C. — Injections nasales
Technique. — L’appareil le plus simple est, soit le syphon nasal (S. de Weber), ou le bock à injections qui est plus simple à manier, mais moins portatif.
Il faut bien indiquer au malade la façon de se servir du syphon. Le vase contenant le liquide ne sera pas élevé à plus de 50 à 60 centimètres au-dessus de la tête.
RHINOLOGIE.
L’eau en arrivant au contact du voile du palais, amène son redressement et son accolement à la paroi postérieure du pharynx nasal, ce qui empêche l’écoulement du liquide en arrière, et la sortie se fait par l’autre narine. . |
Le sujet doit tenir la tête un peu penchée en avant, et respirer fortement par la bouche afin d’éviter l’abaissement du voile.
Les adultes s’habituent facilement à ces manœuvres; mais, les enfants sont peureux, s’effraient, et il est bon que le médecin pratique lui-même l’injection, afin que les parents puissent continuer le traitement.
La direction de l’olive terminale du tube en caoutchouc a une certaine importance. Cette olive doit être dirigée perpendiculairement à l’axe du visage, afin que le liquide suive le méat inférieur. Lorsque la canule est oblique, le liquide monte du côté des sinus, et produit une douleur dans la région frontale qui suffit pour que certains malades se refusent à continuer la médication.
Ces irrigations sont employées le plus souvent pour combattre les affections chroniques, telles que rhinites, ozehe.
Comme quantité, l’injection moyenne, le plus en usage est de 1/3 de litre à 1 litre. L’injection de 1/3 de litre est celle que je recommande pour l’antisepsie du pharynx nasal pendant 4 à 5 jours avant l’ablation .des adénoïdes.
4° — EMPLOI DES VAPEURS. — PULVÉRISATIONS A. — Emploi des vapeurs
Il est une méthode en usage depuis longtemps, et donnant de bons résultats, c’est l’emploi des vapeurs chaudes aspirées par les narines,
.Le procédé le plus simple consiste à mettre dans un bol ou un autre vase de ce genre, soit du camphre en poudre, soit des balsamiques, etc., puis à verser de l’eau bouillante, et à couvrir le vase avec un entonnoir, ou tout simplement avec un cornet en papier dout l’extrémité supérieure est large, de
RHINOLOGIE.
2 à 3 centimètres. Les vapeurs sont aspirées par les narines, et renvoyées par la bouche.
B. — Pulvérisations
Les pulvérisations de liquides médicamenteux se font au moyen d’un pulvérisateur ordinaire, ou mieux encore avec le pulvérisateur nasal en verre de Galante. Cet instrument est particulièrement utile pour les pulvérisations de vaseline liquide.