LA GIRELLE GIOFREDL — JULIS GIOFREDI, Riss
Poiss. France, t. III, p. 145, fig. 100, anim. ; Suppl., p. 50. Long. : 0,15 à 0,20, quelquefois 0,25.
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iiriinnicli regardait cotte Girolle comme une variété do la Girolle commune. — La hauteur du tronc est comprise quatre fois et trois quarts à cinq fois et doux tiers dans la longueur totale, et la longueur do la této trois lois et trois quarts à (|uatre fois; la mâchoire supérieure est un peu plus avancée que la mandibule ; elle porte en arrière une espèce de canine assez forte, moins crochue que dans la Girelle commune ; les mâchoires ont en avant des dents plus développées que les autres. Le diamètre de Toeil fait le cinquième ou le sixième de la longueur de la tête ; il est d'un tiers moins grand que l'espace préorbitaire. — Ecail., l. long. 80; 1. transv. 26 ou 27. — Les trois premières épines de la dorsale ne sont pas plus hautes que la quatrième.
Br. 6. — D. 9/12 ou 13; A. 3/12; C. 14; l\ 14; V. 1/5.
Le système de coloration est des plus variables; il semble changer suivant le développement des animaux, suivant leur habitat. La partie supérieure de la tête et du corps est rougeâtre ; le ventre est rose; du museau partent souvent trois bandes longitudinales, qui s'étendent jusque vers la base de la caudale, la supérieure est noirâtre ; l'intermédiaire est bleue en avant, rouge en arrière ; l'inférieure est jaunâtre. L'angle postérieur du battant operculaire est marqué d'une tache bleue. La dorsale ne porte pas ordinairement de tache en avant, elle est d'un orangé clair, avec un liséré bleu assez pâle ; l'anale est d'un rouge orangé; les autres nageoires sont d'un jaune pâle varié de rose.
Var. — La Girelle coquette. — Julis festiva, Valenc.
Les nageoires sont rouges; la caudale seule est bordée d orangé iValenc).
I Habitat. Méditerranée, cette Girelle est commune à Nice, à Toulon; assez rare à Marseille, à Cette; elle est très commune à Port- Vendres. Océan, golfe de Gascogne, assez rare, Saint-Jean-de-Luz.
La Girelle coquette a été prise à Brest.
Steindachner regarde la Julis vulgaris et la J. Glofredi comme '■présentant les formes sexuelles d'une seule et même espèce, la f. vulgaris étant le mcàle, la J. Giofredi étant la femelle. — Cette
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opinion a été adoptée sans contrôle par divers ichthyoJogistes, ce qui est fort regrettable. — Je l'ai déjà signalé (V. Suppl., p. 50), il y a des nielles et des femelles dans la J. vulgaris aussi bien que dans la J. Giofredri. — Maintenant la J. Giofredi est-elle une espèce nettement séparée de la J. vulgaris, comme le pensait Risso? N'est-elle qu'une variété de Laôrws jm/îs (J. vulgaris), ainsi qu'avant Risso l'avait indiqué Brûnnich? C'est une question que je n'ai pas à discuter ici.