‹ Manuel d'instructions et de prièresChapitre 48 sur 89 · APRÈS LA CONFESSION · texte numérisé non relu

APRÈS LA CONFESSION

Me reconnais-jc en cet heureux moment? Est-ce me le même être, qui fut, hélas! trop longtemps le Lortel ennemi de son Dieu? 0 Père! ce sont bien les lêmes traits, le même extérieur; mais ce n'est plus 1 même esprit, le même cœur. 0 Père ! votre fils est langé ! ses pensées , ses sentiments ne sont plus indiaes de vous! Doux effets, fruits ineffables du sacrelent, que je vous admire, que je vous bénis! Et ceendant oserai-je me le persuader, ô mon Dieu ! que e criminel que j'étais il n'y a qu'un moment , me oici, par la grâce du sacrement, justifié et entièrelent lavé de mes taches? Oui, Dieu de bonté, je iens d'être absous, et cette sentence de miséricorde le- remet dans vos bonnes gi*âces , si , comme je le juhaiteet je l'espère, j'y ai apporté les dispositions écessaires. C'est l'effet du sang précieux c^ue vou^ ?ez répandu pour moU aimable KëdemvVevxt ^^^Xtfycfir

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mes; c*est à vos j^es sacrées, doot la verte t gaéli les mieniies , que je dois ma réconciliatioB et moà salut.

ACTIONS DE GlACIS.

Miracle de la miséricorde , prodige de la bonté inftnia de mon Dieu, soudaine et si précieuse réconcîliatioD, que vous m^appeliez puissamment à tous les mouvements, à tous les sentiments, à tous. les élans de la reconnaissance! Eh! dans quels termes assez IoQ" chants , assez énei^ques , l'énoncer aux [neds de moi bienfaiteur ineffable ! Essayons du nunns d^pancher notre cœur, d*en faire découler cette joie vive, cette pure allégresse qui Finondent. 0 mon âme! romordi le Seigneur ton Dieu , et reconnais les prodiges de sa miséricorde à ton égard. Pour d'effîroyables supplices auxquels tu étais justement condamnée , ce Dieu de bonté veut bien se contenter d'une satisfoction légto, pardonner tout , oublier tout. Mon Dieu I il faut être ce que vous êtes, un Dieu plein de douceur, plein de miséricorde, pour en user ainsi envers d'aussi coupables créatures. Que vous êtes bon, ô mon Dieu! j'en fais aujourd'hui une expérience bien douce; mais comment pourrai-je vous en témoigner ma reconnais* sance? Le moins que je puisse, ô divin Rédempteur de mon âme ! c'est de vous offrir aujourd'hui et tous les jours de ma vie , un sacrifice de louanges ; c'est de bénir et d'exalter sans cesse votre infinie miséricorde. Je le fais de tout mon cœur, mon Dieu , et je le ferai jusqu'à la mort. Toute ma vie je glorifierai un Dieu si bon , le meilleur de tous les maîtres, le plus doux et le plus aimable de tous les pères.

[ DE l'AEGHICONFRËRIE. ^3

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