LÉSIONS TRAUMATIQUES DE L’OREILLE INTERNE
très violents, coups de canon, sifflet, coups sur la tête et chutes d’un lieu élevé, etc.
Il existe donc deux sortes de causes indirectes. D’une parties fractures du rocher, qui, dans la plupart dés cas, intéressent l’oreille interne; d’autre part l’ébranlement du labyrinthe (par détonations, bruits violents) sans fracture. D’après Politzer, les lésions sont plus graves, lorsque le tympan n’a pas été brisé.
Vanatomie pathologique de ces lésions par ébranlement est imparfaitement connue, car les malades n’en meurent pas fréquemment.
Les symptômes subjectifs ont été bien étudiés. Lorsque le traumatisme est léger, il y a des bruits, de l’assourdissement plus ou moins marqué, et quelquefois de la surdité. Cette surdité peut porter sur les tons bas, ou sur les tons élevés, suivant le point lésé du labyrinthe. Mais si la commotion a été considérable, aux symptômes que je viens d’indiquer, se joignent les tintements violents, les vertiges, la titubation et une perte complète de l’audition.
(Observation n° 24, résumée).
« J’ai \u récemment M. X..., 32 ans, employé de chemin de fer; n’a jamais eu d’affections auriculaires.
Il a été tamponné il y a 5 mois, et a reçu un coup violent sur le sommet du crâne, un peu à droite.
Il a perdu connaissance pendant plusieurs heures. Lorsque la convalescence est survenue, l’oreille gauche était perdue. À droite l’audition est de 10 pour 100 de la normale.
Il n’a plus de vertiges ; mais il est resté dans un état d’hébètement très prononcé, avec un regard assez étrange. »
Les complications se voient assez souvent, dans les cas d’une fracture du rocher, par suite des lésions et de l’inflammation qui se propage aux méninges, au cerveau, au cervelet.
PATHOLOGIE
Les traumatismes violents de l’oreille interne sont fort graves en général, et le pronostic est toujours sérieux.
Le traitement pour les formes légères est le plus sou^ vent l’expectation, à moins d’indications plus précises. Dans les formes graves, l’otologiste est rarement appelé, car l’état du malade est tel, qu’on se préoccupe assez peu de ce qui se passe du côté de l’oreille.