plus découpé chez VAstrodermus que chez le Liivarus ; il est plus ou moins circulaire; le disque interne, plus étroit que l'autre, représente une sorte de plateau sur lequel s'appuie la tige centrale; je ne puis évidemment donner une description complète de ce dermosquelette. — Maintenant ï Asti^odermus est-il réellement le jeune du Luvarus? C'est possible; mais il serait imprudent do l'affirmer avant de connaître les phases du développement chez cet animal. Au lieu d'entamer une discussion, je me borne à rappeler les observations de Risso ; Diana semilunata [Astrodermiis), long. 0,420, la femelle est pleine d'œufs en été (Riss., Hist. nat., p. 268, fig. 14) ; Ausoiiia Cuvieri (JAivarus), long. 0,360 (Riss., /. c, p. 342, fig. 28) ; les faits cités par Risso ne permettent guère de conclure à l'identité spécifique de ces animaux, à moins d'en suspecter l'exactitude.