‹ Manuel d'ophthalmologieChapitre 60 sur 316 · II. — Lupus conjonctival · texte numérisé non relu

II. — Lupus conjonctival

Le lupus, même lorsqu'il a envahi les paupières, n'a pas une grande tendance à empiéter sur la conjonctive. Les lésions concomitantes de cette membrane se traduisent plutôt par une hypérémie et un état hypertrophique, causé par l'ectropionnement et la dénudation du globe de l'œil, à la suite de la destruction de ses voiles protecteurs.

Pourtant, par exception, une véritable éruption de boutons de lupus peut avoir lieu sur la conjonctive tarsienne, de préférence l'inférieure, formant des procidences arrondies ou papilliformes qui, réunies en groupe, ressemblent à des bourgeons charnus et se rapprochent, comme aspect, des granulations très développées. Comme pour le lupus cutané, ces boutons se cicatrisent en même temps que de nouveaux poussent en d'autres points, de façon qu'un treillage de tissu cicatriciel se forme sur la muqueuse bourgeonnante. Finalement, des pertes considérables de la conjonctive déterminent le renversement de la paupière, avec symblépharon.

Le diagnostic est en général facile et la confusion avec un trachome est rendue impossible par la présence d'altérations semblables sur la peau de la figure et par la tendance de l'affection, même lorsqu'elle a débuté sur la muqueuse, à empiéter sur le bord libre de la paupière, ce qui n'existe pas pour les granulations. Toutefois, il faut

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