‹ Manuel d'ichthyologie fran©aiseChapitre 477 sur 623 · LA PLAGUSIE LACTÉE OU DOUTEUSE. — PLAGUSIA LACTEA ALT ANCEPS · texte numérisé non relu

LA PLAGUSIE LACTÉE OU DOUTEUSE. — PLAGUSIA LACTEA ALT ANCEPS

La hauteur du tronc est contenue trois fois et demie à quatre fois dans la longueur totale ; de chaque côté, la peau est couverte d'écaillés garnies de plusieurs séries de spinules, minces, plus longues que larges; Fanus est ouvert à droite. — La tète n'a pas de villosités sur le côté droit; sa longueur mesure le cinquième environ de la longueur totale; la bouche est petite, peu arquée; les mâchoires portent sur le côté droit de petites dents aiguës. Les yeux sont dans le même plan vertical, très rapprochés Tun de l'autre ; le diamètre de l'œil fait à peu près le huitième de la longueur de la tête ; plus de la moitié de l'espace préorbi taire. Du côté gauche, l'orifice antérieur de la narine est un peu en avant de l'œil inférieur; l'autre est vers l'extrémité de l'espace interorbitaire. La fente des ouïes est peu étendue; le bord postérieur du battant operculaire est échancré. — Il n'y a pas de ligne latérale. Ecailles, 1. long. 65 à 75 ; 1. transv. 24 environ. — Les nageoires impaires sont unies; elles n'ont pas d'écaillés sur leurs rayons ; la caudale est pointue; il n'existe qu'une seule ventrale, la gauche; je m'en suis assuré par la dissection.

D. 89 à 92; A. 70; C. 13 ou 14; V. 4.

470 PLEURONECTIDÉS.

Le côté gauche est d'un blanc laiteux ou d'un blanc jaunâtre teinté de gris ; le côté droit est blanchâtre. A gauche, les nageoires impaires sont marquées de taches noirâtres plus ou moins étendues.

Habitat. Méditerranée, excessivement rare, Cette.

A propos de VA}nmopleurops lacteus, M. Vaillant (&Tp. .se. Trav. et Talism., p. 492) fait observer qu'à première vue tous les individus paraissent présenter une ligne latérale nette, tandis qu'il n'a pas trouvé d'écaillés portant le tube caractéristique, et qu'on peut se demander si ce n'est pas là une simple apparence. - Cette remarque s'applique justement au spécimen pècbé à Cette, que j'ai décrit sous le nom de Plagusia lactea (t. III, p. 167;; de prime abord j'avais cru voir une ligne latérale, ce qui tenait sans doute à l'état du sujet, qui était un peu desséché; plus tard, examinant le même individu, je n'en trouvai plus aucune trace; ce que j'avais regardé comme une ligne latérale n'est évidemment que la dépression formée par le sillon séparant les muscles latéraux, et allant directement de la ceinture scapulaire à la base de la caudale; il n'existe, en effet, ni du côté gauche ni du côté droit, aucune écaille tubuleuse. — La dentition est aussi différente de celle qui est signalée dans le Plagusia lactea, Bp., qiii a les deux mâchoires garnies de petites dents à gauche comme à droite, au lieu que chez le sujet venant de Cette, les mâchoires sont dentées seulement du côté aveugle; ce qui m'avait fait supposer que les mâchoires sont munies de dents sur les deux côtés, c'est qu'en examinant au microscope les dents qui sont placées en zigzag, j'avais rapporté les dents internes des mâchoires droites aux mâchoires du côté des yeux; c'est une simple illusion, comme je m'en suis assuré plus tard. J'ai voulu constater si le même arrangement se rencontrait sur les sujets recueillis dans les Expéditions du Travailleur et du Talisman, que le P. Vaillant eut l'amabilité de mettre à ma dispositiou ; sur l'un d'eux, le plus développé, mesurant 0,094 de long, je n'aperçus d'abord à la loupe aucune dent sur le côté gauche des mâchoires; je priai M. Vaillant de vérifier le fait; à l'aide d'un grossissement plus fort, il découvrit sur le côté gauche une petite dent conique, dont je pus aussi constater la présence; à côté de cette dent, il y en avait une ou deux autres visibles seulement au microscope ; ces dents paraissent mobiles et caduques. — Notre Pleuronecte doit sans aucun doute être placé dans le genre Plagusia, Browne, qui est caractérisé par le manque de ligne latérale à gauche comme à droite. — Il est sin-

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gulior do voir certains auteurs rapporter au genre Plagusia des espèces que Browne n'a pas connues, habitant les eaux des Indes- Orientales, et mettre dans le genre Aphoristia, Kaup, Fespèce de la Jamaïque décrite par Browne dont 1(ï travail n'est pas bien connu et dont le nom est mal orthographié (Browne, Patrick, The civil and nadiral Histonj ofJmnnica, London 17i)6 et 1781), Playiisia, \). ^t^l)),

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