L'ESPADON EPEE. — XIPHIAS GLADIUS
Poiss. France, t. II, p. 526.
N. vulg. : Épée, Dard, Empereur; Peiz espasa, Pyrénées-Orientales; Peï emperur, Empedur, Cette; Emperatour, Nice. Long. : 1,30 à 4,00 et plus.
Le corps est fusiforme, de proportions variables suivant le développement des sujets; peau lisse chez les adultes, couverte, chez les jeunes, de scabrosités, de petits tubercules. — En dessus la tête est aplatie ou très légèrement bombée, sa longueur fait le tiers, et plus, de la longueur totale; les mâchoires et le vomer sont garnis de fort petites dents, peu distinctes à l'œil nu ; la mandibule se termine en pointe aiguë; le museau ou plutôt le bec est épais à sa base qui est constituée par les frontaux, Tethmoïde, les maxillaires supérieurs^ le vomer et les intermaxillaires; ces dernières pièces forment la pointe du bec dont les bords sont minces et tranchants. L œil est grand. Les lamelles respiratoires sont disposées en deux séries sur chaque arc branchial. — La dorsale est très longue ; elle est entière chez les jeunes, plus ou moins usée dans son milieu, chez les vieux individus, simulant parfois deux nageoires distinctes; la carène du tronçon de la queue est fort saillante; les pectorales sont placées très bas.
Br. T. — D. 3/40; A. 2/15; C. 17; P. 16.
La coloration est d'un bleu foncé sur le dos, d'un argenté brillant sur les côtés et le ventre.
Habitat. Toutes nos côtes; Méditerranée, assez commun, Nice, Cette. Océan, assez rare, Bayonne, Arcachon; rare entre la Gironde et la Loire, la Rochelle ; très rare au nord de la Loire, Concarneau, 1888. Manche, excessivement rare, le Havre, Boulogne.
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