‹ Manuel d'opérations chirurgicalesChapitre 84 sur 107 · PROFESSEUR DE PHYSIQUE MÉDICALE A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS · texte numérisé non relu

PROFESSEUR DE PHYSIQUE MÉDICALE A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS

\ volume petit in-8, de V1I-723 pages, cartonné

AVEC 502 GRAVURES DANS LE TEXTE Prix : fO francs

Nous extrayons de la préface de M. Gavarret les lignes suivantes :

La nécessité de l'introduction de la physique dans les études biologiques est, tous les jours, mieux et plus universellement comprise. D'une part, l'intervention des agents physiques, comme, cause ou comme effet, dans L'accomplissement de toutes les fondions des êtres vivants, n'est plus contestée par personne. D'autre part, tout observateur jaloux d'étudier, avec quelque précision les phénomènes de- la vie, soit à l'état physiologique, soit à l'état pathologique, s'empresse de recourir à ces moyens d'investigation empruntés à la physique, dont l'importance est aujourd'hui généralement appréciée et qui ont si puissamment contribué à imprimer aux recherches de biologie cette exactitude et

cette rigueur qui sont devenues un besoin de tous les esprits et ont toujours été le caractère distinctif de toute véritable science.

Des laboratoires d'anatomie et de physiologie, le microscope est passé, en compagnie du polariscope, dans les services de clinique, et, de Tavis de tous, la précision du diagnostic a beaucoup gagné à ces deux importations. Si la physiologie et la pathologie oculaires ont fait dans ces derniers temps, des progrès si considérables, c'est, grâce à l'ophtlialmomètre et à l'ophthalmoscope.

Il a suifi d'emprunter aux physiciens leurs appareils enregistreurs d'indications continues et de les appliquer à l'étude des mouvements du cœur, pour dissiper toutes les obscurités dont ces importantes questions étaient restées enveloppées. L'adoption de ces procédés d'exploration a permis de confier au cœur le soin de tracer lui-même, en caractères indélébiles, le tableau des diverses phases dune révolution complète. C'est sur cette base solide que peuvent et doivent s'appuyer les pathologistes pour s'élever, de l'étude des altérations des mou-

vements et des bruits du cœur, au diagnostic de ses lésions organiques.

Agent thérapeutique d'une puissance incontestable, l'électricité est entre les mains des physiologistes, un réactif très-précieux pour analyser et mettre en lumière les fonctions spéciales de quelques-unes des parties de l'économie.

Il serait certainement inutile d'insister sur les services rendus à la physiologie et à la pathologie pour la détermination de la température propre normale, de l'homme aux diverses phases de son existence, et par la recherche, si ardemment et si consciencieusement poursuivie aujourd'hui, des variations de cette température dans l'élat de maladie,

Si, de la considération des fonctions en particulier, nous passions à l'examen des conditions d'existence imposées à l'être organisé,- nous rencontrerions des faits de même ordre et sur une bien plus grande échelle.

Un progrès immense a été accompli dans ces. dernières années ; les travaux des physiciens ont établi que toutes les forces du inonde extérieur sont transformables les unes en les autres par équivalence. Née d'hier, cette grande doctrine de la réciprocité des forces domine déjà toutes les sciences physico-chimiques ; déjà elle a conquis, dans la biologie, ^une place qui s'élargit tous les jours et que rien ne peut plus lui faire perdre. Les physiologisres doivent donc se préoccuper des origines des activités propres des éléments histologiques, des rapports de ces propriétés dites vitales avec les grands agents du monde extérieur, pour se préparer à la recherche de la solution de ces hauts problèmes.

Ces quelques considérations nous paraissent suffisantes pour démontrer que, à quelque point de vue qu'on se place, de sérieuses études de physique doivent être recommandées aux jeunes gens qui se destinent

à la carrière médicale. Un livre de physique, fortement empreint de ce caractère élémentaire qui n'exclut pas la rigueur de la démonstration dans lequel se trouvent exposés, avec tous les développements convenables et avec les seules ressources des données expérimentales, les principes fondamentaux de la mécanique, en même temps que les principales lois de la chaleur, de l'électricité, de lumière, de l'acoustique, des actions moléculaires, doit être désormais considéré comme un complément nécessaire des traités de physiologie, d'hygiène et même de pathologie. Toutes ces qualités se trouvent réunies dans les Nouveaux éléments de physique médicale publiés par MM. Gariel et Desplats ; nous ne saurions trop recommander cet ouvrage à l'attention des élèves des Facultés de médecine. Professeurs agrégés de la Faculté de médecine de Paris, préparées par des études approfondies des rapports des sciences physiques et des sciences biologiques, et aussi par une longue pratique de renseignement, MM. Gariel et Desplats ont prouvé qu'ils possédaient les connaissances et les aptitudes nécessaires pour mener à bonne fin une œuvre dont, mieux que personne, ils comprenaient toutes les difficultés. . J. GAVARRET.

Les Nouveaux Eléments de Physique médicale contiennent les matières demandées au Baccalauréat et sont en conformité avec le programme d'enseignement des lycées. Cet ouvrage ne diffère donc des Physiques ordinaires que par le développement plus considérable qui a été donné aux applications à la médecine.

Plus de cinq cents belles gravures facilitent l'intelligence du texte.

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