CONNEXION DES ELEMENTS RETINIENS
Les bâtonnets et les cônes sont les parties de la rétine préposées à la perception de la lumière. C'est ce qui ressort du phénomène de Purkinje, c'est-à-dire de l'apparition de l'arbre vasculaire, qui résulte de l'ombre que les vaisseaux rétiniens, pénétrant jusque dans la coucbe réticulaire externe, projettent sur la couche des cellules visuelles. Si maintenant ces cellules sont, en réalité, les terminaisons du nerf optique, il n'est pour cela encore rien connu de précis sur leur mode de réunion avec les fibres nerveuses, car deux genres de cellules ganglionnaires (celles du ganglion retinse et celles du ganglion optici) s'interposent entre les cellules visuelles et les fibres du nerf optique. Que les cellules ganglionnaires du ganglion optici se continuent, par leurs prolongements en cylindres-axes, directement avec les fibres du nerf optique, est un fait bien établi ; mais il est invraisemblable que les fibres du nerf optique ne naissent qu'exclusivement de ces cellules ganglionnaires, car indubitablement le nombre des fibres nerveuses dépasse celui des cellules ganglionnaires. Il existe donc un second mode d'origine, mais celui-ci non encore démontré jusqu'alors, c'est la réunion des fibres nerveuses qui, dans le neurospongium, naissent de la ramification des prolongements de protoplasma des cellules ganglionnaires. Une troisième source de fibres nerveuses émane très probablement des cellules ganglionnaires de la couche des grains internes (le ganglion retinse de W. Miiller) ; à cet égard, il paraît improbable, ainsi qu'on l'avait souvent admis, que les éléments nerveux de la couche des grains se réunissent, tout d'abord, avec les cellules du ganglion du nerf optique et ne se mettent en rapport avec les fibres du nerf que par leur intermédiaire (Schwalbe). Il reste encore à discuter la question de l'union des deux genres de cellules nerveuses avec les cellules visuelles. Une réunion directe des cellules ganglionnaires du ganglion optici n'a pas été vue. Par contre, tout plaide pour une union directe des grains nerveux (internes) avec les extrémités basales des cellules visuelles (Schwalbe).
B. Pars ciluris retins.
A partir de l'ara serrata, les deux feuillets de la vésicule oculaire secondaire se propagent
Fie 318. — Coupe à travers un procès ciliaire verticalement à son axe longitudinal.
a, ti-su connectif, partant, près de 6, de la couche interne du tissu connectif du corps ciliaire;
c, épilhélium incolore de la pars ciliaris retinie ; d, couche pigmentaire de la pars ciliaris rctinse ;
e e, renflements de Tépithe'lium incolore qu'on doit, pour un certain nombre, d'après des vues de face, rapporter à des parties découpées de leur base.
bn
NERF OPTIQUE ET RÉTINE
intimement réunis sur toute la surface interne du corps ciliaire (fig. 318), pour se continuer, près du bord ciliaire de l'iris, dans la pars iridica retinœ. Le feuillet externe de la pars
Fig. 319. — Représentation schématique des vaisseaux sanguins de l'œil, d'après Lcber. Section horizontale. Artères rendues claires, les veines sombres.
a, A. ciliarrs posticx brèves; b, A. ciliaris postica longa; c, c', A. et V. conjunctivalis posterior; e, e", A. et V. centralis retinx ; f. vaisseaux de la gaine pialo du nerf optique; g, vaisseaux de la gaine durale du nerf optique; h, V. vorticosa; i, V. ciliaris postica brevis; k k, rameaux des artères ciliaires poslicœ brèves dirigés vers le nerf optique ; /, anastomoses des vaisseaux choroïdiens et de roux du nerf optique ; m, choriocapillaris ; n n, artères et veines épisclér.iles ; o, A. recurrens choroid ; p, section à travers le circulus arteriosus iridis major; q. vaisseaux de l'iris; r, procès ciliaire avec ses vaisseaux; s, rameau de la V. vorticosa de l'iris et du procès ciliaire, prenant à courte distance, plus bas, un rameau provenant du muscle ciliaire; t, branche de la veine ciliaire antérieure, provenant du muscle ciliaire; u, canal de Sehlemm et sa réunion avec les veines ciliaires antérieures (représenté d'une manière un peu différente du dessin original de Leber); v. réseau à anses du bord marginal de la cornée; W, A. et V. conjunctivalis anterior.
ciliaris se compose de la continuation de la couche épithélialc pigmentaire. Le feuille, interne de la vésicule oculaire secondaire se trouve réduit, dans la région de la pars ciliarist aune unique couche de cellules cylindriques libres de pigment, finement granulées et à striation longitudinale. Sur les côtés latéraux, ces cellules sont souvent garnies d'aspérités et de fines dentelures qui s'implantent dans les dépressions des cellules voisines. Vers l'intérieur de l'œil, les cellules cylindriques sont délimitées par une membrane diaphane (limitante), qui se trouve, en partie, entièrement unie à la zonula ciliaris, membrane qui envoie entre les bases des cellules cylindriques, très diversement configurées, en partie divisées, de nombreuses rainures formant réseau entre elles.