‹ Manuel de bibliographie historique (volume 2)Chapitre 157 sur 186 · lievue liisl(>7i(/ne, 1. c · texte numérisé non relu

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"■2. (les travaux d'Iiisloire locale somI peut-être ce qu'il y a de meilleur dans la production historique de la (irèce contemporaine. Il existe une Bibliographie de ceux qui ont été publiés de 1800 à 188i» : Ant. Miliatakis, NeosXXrjV'.xri yzM- ';çiOiZfiY/r\ çiXoAoyîa (Athènes, 1889, in-8). ?

5.. Sp. Lambros prépare une Bil)lioj,^rapliie critique de ces pidilicatrons. '

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Russie '.

487. — Les archives du Gouvernement central sont très riches en Russie. Chacun des dépôts entre lesquels elles sont réparties est invité et s'appli([ue à en taire connaître les ressources par des inventaires et des éditions : Archives du Ministère de la Justice (Moscou), Archives du Sénat (Saint-Pétersbourg), Archives du Conseil d'État (Saint-Pétershourg), Archives de la Marine, etc'. Pour les Archives diplomaticpies et celles de la Guerre, voir ci-dessous, § 488. Une mention particulière est due aux Archives du Saint-Synode (Saint- Pétersbourg), qui, outre un Inventaire, dont le t. X a paru en 1901, publie un Recueil d'oukases, de décisions synodales, etc., d'une importance capitale pour l'histoire du xviii'' siècle : Polnoie sobvaiiic jjostanovlenii i ransporiagenii po viedomatvoa pravodavncujo ispoviedania Rosmskoi Imperii (Saint-Pétersbourg, 18G9-1899, Il vol. in-8).

On se plaint, depuis longtemps, de l'imparfaite centralisation des archives d'Ktat dans l'Empire''. Un premier progrès a été accompli, pourtant, lors([ue le célèbre organisateur des études historiques en llussie, N. W. Kalatchov (j-1885), obtint en 1884 que des « Commissions d'archives » [Oulchenyia archivnijia Kommissii) fussent créées dans un certain nombre de villes, qui auraient chacune autorité sur les dépôts de documents — archives, bibliothè(|ues et musées, — publics et privés, d'une vaste circonscriptiou, à charge (le mettre, par des inventaires et des publications, les documents ([u'ils contiennent à la disposition des érudits. Ces Commissions -<»nt aujourd'hui fort nombreuses : Jaroslavl (1889), Kostroma I 188j), .Nijni-Novgorod (1887), Orel (1884), Riazan (1884), Saratov

1. Nous n'aurions pas pu écrire ce chapitre sans laide oblipreantc de M. A. Lappohanilevsky, de l'Académie impériale de Saint-I'élersbourfif.

2. Voir L. M. Batitlol el J. J. Chiniko. les Archives de V Empire russe à Moscou, dans la Revue historique, XLIV (1890), p. 50.

3. V. sur ce point I). J. Sauiokvasov, « La centralisation des archives d Klal ihins l'Europe occidentale et la réforme des archives en lUis^ie » (En russe. Moscou. l.S'.)9. in-8).

:»:)0 LES ÉTUDES HISTORIOrES AU XIX- SIÈCLE.

(1887), Simleropol (1887), Tambov (1885), Tver (188i), etc.'. ('/est par les soins de ces (commissions que la Russie aura un jour l'Inventaire général de ses archives et de ses musées locaux.

488. — Par un oukaze du -8 janvier 1778, Catherine H avait ordoiuié à l'historiographe de Russie Mùller de publier « un recueil de tous les traités, conventions et autres actes publics, anciens ou modernes, à l'instar du Corps diplomatique de Dumont, pour servir à l'histoire de Russie ». Ce projet fut repris sous Alexandre 1^'" sur l'initiative du chancelier Nicolas Roumiantzov, qui fit instituer, le 5 mai 1811, la « Commission d'impression des lettres patentes et traités », laquelle l'onctionne encore aujourd'hui auprès des Archives principales du Ministère des Affaires étrangères, à Moscou'.

