‹ Manuel de bibliographie historiqueChapitre 11 sur 77 · CATALOGUES DE BIBLIOTHÈQUES · texte numérisé non relu

CATALOGUES DE BIBLIOTHÈQUES

21. — Les catalogues des grandes bibliothècpies générales où sont réunis beaucoup de livres de tous les pays, sur toutes sortes de sujets, peuvent être considérés comme une espèce de Bibliographies universelles d'ouvrages choisis. Et c'est même, à quelques égards, la plus importante de toutes.

(( On se fait une complète illusion, dit très bien M. L. Delisle, en supposant que le catalogue d'une bibliothèque doit signaler ce qu'il y a d'essentiel à consulter sur un sujet donné, maintenant surtout que le dernier état d'une foule de questions doit être demandé, non pas à des livres proprement dits, mais à des mémoires ou à des articles de revue dont le dépouillement ne saurait entrer dans le catalogue d'une bibliothèque*. » — Le catalogue d'une bibliothèque est, en principe, destiné à faire savoir ce que cette bibliothèque possède. Mais, si cette bibliothèque est très riche et très bien composée, il est clair que la liste des livres qui s'y trouvent peut rendre, subsidiairement, des services bibliographiques ù d'autres ([u'aux per-

lous de premier ordre. Les articles consacrés à chacun d'eux sont approfondis, et dispensent, parfois, de les lire.

1. Rappelons ici, pour mémoire, que la plupart des bibliothèques et des émdils sont, en pratique, tenus au courant des nouveautés par leurs libraires, qui les leur signalent ou les leur fournissent d'office.

2. L. Delisle, Catalogue général des livres imprimés de la Bibliothèque nationale. Auteurs. T. l (Paris, 1897, in-8), p. lxvi.

sonnes qui la fréquentent, c'est-à-dire des ser\'ices proprement bibliographiques ^

22. — Il n'y avait point naguère de bibliothèque un peu importante qui ne fît imprimer son catalogue méthodique ou même son catalogue alphabétique par noms d'auteurs. On renonce aujourd'hui à cette pratique, qui coûtait fort cher, sans grand profit; car les catalogues imprimés sont condamnés à vieillir vite, et la multiplication des suppléments dont on est obligé de les faire suivre devient bientôt une cause de confusion et d'erreurs*. Des catalogues sur fiches, soigneusement tenus à jour, et mis avec libéralité à la disposition du public, sont aujourd'hui préférés, pour le service des dépots, par la majorité des hommes spéciaux, aux catalogues imprimés qui furent longtemps à la mode.

Le principal avantage des catalogues imprimés sur ceux qui sont manuscrits, c'est qu'ils peuvent être consultés au dehors (à titre d'instruments bibliographiques), et (ju'ils « contribuent à enrichir la section bibliographique des dépôts qui les possèdent » . Concluons-en que ceuxlà seulement, ou surtout, doivent être publiés (|ui sont de nature à rendre, en outre de leurs fonctions principales, et, pour ainsi dire, domesti({ues, des services bibliographiques, à raison de la richesse exceptionnelle des bibliothèques dont ils font connaître les ressources.

23. — Parmi les innombrables catalogues imprimés de bibliothèques générales qui existent^, quelques-uns seulement ont de la

1. On peut rapprocher, si l'on veut, des catalogues imprimés de bibliothèques générales, riches en livres de tous les pays sur tous les sujets, les catalogues publiés par des libraires qui possèdent en magasin un très grand nombre de livres de tous les pays, anciens et modernes, sur tous les sujets ; mais il est inutile de faire remarquer que la valeur de ces catalogues commerciaux, en tant que répertoires bibliographiques, est, dans l'immense majorité des cas, très médiocre pour le public, sinon pour les bibliographes de profession. On cite, conunc l'un des plus considérables à tous égards, celui de B. Quaritch, de Londres : A gênerai Catalogue of books. London, 1887, 6 vol. in-8. Voir une bibliographie de 800 Catalogues de ce genre imprimés en Angleterre : \V. Roberts, Catalogues of englisk book-sales (Extr. de ^otes and Queries) ; cf. Literature, sept. 1900, p. '^216.

'2. Yoy., sur la question débattue de l'impression des catalogues, A. Graesel, ManuH de Bibliothéconomie, p. 287 et suiv.

