HYMNE
Tenere fletus quis queat Qui pourrait 8*empêcber de
smulos verser des larmes pour compatir
Pectus Mariae cùm dolet aux douleiu'S dont le Cœur de
anxium ? Marie fut accablé au pied de la
Quis possit squos y dùm Croix? Qui pourrait aussi se re-
triumphat , fuser aux sentiments de la plus
Lœtitiae cohibere motus? tendre joie en la voyant mouler
triomphante au ciel ?
LieetgementesjSideratrans- En s'élevant au plus haut des
volans, cieux, elle laisse orphelins des
Nos Yirgo natos liquerit or- enfants qui gémissent ; mais elle
phanos ; ne les abandonne pas : conune
Fovere pergit corde Mater , une bonne mère, elle nous porte Et miseros precibus juvare. encore dans son cœur , et dans
notre misère, elle intercède pour nous.
Quicumque mundi fluctibus 0 vous donc, tristement exilés
exules de votre véritable patrie, vous
Luctantur , almae Yirginis tous qui faites effort pour sur-
vocent monter les flots de cette mer du
Pectus : quietos post péri- monde, adressez vos souj^irs au
clum Cœur de cette Vierge bienfai-
Ula dabit penetrare portus. santé , elle vous délivrera du
danger et vous fera entrer heureusement dans le port.
0 Virgo nunquàm surda 0 Vierge toujours propice à
Yocantibus, ceux qui vous invoquent, ren-
Reconde sacro pectore filios; fermez dans votre Cœur des en- Tonantis ictus non verettur fantsquirecourentàvous:<çiaxwl Qai gremio tegitur Mari», on tfesl tèîuçi^ à^t& \^^\û. ^
42^ VÀmiBL
Marie, on est à Tabri des'ven* geances du Tout-Puissant.
Nous sommes, hélas ! le triste Nos triste caeci ludibrium
jouet d'une mer couverte de té- maris ,
nèbres; soyez, Vierge sainte. Ad tuta, Virgo, littoradi-
notre étoile , à la faveur de la- rige ;
quelle nous puissions, dans cette Sis stella nobis , qak pro»
nuit profonde , gouverner notre fundâ
vaisseau prêt à périr, et condui- Nocte ratem dubiam rega«
sez-nous à ces heureux rivages mus.
que nous désirons.
Louange suprême tous soit à Sit summa semper laus tibi,
jamais rendue, Trinité sainte, Trinitas,
qui consolez de délices le Cœur Quae Cor deliciis Maris
de Marie : faites que nous brû- repies :
lions nous-mêmes de ces flammes Fac nos adurat qase permît,
sacrées dont ce cœur fut toujours Yirgineum sacra flamma
embrasé. pectus.
Ainsi soit-il. Amen.
j^. Je vous rendrai grâces, j^ Gonfitebor tibi, Do- Seigneur, de toute rétendue de mine, in toto corde meo : mon cœur : 9.% Je raconterai ^ Narrabo onmia mirabilia toutes les merveilles que vous tua. {Ps, 9.) avez opérées en ma faveur,