La (( Commission d'impression des lettres patentes et traités » a fiiit paraître depuis 1815 un très grand nombre d'ouvrages^. Mais, s'il y a dans sa Collection beaucoup de Recueils de textes diplomatiques'',

J . Les neuf Commissions nommées au texte sont les plus anciennes et les seules qui soient mentionnées dans J/Zn^rra (1904^ ; mais il y en a maintenant (fin 1905) i)1ms de vinj^t : à Kalouga, Orembourg, Perm, Simbirsk, Penza, Y(n'oneje, Koursk, Kiscliiiiev, Poltava, etc. Les « Commissions archéograpliiques » do Kiev et de Viliia, qui datent respectivement de 1845 (?) et de 18G4, ont des altiibulions analogues.

2. Historique dans Les Archives principales de Moscou du Ministère des- Affaires étrangères 'Moscou. 1898, in-fol ).

5. Voir le Catalogue connnercial de ses publications (en i'usse\ qui est imprime chaque année à la fin du Katalog isdanii archeografitcluslioi Kommissii (cidessous, p. hol) et à paît. — Cf. E. Simson, Rapport sur tes publications du Ministère impérial des Affaires étrangères de Jinssie. dans les Annales internationales d'histoire. Congrès de la Haye (1899), p. p. xLi-i.vir.

i. Herucil d(^s lettres patentes cl traités du xiii'" au xvnr siècle (le tome IV contient des tableaux palcograpliiques et un index); Lettres des souverains russes et d'autres personnes de la lamille impériale; Ambassades en Angleterre du genlilbomme Grégoire Mikouline (1000) et du prince Prozorovski (1662) : Fac-similés dt's anciens sceaux russes; Matériaux pour l'bisloire des relations de la Hussic avec la Pologne, la Moldavie, la Valachie et la Turquie; Les relations de la Russie avec l'Asie centr.de pendant les xvn" et xviii" siècles; Les relations de la Russie :ivec le Caucase; Documents pour servir à l'histoire des relations diplomatiques de la Russie avec l'Europe occidentale, de 1814 à 1822; Documenis étrangers "uncenianl la Russie, recueillis par le prince M. A. Obolenski ; Monuments des relations diplomatiques et commerciales de la Russie moscovite avec la Perse et \ii Kbanat de Crimée. Aperçu sur les relations extérieures de la Russie jus- <|u'à 1800, par M. N. Bantyscb-Kamcnsky; etc. — Depuis 1874 paraît sous les

on y trouve aussi des Inventaires d'archives, des Catalogues de bibliothèques, des Lettres, des Lois, des Chroniques, bref des c mate'riaux » de toutes sortes « pour l'histoire de Russie ». En tout 77 numéros, qui forment une espèce de Collection de documents inédits à la française.

La Commission de Moscou n'est j)as la seule que le Gouvernement russe ait instituée au profit des éludes bistori([ues.

La « Commission archi'ographique )> {Archeografitchesliaia Kommissiia)^ établie à Saint-Pétersbourg en 187)4 pour <( réunir et publier des documents relatifs à l'histoire de Hussie antérieurement aux réformes de Pierre le Grand o, a a organisé l'exploration systématique des sources manuscrites de l'histoire russe dispersées dans les dépôts publics et privés dy pays ». Le Catalogue de ses publications, Katalog isdanu arclieocjrafitcheskoi Kommissii (annuel, en russe i, qui contient la description de plus de 200 volumes, répartis en iO séries, donne une très haute idée de son activité. La Commission a publié notamment : I. Polnoie sobraiiie rousskikh lielopisei [Collection de chroniques russes^ 15 vol.; II. PiOiinskaia isloritcheskaia Biblioteka (Bibliothèque historique russe), 18 vol. d'actes et de chroniipies depuis la première moitié du xiv^ siècle jusqu'au milieu du xvn': III. VeUkiia minei tchetii jYies des saints de l'Église grecqucj, 9 vol. ; IV. Actes relatifs à la vie judiciaire de l'ancienne Russie (xvi«, xvii'- siècles)'.