3. L'appendice III (p. 711-768) du Manuel de Bibliographie générale de 11. Stein est une liste, par ordre alphabétique, des noms de localités, « des cata-

valeur on liant que répertoires bibliographiques*. Au premier rang de ceux-ci sont les catalogues des deux bibliothèques les plus riches du monde, le Musée Britannique de Londres et la BibliothtMjue nationale de Paris.

logues d'imprimés des principales bibliolhèqucs du monde entier ». Il aurait été utile de disting^ier, dans cette liste, les catalogues des bibliothèques générales de second ordre (qui ont, en général, peu de valeur) des catalogues de bibliothèques spéciales (dont la plupart sont des instruments bibliographiques de première importance). Voy., par exemple, W. I. Fletcher, Spécial Collections in sonie american libraries, dans Public Libraries in America (Boston, 1894), p. 139. — On peut d'ailleurs se procurer la liste à peu près complète des catalogue!» nnprimès des Bibliothèques publiques de l'Allemagne (P. Schwenke, Adressbuch der deutschen Bibliotheken, Leipzig, 1893, in-8), de l'Autriche (J. Bohatta et M. Holzmann, Adressbuch der Bibliotheken des œsferr.-ungarischen Monarchie. W'icn, 1899, in-8), de la France (Annuaire des Bibliothèques et des Archives. Paris, depuis 1886), de l'Italie (G. Ottino et G. Fumagalli, Bibliotheca bibliographica italica, n. 2575 et s., 5781 et s.), de la Russie (V. S. Ikonnikov, Opyt rousskoï Istoriografii. Kiev, 1891-92, in-8, p. 687 et s.), de la Suède [Revue internationale des archives des bibliothèques et des musées^ 1895), de la Suisse (Bibliographie der schweizerischen Landeskunde, Bibliographische Vorarbeiten der landeskundlichen Litteratur und Kataloge der Schweiz, p. p. J. H. Graf. Bern, 1894, in-8, p. 13-55), etc.

Pour les bibliothèques privées, on n'a que le Verzeichnis von Privat-Biblio- Iheken de G. Hedeler, dont le t. l*"" (Leipzig, 1897, in-8) est consacré aux Étatsl'nis et au Canada, le t. II (Leipzig, 1898, in-8) à la Grande-Bretagne, le t. III (Leipzig, 1898, in-8) à l'Allemagne. Cf. Centralblatt fiir Bibliothekswescn.ïSW. p. 426.

A. Vidier a donné un essai de bibliographie descriptive des répertoires généraux, nationaux et spéciaux de Catalogues de Bibliothèques dans son étu<le sur Les Ifibliotfièques au XIX* siècle, parue dans le dernier numéro du Bibliographe moderne, 1900, p. 169 et s.), que nous ne connaissions pas quand nous avons ré<ligé la présente note.

1. Il y en a des centaines qui n'ont aucune valeur en tant que répertoires bibliographiques, parce que les bibliothèques dont ils font connaître les collections sont trop pauvres ou mal comjiosées. — S'il existait une bibliothèque, même relativement peu nombreuse, dont l'ancien fonds fût composé exclusivement d'œuvres de premier ordre et dont toutes les acquisitions fussent faites de la manière la plus judicieuse, le catalogue de cette bibliothèque ne serait pas sans intérêt : ce serait, en réalité, un répertoire de best books (cf. § 15). — La Bibliothèque de l'Université de Gœttingue, formée et entretenue avec le plus grand soin, passe en Allemagne pour la première bibliothèque de travail du monde; le catalogue n'en a pas encore été imprimé (cf. § 26). — Il ne faut pas se laisser tromper par le titre de l'ouvrage de E. Poirée et G. Lamoureux : Les éléments d'une grande Bibliothèque. Catalogue abrégé de la Bibliothèque

24. — Catalogue des imprimés du Musée Britaxmque^ — Tous les livres que possède le Musée Britannique de Londres (qui possède la plus grande partie des livres importants publiés dans tous les pays sur tous les sujets) sont représentés dans le catalogue alphabétique de l'établissement par un bulletin descriptif. Ces bulletins étaient primitivement écrits à la main et collés, à leur place, dans un immense répertoire, mis à la disposition du public, dont les volumes . (à reliure mobile) et les pages étaient continuellement refondus à mesure que des acquisitions nouvelles rendaient nécessaires , entre les bulletins, des intercalations. Or, depuis 1881, on a commencé h imprimer cet immense répertoire, a le plus riche recueil bibliographique du monde », à raison d'un certain nombre de fascicules par année, sous le titre de General Catalogue of the British Muséum ,Lïbrainf, L'ouvrage complet forme 600 fascicules in-i, à 250 colonnes'. En 1900 on a commencé la publication d'un Supplément^ qui contiendra « les titres de tous les livres acquis par la bibliothèque du Musée Britannique de 1882 à 1899 ».

Il importe de remarquer ici que, pour le catalogue de la bibliothèque du Musée Britannique, le système dit Dictlonary System a été adopté, c'est-à-dire que dans la série alphabétique générale (par noms d'auteurs) ont été insérées un nombre indéfini de rubriques (ail. Stichwôrter, angl. suhject-entries, it. parole (Vordine, fr. motssouches, mots typiques), sous lesquelles sont classés tous les ouvrages de telle ou telle espèce, ou sur tel ou tel sujet, que l'établissement possède. Cela revient à l'insertion d'un nombre indéfini de catalogues spéciaux ou de monographies bibliographiques à l'intérieur du

Sainte-Geneviève. Paris, s. d., 12 fasc, in-8 (avec un !«' Supplément, 1890 1896). — Le plus utile, pour les historiens, de tous les Catalogues imprimés de Bibliothèques générales est, sans contredit, rcxcellenl Katalog der Bibliothek des deutschen Reichstages (Berlin, 1890-99, 4 vol. in-8), qui est disposé suivant l'ordre méthodique.

