‹ Manuel d'ichthyologie fran©aiseChapitre 601 sur 623 · LA. LAMPROIE FLUVIATILE. —PETROMYZON FLUVIATILIS, Linn · texte numérisé non relu

LA. LAMPROIE FLUVIATILE. —PETROMYZON FLUVIATILIS, Linn

N. vulg. : Lamprillon, Lamproie d'Alose, Jura; lou Fifre, Haute-Loire; Lamprézo, Lampré, Gard; Set-ulls, Pyrénées-Orientales; Petite Lampresse, Pibale, Charente-Inférieure; Bête à sept trous. Somme; Lamprillon, Lamproyon, Petite Lamproie, Sept-œil, dans beaucoup de départements.

Long. : 0,09 à 0,30, quelquefois 0,50.

La Lamproie de rivière ressemble beaucoup à la Lamproie marine, sauf la taille qui est moindre. — La bouche est un suçoir arrondi ayant une rangée circulaire de dents pointues; il y a souvent, de chaque côté de l'entrée du pharynx, deux ou trois dents bicuspides; la pièce maxillaire supérieure est courbe, lisse dans sa partie médiane, armée à chaque extrémité d'une grosse dentelure plus ou moins pointue ; la pièce mandibulaire ou maxillaire inférieure, est en croissant, à sept ou huit dentelures aiguës, la dentelure externe est souvent bicuspidée. Le cartilage lingual porte une espèce de pièce transversale semi-circulaire, ayant une dent médiane grosse et large et cinq ou six petites dents latérales à droite comme à gauche; chez les jeunes animaux, le disque buccal est garni de plusieurs séries de dents. Les yeux sont plus ou moins éloignés du museau. — Les dorsales sont séparées l'une de l'autre par un intervalle assez large chez les sujets de grande taille, étroit chez les individus peu développés. — Le dos est plombé, noirâtre, le côté est grisâtre, le ventre est blanc argenté ou jaunâtre; che? certains sujets, le corps est marqué de bandes

PETHOMYZO.NIDES. OU

noirâtres transversales: : parfois la teinte générale est argentée, j)arfois elle est rongeàtre.

Habitat. Elle se trouve dans la plupart de nos rivières.

■A. LA LAMPROIE DE PLANER. — PETROMYZON PLANERI, Bloch.

Poiss. France, t. III, p. 606.

Long. : 0,09 cà 0,25.

Suivant les ichthyologistes, chez la Lamproie de Planer, les naifeoires dorsales sont plus rapprochées et les dents sont plus obtuses que chez la Lamproie tluviatile; ces caractères n'ont aucune valeur pour la détermination spécifique; quant au système de coloration, il est le même dans la Lamproie de Planer que dans la Lamproie tluviatile. A. iMuller dit bien que les Ammocètes de la Lamproie Quviatile et celles de la Lamproie de Planer ont une vésicule biliaire et des otolithes, qui ne persistent que chez la Lamproie de Planer et nullement chez la Lamproie tluviatile : mais le développement était-il bien le même chez les sujets considérés comme appartenant à deux espèces distinctes ?

Lakve. — Ainitiocète branchiale. — Ammocœtes branchialis.

Puiss. France, t. III, p. 607.

N. vulg. : Chatouille, Satoille, Lamprillon, Lamproyon, Sucet, Suce-pierre, Sept-œil rouge, Sept-œil aveugle.

La bouche présente à peu près la figure d'un fer à cheval ; elle est entourée d'une bordure de papilles divisées en rameaux secondaires; elle n'est pas dentée ; la lèvre supérieure est très grande, ses prolongements latéraux entourent une partie de la lèvre inférieure, qui est arquée. A l'entrée du pharynx est un voile qui descend en avant de la chambre branchiale, qui diminue peu à peu et disparaît chez l'animal adulte. Chez les très Jeunes sujets, les yeux sont complètement cachés, et l'ouverture de Tévent n'existe pas. La région branchiale est rendée ; les ouvertures des ouïes sont dans une espèce de rainure; l'orifice de l'œsophage esta l'extrémité postérieure de la chambre branchiale. — Les nageoires dorsales sont très basses et unies chez les très jeunes animaux. — La teinte est le plus souvent d'un gris verdàlre sur le dos, argentée ^èous le ventre ; parfois elle est rougeàtre.

Habitat. Les Ammocètes se trouvent dans les rivières, mais surtout dans les petits cours d'eau que paraissent rechercher les l-amproies au mgment du frai,

612 PHâRYNGOBRANCHES.

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