CHAPITRE IX EUROPE OR[ENTALE
474. — n reste à considérer l'activité historique chez les nations de l'Europe orientale qui, au xix^ siècle, ont essayé de se mettre ou se sont mises à l'unisson des pays les plus hautement civilisés, germaniques et latins : Grèce, Hongrie, Roumanie, Russie. Il convient d'ajouter la Pologne, car ce pays démembré a encore une certaine unité morale, et les principaux membres épars de la grande l'amille slave : Bohème, Bulgarie, Serbie (avec les Serbo-Croates).
Nous serons très bref, et pour cause. Pour cause d'incompétence, d'abord : le tableau des études historiques dans ces pays ne saurait être traité que par des spécialistes. Ensuite, parce que la plupart des ouvrages exécutés dans l'Europe orientale sont inaccessibles au public occidental : très peu de bibliothèques les acquièrent ; ils sont écrits dans des langues que très peu de savants possèdent. — Nous nous contenterons môme, pour la Bohême, la Boumanie et la Serbie, de renvoyer aux exposés que l'on doit à des nationaux ^
1. Pour la Bohême, voir le livre précité de Zibrt (§ 177). — Pour la Iloumanie, licnic hislori(/ur, LXXIIl fit LXXIV (1900) et Revue de sijnthèse hislorique. Il (1901), p. 110. — Pour la Serbie, E. Deprez cl M. Gavrilovilcli, L7</sloirc... serbe (1888-1898), dans le Compte rendu des travaux du Congrèsbibliographique international, \ (Paris, 1900). pp. 280-289. Cf., pour les études liislorifpu's en Croatie, L. Léger, Les publications historiques chez les Slaves vicridionau.r, dans la llevue historique, II (1870), p 225, et surtout E. Wargalits, Uorvdt iôrtcnelmi lieperlorium [Répertoire historique de Croatie] (Budapest, 1900-1902, 2 vol. in-8). Ce dernier auteur rend compte des travaux accomplis depuis cinquanU; ans pour l'histoire des Slaves du sud par la Société histori(|UC de Croatie et l'Académie d'Agram : continuation périodique des dépouillements de M. Marjïalits dans la Revue hongroise Szazarfo/. à partir de 1900.