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TAMPONNEMENT DES FOSSES NASALES

Les épistaxis un peu prolongées nécessitent souvent l’intervention du praticien.

Les hémorrhagies qui viennent dans la majorité des cas, d’une érosion plus ou moins considérable de la muqueuse de la cloison, sont combattues par une foule de moyens.

Lorsque les procédés les plus usuels et les plus connus n’ont produit aucun effet, le tamponnement est indiqué. Ce qui m’a le mieux réussi, en maintes circonstances difficiles a été le tamponnement simple au moyen d’une queue de cerf-volant.

On prend des boules de coton hydrophile aseptique, ou borique, de la grosseur d’une cerise, et on les noue avec un cordonnet de soie, solide, en faisant les nœuds de telle sorte que chaque boule soit à 4 ou 5 centimètres les unes des autres.

On les trempe soit dans un peu de jus de citron pur, soit dans une solution d’antipvrine de 20 à 40 pour 100, ou bien encore si l’hémorrhagie se prolonge, dans l’essence de térébenthine. (11 faut exprimer chaque boulette, très fortement.)

On introduit la première boulette aussi haut et aussi loin que possible, le long de la cloison, vers le point qui est le siège de l’hémorrhagie, en maintenant en même temps la queue de cerf-volant, afin d’empêcher la première boule de tomber dans le pharynx nasal. Chacune des autres boules est ensuite poussée pour combler tout l’espace.

L’instrument qui sert à enfoncer les boules doit être mousse et aseptisé.

Le tamponnement postérieur avec la sonde de Belloe est abandonné par les rhinologistes, comme pouvant donner lieu à des otites moyennes suppurées.

On a proposé récemment l’introduction du petit doigt dans la narine, permettant de comprimer directement le point de la cloison où se trouve le siège de l’hémorrhagie, si ce point n’est pas trop en arrière.

Ce procédé présente un avantage, c’est de pouvoir être mis en œuvre par le malade lui-même, après indications données par le médecin.

RHINOLOGIE.

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