‹ Manuel d'ichthyologie fran©aiseChapitre 553 sur 623 · SCOPÈLE PSEUDOCROCODILE. — SCOPELUS PSEUDO- CROCODILUS · texte numérisé non relu

SCOPÈLE PSEUDOCROCODILE. — SCOPELUS PSEUDO- CROCODILUS

Pois<^. France, Suppl., p. 84.

Long. : 0,10 à 0,15.

Le corps est couvert de grandes écailles molles, papyracées< plus ou moins caduques; sa hauteur est comprise cinq fois et demie à six fois et deux tiers dans la longueur totale, et la longueur de la tête quatre fois à quatre fois et demie; la mâchoire supérieure est aussi avancée, ou à peine moins^ que la mandibule; elles sont, l'une et l'autre, munies de petites dents en velours fort nombreuses; il existe des dents très visibles sur le chevron du vomer; la muqueuse de la bouche, comme celle de la chambre branchiale, est noirâtre. Le diamètre de

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Vœ'û ne mesure pas tout à t'ait le quart de la longueur de la tète, il est le double de l'espace préorbitaire,il est moins grand que Tespace interorbitaire. — La ligne latérale est légèrement courbe jusqu'au-dessus de la fin de l'anale, puis se continue directement sur le tronçon de la queue ; elle est formée de grandes écailles cordiformes, anguleuses à leur racine, échancrées à leur bord postérieur. Ec, 1. long, environ 45. — La première dorsale naît au commencement du second tiers de la longueur totale, au-dessus, ou peu s'en faut, de la base des ventrales, elle est généralement moins haute que longue ; sa hauteur est plus grande que celle du tronc; la longueur de sa base est à peu près égale à la longueur de la tète ; l'anale commence à peu près vers le milieu de la longueur totale ; la caudale est fourchue ; elle est précédée en dessus, comme en dessous, d'une série d'épines très acérées au nombre de six à neuf; la pectorale est peu développée, n'atteignant pas à la base de la ventrale, qui est d'un tiers environ plus longue.

D. 11) à 21 -; A. 18 .'i 11 ; C. 19 ou 20; P. 10 à 12; V. 10 (8, Val.).

Le ton général est marron plus ou moins foncé, teinté de roux ; le bord de la caudale est presque noirâtre. Des points brillants sont disposés en séries à la partie inférieure du corps ; il en existe encore sur la base de la pectorale, la ceinture scapulaire, l'insertion de la ventrale, les flancs.

Habitat. Méditerranée, Nice, assez rare.

Le 28 octobre 1891, j'ai eu l'honneur de recevoir de M. Gr. Bellotti un Mémoire ayant pour titre: Appunti alV opéra ciel Dott. E. Moreau : Histoire naturelle des Poissons de la France e al relalivo suppleniento. Memoria prexeiitata alla Società Italiana di Scienze Naiurali del Socio Cr. Bellotti, 31 Maggioi^^i, Milano. C'est, dit le D'' Bellotti, un travail de révision ayant pour but de rectifier ce qu'il considère comme entaché d'erreur. — Je reconnais à M. Bellotti, comme à tout autre, le droit de critiquer mon travail, d'y relever ce qu'il juge inexact ; j'accepte Fentière responsabilité de ce que j'ai écrit, pas autre chose. Mais quand M. Bellotti vient, mal à propos, substituer un nom d'auteur à celui qui est dans mon texte, j'entends ne pas encourir le reproche d'une faute que je n'ai pas commise. Ainsi au lieu àe Carcharodon lamia, Bp., M. Bellotti met (App. p. 111) Car-

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charodon lamia Risso, ce qui est tout à fait extraordinaire; Risso ne pouvait employer, dans son Histoire naturelle des Poissons de la Méditerranée, etc., le nom de genre Carcharodon, qui n'a été introduit dans la science que longtemps après la publication de son ouvrage. Je suis assez au courant de la littérature ichthyologique pour ne pas faire des confusions aussi étranges.

M. Bellotti {App. p. 130) écrit: Microchirus varlegatus Gthr. ; faire suivre cette double désignation du nom de Gûnther est par trop surprenant. Évidemment M. Bellotti n'a jamais vu le travail de l'auteur qu'il cite ; le nom de genre Microchirus est de G. Bonaparte, je l'ai rappelé (t. III, p. 315), il n'est pas même indiqué dans la synonymie de Solea variegata, Gûnlh., t. IV, p. 469. — Puis M. Bellotti reprend : Il capo non e soltante un terzo, ma da un quinto fino ad un sesto délia lunghezza totale; c'est vrai, il y a dans le texte une erreur matérielle, mais cette erreur se trouve corrigée dans le relevé des proportions : long, totale 0,214 ; tète, long. 0,036. C'est précisément pour qu'il soit facile de contrôler, et de réparer les fautes qui peuvent se glisser dans le texte, que je me suis donné la peine de faire ce travail ingrat, le tableau des proportions, sans lequel fort probablement M. Bellotti ne se serait pas aperçu de l'erreur. — M. Bellotti a-t-il le droit d'être bien sévère, lui qui, à propos de l'anale d'un Paralepis, compte A. 13 {App., 137) ?

Carcharias Milberli (Ajjp., p. 112-132). La première dorsale nait à l'aplomb de la fin de l'insertion des pectorales. — Questo è il carattere del Carcharias lamia M. H. — Si M. Bellotti avait pris la peine de lire la description du C. Milberti par A. Duméril (Hist. nat. Poiss., t. I, p. 360), faite d'après le spécimen, désigné par Valenciennes sous le nom de C. Milberti, il aurait vu dans le texte : Première dorsale commençant immédiatement derrière la base des pectorales. C'est ce même individu que j'ai étudié et dont j'ai relevé les proportions (V. Suppl., p. 2-7). Est-ce ma faute si le type du Muséum n'est pas conformé suivant les idées de M. Bellotti? D'ailleurs Ganestrini n'a-t-il pas écrit : La dorsale antcriorenasce immediatamentedietro la hase délie pettorali? — Avant de formuler ses critiques, M. Bellotti aurait dû consulter les travaux des auteurs qui connaissent le sujet.

Genre Pastenague ou Trygon, Suppl., p. 10. A deux reprises différentes, M. Bellotti cite z7 Trygon partinacaeo//rtCOtf a lunga più di una voila e mezza lalunghezza del disco{App., p. 132) ; et (.4pp., p. 114):Nella tavola sinottica délie specie, il carattere délia coda: faisant plus d'une fois et demie la longueur du disque deve riferirsi al T. Brucoe non al T. pastinaca. — Cette erreur n'existait pas dans le manuscrit, si je l'affirme ce n'est en aucune façon pour dégager ma responsabilité, il

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y a eu transposition de mots p/z/s à la place de moini> et réciproquement, j'aurais dti mieux corrigei' les épreuves d'imprimerie ; d'ailleurs la faute n'existe pas dans le Manuel, p. 79, feuill. 5, imprimée le 18 février 189!, bien avant l'époque à laquelle M. Bellotti a présenté son Mémoire alla Socieià Italiana di Scienze Naturali,

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