Il ne faut pas confondre la Commission archéographiipie [paléogrnphique^ de 1856 avec la Commission archéologique [Archeologilclieskaia Konimissiia) qui relève du Ministère de la Cour depuis 1859 seulement. Le rôle de celle-ci est de diriger les fouilles archéologiques, d'en répartir les produits entre les Musées de l'Empire et de surveiller l'entretien des monunjents histori(|ues. Elle alimente des publications périodiques, dont la principale est : Materialij po archeolojiji lïos.sii (27 fasc. in-4 depuis I890j.

auspices du Minislère des Affaires étrangères «le Iiussie le Recueil des Traités et Conventions conclus par la Russie avec les puissances étrangères (textes originaux avec traductions russes, depuis le xvii'" siècle jusqu'à nos jours), p. p. F. Martens. Ont paru jusqu'à présent les Traités et conventions avec l'Aulricbe, l'Alleniagne, l'Angleterre et la France |t. XIII. 190"2 .

1. Sur l'œuvre de la Commission arcliéograpliique. voir aussi l'Encvclopédie russe de Brockhaus-Elron, II lï<90 , pp. !2'2l et suiv.

r»r)2 LES ÉTUDES HISÏORIQrES Al XIX'" SIÈCLE.

Ajoutons (jiie presque tous les Ministères russes ont fait exécuter réeemnrient, à roccasion de leur Centenaire, des Recueils sur leur lustoire : Histoire du Comité des Ministres, Histoire du Ministère des ))iens de la Couronne (Oudiely), Histoire du Ministère des Alîaires étrangères. Histoire du Ministère de l'Instruction ])ubli([ue. — Ce dernier Ministère a publié dans son « Journal » [Journal minisl'erslva narodnago prosvestcheniia, depuis 1854) des travaux histori'.jues de premier ordre.

L'Etat-major général de l'armée fait paraître, outre l'Inventaire des Archives de la (iuerre (à Saint-Pétersbourg et à Moscou) un (- Recueil de matériaux historiques » (t. XII, 1901), où l'on trouve des documents relatifs à la guerre de 1705-1714 contre la Suède, à la guerre de 1711 contre la Turquie, etc.

489. — En janvier 1895 a été ouvert à Constantinople un Institut ;irchéologique russe pour les études gréco-byzantines. Cet Institut publie depuis 1896 un volume de « Nachrichten » par an (en russe, mais qui accueille des articles rédigés dans d'autres langues eurot)éennes).

On vient de fonder sous les auspices de l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg ( 1 905) une Mission permanente à Rome, « pour étudier les matériaux relatifs à l'histoire de Russie dans les archives du Vatican elles autres Collections d'Itahe ».

490. — On ne se doute guère en Occident de l'activité peu commune que déploient les sections littéraire (langue et littérature russes) et historico-philologique de l'Académie impériale des Sciences de Sainl-Pétershourij^

1. Il n'existe pas d'iiisloire à jour de celle s^raiulc (compagnie. M. Soiichomlinuv [-[■ 1902) avait entrepris de réunir les Malériaux relatifs à lliistoire de l'Académie... au xvnr siècle. L/OS 10 premiers vol. de cet ouvrage, de 171G à 1750, ont paru de 1885 à 1000. Le même auteur a écrit l' « llisloire de rAcadc-mie russe » (Saiiit-PéterslDourg. 1871-1888, 8 vol. iii-8; en russe) qui suhsisla de 1785 a 1848, et qui fut fondue à telle dernién! date avec l'Académie des Sciences, dont i.lle devint une section : la section de Langue et Littérature russes. — Voir quelques détails sur les publications périodiques de l'Académie dans le Journal des Savatils, 1005, p. 258.

lUSSlE. 553

La Classe de langue et littérature russes a entrepris : 1'^ un Dictionnaire de la langue russe, d'après les œuvres litte'raires et les autres monuments linguistiques de la Grande-Russie depuis le milieu du xvni^" siècle; — 2'^ une Collection de Dictionnaires des ditTérents dialectes russes' ; — 5" Matériaux pour servir à un Dictionnaire de l'ancienne langue russe -; — 4" Collection de textes [)aléo-slaves, depuis le xi*^ siècle; — 5** Collection d'anciens auteurs russes, partagée en deux séries : la première (Période ancienne) est en préparation^; dans la seconde (Période moderne) ont pris place des éditions critiques des œuvres de Catherine II (son « Histoire de Russie )),ses o Mémoires »), de Lomonossov et de Pouschkine: — (5*^ Bibliographie slave; relevé des ouvrages et des articles publiés dans les périodiques sur la langue, l'histoire, la littérature et l'ethnographie slaves ' ; — 1^ Histoire de la littérature russe depuis le commencement du xviir" siècle ( en [)ré[)aration). — En outre il est question de composer un Dictionnaire du vieux slave et de diriger une grande « Encyclopédie des études slaves ))•'.

