‹ Manuel d'ichthyologie fran©aiseChapitre 417 sur 623 · LE GADE MORUE. — GADUS MORHUA, Linn · texte numérisé non relu

LE GADE MORUE. — GADUS MORHUA, Linn

Poiss. France, t. III, p. 23n, et t. I, p. 166, fig. 20, appareil hyoïdien; t. 3, p. II, fig. 83, squelette de la tête, et p. io, fig. 84, squelette des naiieoires paires.

N. Vulg. : Morue franche; Cabeliau, Cabillaud; Moulue, Poitou.

Long. : 0,50 à 0,80, quelquefois 1,50.

La hauteur du tronc mesure environ le quart de la longueur totale ; l'anus est placé sous les premiers rayons de la deuxième dorsale. — La longueur de la tête est comprise trois fois et demie à quatre fois et quart dans la longueur totale ; la bouche est grande; les mâchoires sont armées de dents en fortes cardes ; le barbillon est de longueur assez variable, tantôt plus long, tantôt plus court que le diamètre de l'œil. Chez les sujets très développés, le diamètre de Tœil est contenu six à sept

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fois dans la longueur de la tête ; il fait près de la moitié de Tespace préorbitaire. — La première dorsale est plus haute et moins longue que les autres ; les anales sont bien séparées Tune de Tautre ; la caudale est carrée ou à peine échancrée ; la ventrale est généralement moins longue que la pectorale.

D. 13 à 15— 17à 19— 18 à 21 ; A. 17 à 19; — IG ou 17 ;C. 28; P. 16 à 19;

La teinte générale est verdâtre ou d'un gris olive avec de nombreuses taches jaunâtres ou brunes sur le dos et les côtés. Ordinairement les dorsales et la caudale sont d'un gris jaunâtre ainsi que les pectorales : les anales sont d'un blanc pointillé de brun : les ventrales sont blanchâtres.

Habitat. Mer du Nord, la Morue, surtout la Morue de petite taille, est très abondante à Dunkerque. Manche, assez commune. Océan, rare, côtes de Bretagne; très rare, côtes du Poitou; excessivement rare, golfe de Gascogne.

On est parvenu, écrit de Lacépède, à rapporter vivantes en Europe des Morues pêchées à Terre-Neuve, et placées dans de grands vases à travers les parois desquels pénétrait l'eau salée; il ajoute que pour assurer Texistence de ces Morues, des pécheurs anglais les maintenaient au fond des vases, en prenant la précaution de leur percer la vessie natatoire au moyen d'une aiguille.

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