‹ Manuel d'instructions et de prièresChapitre 52 sur 89 · ACTE DE CONTRITION · texte numérisé non relu

ACTE DE CONTRITION

Le dirai-je, ô Jésus, mon bon maître! vos Anges , 'OS bienheureux amis pourront-ils m'en croire, au noment de goûter le vrai bonheur de la terre , au noment où mon Dieu choisit mon cœur pour son rône, où ce cœur fortuné devient le sanctuaire, le léjour de la divinité même, mon cœur est gros de loapirs, mes yeux sont prêts à inonder mon visage de armes. David, prêtez-moi vos accents douloureux; iadeleine, mourante d'amour aux pieds de Jésus, lonnez-moi vos gémissements; Augustin, laissez -moi partager vos sanglots. Mon Jésus, j'ai tant à pleurer! seaux jours de ma jeunesse , aurore de ma vie , preniers sentiments de mon cœur, je vous ai ravis à mon Dieu ; à peine ai-je commencé de vivre , que j'ai comnencé de vous déplaire. Ah! mon Dieu, jusqu'où ne ievrait pas se porter votre juste colère contre un enlànt si rebelle ? et vous allez le combler de vos bien- Gadts 9 vous allez l'honorer de votre présence. Père céleste, j'aurais soutenu vos reproches; mais votre clé- [uence me confond. Voilà comme vous vous vengez. Ml! moD cœur, tiendras-tu conlre \atv\. àa \sws\fe>.

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n'expireras-tu point à Tinstant d*amoar et de douleur?

ACTB DE DÉSIRS.

Te Toilà donc enfin, moment le plus fortuné de ma vie, moment où mon Dieu Ta me traiter comme son enfant bien-aimc , Tobjet touchant de ses complaisances et de ses délices ! Ah ! Dieu de mon cœur, tendu maître , que j'ai longtemps soupiré , que j'ai longtemps désiré cette inefiCedile alliance, cette union si bdieet si glorieuse pour mon âme ! Mes yeux , séchei toi larmes; mon cœur, bannis tes gémissements; et toi, sacré tabernacle , donne-moi donc enfin le dépôt inestimable que tu me conservais ! Anges de mon DieQ} portez mon cœur sur vos ailes; ministre saint, ne mettez plus d'obstacle à mes vœux, ah! ne diffito pas d'un instant ma félicité. Je n'y tiens plus, mon cœur brûle , les traits du saint amour Font percé de toutes parts ; une soif ardente , une soif d'amour me dévore ! Je n'y tiens plus , mon indignité, mes craintes, mon trouble , ma frayeur , tout s'est évanoui ; l'amour seul enflamme mon cœur. Epouse du cantique , je dis après vous, donnez-moi tout à l'heure le bien-aiméde mon âme, dont l'absence m'a tant fait languir. Tendre amante de Jésus, près de vous je baigne des larmes de mon cœur les pieds de mon Jésus , et j'expire s'il ne me dit aussi tendrement qu'il semblait le dire à Madeleine : Enfant de ma miséricorde, tes péchés ne sont ])lus un mur de séparation entre toi et ton père céleste ; approche, tu vas le posséder ; ton amour a efifacd toutes les taches de ton âme ; viens, fortunée créaturei j'ai pris ton cœur pour mon palciis ; viens , épouse chérie, viens , il sera le monument de ma miséricorde.

DE l'archiconfrërie. 4Û7

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