La Classe historico-philologique publie : la BihUothecn buddhica, dirigée par S. Oldenburg; — les Fontes rerinn bijzantinaruiit, dirigées par W. Regel depuis 18D!2; — un liccueil de documents et de chartes concernant l'histoire de l'Fltat moscovite, dont la Collection

1. Ont paru cL'ux des dialectes d'Arcliangol, d'Oionetz, de Cachine, de Roslov. Vologda est prêt. Smoleiisk est en pivpjiralioii.

'2. C'est un ouvraifc qui, comme le Glossaire de Du Caiige. contient beaucoup de lextes in extenso, et forme une véritable Encyclopédie pour l'bistoire des mœurs et des institutions de l'ancienne Ilussie. Commencé par feu J. J. Sresnevski. Publié par A. lj\ tsclikov et A. Scliaclimatov. La lettre S est sous presse.

5. La liste préparatoire des ouvrages à publier dans cette série, du xi" au xiv siècle, a dû paraître à l'automne de 1"'05.

4. Les fascicules publiés jusqu'à présent contiennent le relové de ce (pu a paru loucbant la langue. Ibistoirc, la littérature et l'eflniograpliic tcbéqucs. polonaises, etc., |)our 1000 et 1*.>01. Le fasc. relatif à la Russie est en préparation. — Cf. ci-tlessus, § *250.

5. Cette Encyclopédie doit avoir une Section bistorique. Dans le Congrès préparatoire qui s'est tenu à Saint-Pétersbourg en avril 1905, il a été décidé d'adopter provisoirement })our cette Section le plan suivant : I. Introduction, Sciences auxiliaires de l'bistoire des peuples slaves; II. Histoire ancienne des peuples slaves: III. Histoire des peuples slaves; IV. Etude comparée des civilisations slaves (avec l'bisloire ecclésiastique et Ibistoire du droit). — Il y aura un nouveau Congrès en août-septembre 1904; tous les pays slaves y seront représentés.

55 i LES ÉTUDES HISTORIQUES AU XIX« SIÈCLE.

des documents relatifs au Hasriadjiy Prikas (ou Ministère de la (luerre), depuis 1571, doit former la première partie; — la Collection des ({ Rapports et décisions du Sénat » de 1711 à 1725 (t. I-VI, parus de 1880 à 1902). — La Classe s'est engagée récemment à éditer les a Charles du Collège de l'Economie », plus de quinze mille pièces du xiv^' au xYin*; siècle qui sont conservées aux Archives du Ministère de la Justice à Moscou ; et une « Collection de textes pour servir à l'hisloirc du droit russe ancien et moderne (1649-1 855), public et privé* ».

L'Académie a subventionné par ailleurs un très grand nombre d'ouvrages, recueils de textes et monographies, sur l'histoire byzantine, russe et des peuples asiatiques en rapport avec la Piussie. Voir le Catalogue de ceux de ces ouvrages qui sont en russe, jus- ([u'aul^'^déc. 1901 : Katalog isdanii imperatorskol Akadernii Naovk. 1. hdaniia na rousskom lasikie (Saint-Pétersbourg, 1905, in-8)-.

491. — Les Sociétés savantes pour les études historico-philologiques foisonnent en Russie autant ou plus qu'en aucun pays du monde ^. Il faut citer ici :

Pour les études d'histoire et d'archéologie en général : la « Société historique » {Istor. Obslchestvo), fondée par M. le professeur Kareiev en 1889, qui se compose à présent de trois sections (histoire générale, histoire russe, pédagogie historique) et dont la Revue historique russe, Istor. Obozrienie, est l'organe; et la Société impériale d'ar-

1. Sont en prcparalion dans h « Collcclion de textes pour servir à l'histoire du droit russe » : le Code de lOiO (M. Diakonov), l'Instruction de Catherine II 'M. Tchetchouline), le lièglement du Synode de 1721 (M. Drouginine).'

