ACTE DE REMERCIEMEI^T
Qu'avez-vous fait pour votre enfant bien-aimé, ô cher et tendre maître ! qu'ai-je reçu de votre main paternelle ! quel bienfait ineffable que celui de votre corps et de votre sang précieux! ah! mon Dieu, comment vous rendre le sentiment de ma reconnaissance ! Zachée tressaillit d'allégresse parce que vous lui promettiez d'entrer dans sa maison ; Madeleine mourait en quelque sorte d'amour, parce que vous souffriez qu'elle arrosât vos pieds sacrés de ses larmes. Le plus chéri de vos apôtres n'était qu'amour, que flammes, parce qu'il reposait sur le sein de son bon maître; mais moi. Seigneur, combien l'honneur que je reçois surpasse celui que vous accordâtes à Zachée ! Ce n'est pas dans le centre de ma famille , mais au fond de mon cœur que vous fixez voti*e aimable demeure. Oh ! que Madeleine , quoique honorée de vos tendres faveurs, l'est encore moins que moi ! comme elle, vous ne me souffrez pas seulement à vos pieds , mais vous venez vous reposer en moi : et vous , apôtre de la dilection, vous vous penchâtes sur le sein de Jésus, et c'est dans le mien que Jésus réside. Que vous rendre pour tant d'amour, ô mon Dieu? Remerciez- vous vousmême , et daignez agréer l'hommage que je vous fais pour Je reste de ma V\e , ^^ VsvxVas \«s» \!«os^<^% ^^\sa.
DE l'àrghicomfr£rie. 4M
bonche , de tons les battements , de tons les sentiments d^un cœur qui n'appartiendra plus qu'à vous seul.