LA DAURADE VULGAIRE. — CHRYSOPHRYS AURATA
Poiss. France, t. III, p. 45.
N. vulg. : Dorade, Dorée, Dorette, côtes de l'Ouest; Daurade, Roussillon; Saouquèna, Cette; Aourade, Daurade, Provence ;Aurada, Nice.
Long. : 0,3o à 0,3o, quelquefois 0,50.
La hauteur du tronc est comprise trois fois à trois fois et demie dans la longueur totale. — La tête est plus haute que longue ; sa longueur est contenue quatre à cinq fois dans la longueur totale ; la mâchoire supérieure est plus avancée que l'inférieure ; elles portent ordinairement Tune et l'autre six fortes incisives coniques, légèrement crochues, à pointe mousse, parfois il s'en trouve quatre seulement à la mandibule ; les molaires sont placées sur quatre à cinq rangées à la mâchoire supérieure, sur trois ou quatre à la mandibule ; au fond de la bouche et sur chaque mâchoire, il y a toujours une et souvent deux molaires à couronne très large, à surface ovale plus ou moins plane ; les séries dentaires sont plus nombreuses chez les vieux individus que chez les jeunes. Le diamètre de L'œil est contenu quatre fois et demie à cinq fois et quart dans la longueur de la tète, il mesure à peu près la moitié de l'espace préorbitaire.La joue estgarniede septouhuit rangées d'écaillés. — Ec, 1. long. 76 à 80; 1. transv. ^i ou ^5. — La caudale est
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fourchue; la pectorale mesure environ le quart cle la longueur totale.
Br. 6.-D. 11/13; A. 3/11 ou 12; C. 17; P. IG. V. 1/5
La région dorsale est d'un bleu foncé ; les côtés sont d'un jaune argenté, avec des lignes longitudinales d'un brun clair, une bande dorée forme une espèce de croissant entre les yeux ; une tache couleur rouille marque le bas de l'opercule ; une tache rougeâtre se voit à l'aisselle de la pectorale. La dorsale est bleuâtre avec une bande longitudinale brunâtre ; les pectorales, la caudale et l'anale sont grisâtres ; les ventrales sont d'un violet grisâtre ou jaunâtre. — H y a quatre appendices pyloriques.
Habitat. Méditerranée, fort commune. Océan, golfe de Gascogne, commune; assez commune entre la Gironde et la Loire; assez rare sur les côtes de Bretagne. Manche, excessivement rare.
2. LA DAURADE A MUSEAU RENFLÉ. — CHRYSOPHRYS CRASSIROSTRIS, C. V.
Poiss. France, t. III, p. 47.
Long. : 0,30 cà 0,oO.
La hauteur du tronc est comprise trois fois à trois fois et demie dans la longueur totale. — La longueur de la tête fait environ le quart de la longueur totale ; la mâchoire supérieure est munie de six grosses incisives coniques, elle a trois ou quatre rangées de molaires; la mandibule a six incisives fortes, coniques et deux ou trois rangées de molaires. Le diamètre de l'œil mesure le sixième environ de la longueur de la tète, le tiers de l'espace préorbitaire ; le sous-orbitaire a le bord inférieur plus échancré que dans la Daurade vulgaire. Les joues sont garnies de sept rangées d'écaillés. — Ec, 1. long. 83 à 85; 1. transv. 20. — Les pectorales sont deux fois plus longues que les ventrales; leur longueur est contenue trois fois et demie dans la longueur totale.
Le dos est bleu foncé ; le flanc bleu jaunâtre ; le ventre gris
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foncé; des bandes longitudinales d'un brun bleuâtre s'étendent sur les côtés ; une large tache noirâtre s'étale sur l'épaule et sur l'opercule. Les joues sont d'une teinte cuivrée ; un croissant doré marque l'espace interorbitaire. Les nageoires sont d'un gris assez foncé ; la dorsale n'a pas de bande noirâtre ; la caudale paraît avoir une bordure très brune.
Habitat. Méditerranée, excessivement rare, Nice.
Steindacliner considère le Chrysophrys crassirostris, Cuv. Val., comme étant l'adulte du Fagrus {Chrysophrys) auratas {Ichth. lier. Span. Port. Reis., IV. Forts., p. 56, Wien, 1867); mais à part d'autres caractères qu'il serait trop long de rappeler, il faut faire observer que chez le C. crassirotitris, le nombre des écailles des rangées verticales est moindre que chez le C. aurata.