2. Cf. Tableau général méthodique et alphabélique des matières contenues dans les 'publications de V Académie impériale des Sciences (Saint-Pétersbourg, 1875, 2 vol.); et Verlags Katalog der /.-. Akadcmic der Wisscnschaften zu St.-Petershurg, 172(3-1895 (Leipzig, 1894).

Les publications périodiques de l'Académie sont dépouillées dans ces Répertoires. Les principales sont, outre ses Mémoires [SborniU, Mémoires], le Bulletin de la Classe de langue et de littérature rnsses, le Bulletin de la Classe historicophilologiffue (1. Mélanges russes; 2. Mélanges gréco-romains; 5. Mélanges asiatiqnes), et le Vizanliis/ài Vroncnnik (B-jÇavTcvà -/poviywâ), qui accepte des articles en langue étrangère et dont le t. IX est en cours.

3. Nomenclature et bibliographie sommaire des Sociétés historiques de l'Empire russe dans l'Encyclopédie Brockhaus-Efron, t. XIII (1894), pp. 484-488, et des. Sociétés archéologiques, ib., II (1890), pp. 250-243.

rhéologie » de Saint-Pétersbourg (/??«;;. rousakoie archeoloçjitcheskoie Obstcheatvo), créée en 1846, qui se compose aussi de trois sections (archéologie orientale, archéologie classique et occidentale, archéologie slave) : c'est sous les auspices de cette Société que sont éditées les Inscripliones anfiffu.'e orie sejttenlrionalU l*onti Eucini gvœcœ et latinœ, p. p. B. Latyschev (Petropoh, depuis 1885, 5 vol. in-8) ; enfin la « Société archéologique de Moscou » (1865), qui s'intéresse de même, à la fois, aux « Antiquités » [Drevnosti) orientales, occidentales et slaves.

Pour Tétude des philologies et de Ihistoire des littératures modernes : la (( Société néo-philologique (Neo-filol. Obatchestvo).

Pour les études ethnographiques, qui ont une si grande place dans les préoccupations des historiens russes, la Société des Amis des Sciences naturelles, de l'Anthropologie et de l'Ethnographie {ObstchestL'O linubilelei eatentvoznaniia, antropolocfii i etnocjrafn), de Moscou, dont VEtnoyrafitcheslio'ie Obozrienie est l'organe depuis 1889.

Pour les études relatives à l'histoire nationale, la « Société historique impériale de Russie » (Imp. rouas^koie istorifcheskoie Obsfchestvo) est au premier rang depuis 1866. <' Grâce à ses attaches officielles et à ses vastes ressources pécuniaires, cette Société a été en mesure de publier une foule de documents tirés des archives russes et étrangères. Quelques volumes de sa Collection (Sbornih istoritcheshago Obstchestva. T. CWI, 1905) sont consacrés aux actes diplomatiques du xvi^ et du xvii^ siècles; plusieurs contiennent (les documents du temps de Pierre le Grand; d'autres du temps d'Alexandre I'-''; mais le reste, plus de la moitié, est consacré à Catlierine II', o On lui doit aussi un grand Dictionnaire de biogra[)hie russe, Jiziou zaniietchatelmjckli lioudei, en cours de publication. — Il existe une Société impériale des Amis de l'ancienne littérature russe (Imp. Obatchestvo lioubitelei dvevneii pismeunosti, 1878), très riche, organisée sur le modèle de VEarly Englhh Te:rt Societij et des grands Clubs anglais de bibliophiles, (jui publie

1. Ilrviir historique, XXXI (1886), p. lôG. — Cf. rétude do Bilbassov, Les ])ubli(:ations de la Société impériale Iiistoriquc russe Paris, 1888, in-8;. Exir. de la Revue d'histoire diplomatique.

des manuscrits slaves du moyen âge, principalement sous forme de somptueux fac-similés. — La « Société des Amis de l'art russe » (Obslcheslvo lioubitelei drevmago rousskago iskoiisstva), de création récente. — L'Obstc/iestro vevn'itelel rousskago prosvestcheiiua uneni hnp. Alcxandni III accueille dans sa publication périodique, Stnrina i Novizna (t. YI, 1903 j, des matériaux et des mémoires (jui intéressent Ihistoire moderne de la Russie'.

Se placent à des points de vue spéciaux : la * (( Société orthodoxe pour l'histoire de la Terre Sainte » (Imp. pravoslavnoie Palestinslioie Ohstchestvo, i882); la a Société d'archéologie ecclésiastique » (Kiev, 1872) ; et la « Société généalogique » qui a été fondée récemment à Saint-Pétersbourg.

La Société russe de Bibliologie (Roiiss/wie bibliologitcheskoie Obstchestvo), fondée à Saint-Pétersbourg en 1899 « pour la fabrication d'instruments de travail bibliographiques », publie une Revue et prépare un « Recueil de Mémoires relatifs à l'histoire du journalisme russe )).

Les Sociétés de province se spécialisent d'ordinaire, en Russie comme partout, dans l'histoire et l'archéologie locales. Elles se réunissent périodicpiement avec d'autres Sociétés savantes de l'Empire en Congrès qui donnent lieu à la publication de Comptes rendus et de Mémoires. On ^dit que les Comptes rendus des {)remicres sessions contiennent des travaux considéraljles, mais que l'institution tend à se transformera La XIV^' session aura lieu en 1905 à Ekalerinoslav.

492. — La culture scientifique de la Russie est de forme, comme elle est de provenance, allemande. Les Universités russes sont donc organisées à l'allemande. 11 existe d'ailleurs d'excellents répertoires bibliographiques des travaux de tous ceux qui leur ont appartenu

1. La « Soci(}lé de l'annaliste Nestor » [Obstcheslvo lielopislsa Nes(ora), fondée à Kiev en 1870 pour la publication de chroniques du moyen âge, est une des Sociétés d'Université qui sont mentionnées plus loin (p. 557).

2. Voir 1 article : « Arclieologilclieskie Siczdi », au t. II (p. '228) de l'Encyclopédie Brockliaus-Efron.

(ci-dessus, p. 106); il est aisé, par conséquent, de se rendre compte de ce ({u'a été, au xix'= siècle, leur contribution aux études historico- |ihilologiques *.

Cependant, des institutions d'enseignement supérieur dont le modèle a été cherché en France ont été juxtaposées successivement aux Universités. D'abord, en 18()7, les « Instituts historico-philologiques » de Saint-Pétersbourg et de Niejin (Gouvernement de Tchernigov), ([ui sont imités de l'ancienne Ecole normale supérieure de Paris ; ensuite, en 1877, 1' « Institut archéologique » de Saint-Pétersbourg, ([ui est imité de notre Ecole des chartes -. Le dernier de ces établissements alimente depuis 1885 une publication périodique, consacrée à l'histoire et à l'archéologie russes : Viestnik archeoloyii i istorii (t. XV, 1905). — L'Institut Lazarev de Moscou pour les langues orientales [Lazarevsk'i Institut vostochnykh iazikov), réorganisé en 1872, correspond à notre Ecole des langues orientales vivantes.

Le (( Lycée juridique du prince Demidov à Jaroslavl », fondé en 1805, publie depuis 1871 une importante Revue d'histoire du droit : Vremennik Demidov skago iouriditcheskago Litseia.

Plusieurs Sociétés savantes, exclusivement composées de membres des Universités, sont, pour ainsi dire, des Instituts universitaires. Telles sont : à Kiev, la Société historique de l'annaliste Nestor (Istor. Ohtchestvo lielopistsa Nestora, 1870); à Kazan, la Société archéologico-historico-ethnographi({ue (Obslchestvo archeoloçjii, istorii i etnografii, 1877); à Odessa, la Société historico-pliilologique (Isto-

1. Les études orientales et byzantines sont particulièrement cultivées, comme il est naturel, dans les Universités russes. L'Université de Saint-Pétersbourg a une a Faculté d'études orientales », qui puhlie une Bibliothèque depuis 1899 : Isdaniia Fakullcla vostocliinjch jazi/wv. Les Monumenla .Elhiopix hagiologica (1902, in-8) de B. Turaiev paraissent aussi « sumptibus Cajsarcœ Universitalis Petropolitanic. ))

Les principales Universités russes publient des « Mémoires » [Zapiski] : Odessa

depuis 1807), Charkov (1874 ,, Faculté historico philologique de l'Université de

Saint-Pétersbourg (187G), Tomsk(1889), Kiev (1801), Kazan (1854), Faculté lusto-

rico-pbilologique de l'Université de Moscou (1881), Dorpat '1893), Varsovie (1870).

2. V. Po|>ovski, L'Instilut archéologique de Saint-Pélersboiirg, dans le Bidlelin de llnstiLut archéologique liégeois, XVI (1882). 11 est à noter que les « Commissions d'archives » dont il a été question plus haut (p. 549) sont suborilonnées au directeur de l'Institut archéologique, qui présente des rapports sur leur activité à l'Académie des Sciences.

riko-filologitcheskoie ObsichestvOj 1890); à Moscou, la Société impériale d'histoire et d'antiquités (Imp. Obstchestvo istorii i drevnostei rossiiskikh, 1804), la Société d'histoire littéraire (0^67c/ies/i)o liouhitelei ross. slovesnosti, 1858), la Société historique {Islor. Ohlchestvo), la Société hihliographique {Rousskoie bibliografitcheskoie Obstchestvo).

493. — Plusieurs grandes familles russes, dont les ancêtres ont joué des rôles politiques et diplomatiques, ont entrepris de puhlier les papiers d'Etat de leurs archives, précieux complément des archives pnhliques. De là les Archives des princes Voronzov (Saint-Pétersbourg, 1870-1895, 40 vol. in-8) % les Archives des princes Koiirakine (Saint-Pétersbourg, 1890-1902, 10 vol. in-8), les Archives du prince Viasemski à Ostafievo (1899), etc.

Quant à la Librairie russe, qui s'adresse à un public déjà immense, et toujours plus vaste grâce aux progrès de l'éducation, elle est beaucoup plus active qu'on ne le suppose généralement chez nous. Le nombre des livres imprimés ammellement en Russie a triplé depuis quinze ans. Il est peu d'ouvrages importants, publiés dans les divers pays d'Occident, qui ne soient traduits en russe ; ceux qui traitent des sujets les plus agréables au public russe — ethnologie, institutions sociales, histoire moderne et contemporaine — le sont souvent par plusieurs éditeurs en même tem|)s. Et la censure officielle, qui s'exerce encore, n'empêche pas que des livres originaux, d'un caractère scientifique, ne voient le jour en grand nombre. Mais nous ne sommes pas en état d'indiquer les principaux en connaissance de cause ^. Disons seulement qu'on en trouvera la substance et la liste dans les grands Recueils de haute vulgarisation

î. Beaucoup de (locumcnts en français. Cf. Revue historique, XXXI, p. 145.

i. Aperçus généraux sur la littéralure liisloriquc de la Uussic au xix" siècle par J. Loutchisky, dans la l\evue historique, H ( 1870), p. 197 ; et par B. Minzes, Die (jeschichtlicheu Studien in liussland, dans la Deutsche Zeitschrift fur Gesc/iichtswissetischnft, VIII (1892), p. 161. — Voir surtout, pour la littérature relative à 1 histoire de l'antiquité classirpie, le répertoire précité de P. Prosorov (§ 155), et, pour la littéralure relative à l'histoire de Russie, l'article Rossiia de l'Encyclopédie Brockhaus-EI'ron (§ 201).

histori([ue que dirige M. le professeur N. L. Kareiev : IV'dition russe de l'Encyclopédie de Brockhaus-Efron, déjà souvent citée, et Ylstoria Evropy po epokham i stranam v. srednie vieka u novoe vremia (p. p. N. Kareiev et J. V. Loutchisky, chez Brockhaus-Efron, depuis mn).

Les Revues russes d'histoire et de philologie qui ne sont publiées ni par des Instituts officiels ni par des Sociétés savantes s'occupent exclusivement d'histoire nationale, à l'exception de celles qui ont un caractère encyclopédi({ue comme la Revue de Paris, la Deutsche Bundscliau ou la Nuova Antologia : Viestnik Evropy, Rousskaia Mjjsl, etc. — Ce sont, pour l'histoire de Russie en général : Rousskii Archiv (Moscou, 1865); Rousskaia Starina (Saint-Pétershourg, 1870); htoritcheskii Viestnik (1880); et Kievskaia Starina (188!2j, très utile pour l'histoire régionale de la Petite Russie.

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