1. Les documents relatifs à l'histoire de ce Catalogue sont énumérés par A. Graîsel (o. c., p. 288) et Fr. Milkau (o. c, p. 60-70). Cf. Quarterly lleview, juillet-octobre 1898.

2. L'abonnement aux fascicules (quel qu'en fût le nombre) publiés pendant un an a été, depuis 1881, de 5 1. st., 10 sh. JDeux cent quarante-sept exemplaires seulement ont été mis en circulation. La Bibliothèque de l'Université de Paris en possède un.

catalogue général et alphabétique par noms d'auteurs*. — Or, quelques-uns des (( mots-souches » du General Catalogue of the British Muséum Lihrary ont été tirés à part, et se vendent séparément (Excerpts from General Catalogue of the British Muséum), Les plus importants, au point de vue bibliographique, sont les motssouches Académies (inventaire des publications académiaues du monde entier qui sont au Musée, 5 fa§c. et un index)* et Periodical publications (inventaire des publications périodiques, non acîidémiques, du monde entier qui sont au Musée, 6 l'asc. et un index ^.

25. — Catalogue des imprimés de la Bibliothèque nationale*. — Vers le milieu de ce siècle, l'administration de la Bibliothèque nationale de Paris décida la confection et l'impression d'un vaste catalogue méthodique des imprimés de l'étabhssement. Quelques fragments de ce vaste répertoire, mal conçu, ont été publiés en elTel de 1855 à 1896; il sera fait mention plus loin de ceux qui sont inti'*ressants pour la Bibliographie des sciences historiques.

Ce Catalogue méthodique ne sera jamais achevé. On a récemment entrepris, à la place, un Catalogue général des livres imprimés de la Bibliothèque nationale, alphabétique, comme celui du Musétî Britannique, mais sans mots-souches. Il formera trois séries : 1® Auteurs (avec les ouvrages anonymes dont l'auteur peut être

1. Sur le Dictionary System, voy. A. Grœscl, o. c, p. 213. Cf. Lisl of siihject headings for use in Dictionary Catalogues, prcparcd by a Commiltcc of Ihe American Library Association. 2' éd. New York, 1898, in-8.

2. La partie a Académies » du catalogue du British Muséum. Catalogue oj printed hooks; accessions, a été fondue eu un seul alphabet et imprimée à i.i Bihltoihèque Newberry de Chicago, au moyen du procédé A.-J. Rudolph. Cf. The Library Journal, p. 102-105.

3. Ont été en outre tirés à part et se vendent séparément les mots-souches jEschytus, jEsop, Aristotle, Bacon, Bible, Byron, Charles I, Cicero, Coleridge. Colombo (Chr.), Dante, De Foë, Dryden, Gœthe, Homer, Horatius Flaccus, Jesuits, Jésus Christ, Luther, Milton, Napoléon, Ptolemœus, Shakespeare. Virgil. Le premier de ces mots-souches qui ait été publié ( Virgil) l'a été en 1882.

En dehors de ces subject-catalogues insérés dans le catalogue général alphabétique, l'administration du Musée Rritannique prépare des catalogues méthodiques (Class-lists) formés en classant les découpures <lu grand Catalogue alphabétique.

4. Voyez la magistrale préface de M. L. Delisle en tête du t. i" du nouveau Catalogue des livres imprimés de la Bibliothèque nationale.

indiqué) ; 2» Anonymes ; 5<» Publications « d'un genre spécial et bien déterminé, qu'il y a tout avantage à laisser groupées sans en désagréger les parties ». Trois volumes de la première série*, et un Catalogue des factums et (Vautres documents judiciaires antérieurs à i790.(p. p. A. Corda, Paris, 1890-1900, 5 vol. in-8), fragment de la troisième série, ont paru jusqu'à présent. — Le nouveau Catalogue, qui « tiendra lieu, jusqu'à un certain point, d'un inventaire général des livres composés par des Français, ou imprimés et répanaus en France depuis la fin du xv« siècle jusqu'à nos jours », comportera environ î200 volumes, dont 150 pour la première série. — Lorsque • le Catalogue sera achevé, « le découpage des volumes fournira le moyen de créer des répertoires méthodiques, de manière que le public n'ait rien à envier aux catalogues méthodiques les plus perfectionnés ».

26. — Catalogue des imprimés des bibliothèques de Prusse. — La Bibliothèque du Musée Britannique et la Bibliothèque nationale de Paris sont les plus riches du monde ; mais plus riche encore est la Bibliothèque idéale que forme l'ensemble de toutes les bibliothèques d'un grand pays, ou même de certains pays de second rang. — De bonne heure — en France, dès 1791, — on a eu l'idée de réunir en un seul corps les catalogues particuliers de toutes les bibliothèques d'un pays pour en former un répertoire général. Si l'on avait réussi à dresser de pareils « répertoires communs à plusieurs ou à toutes les bibliothèques » d'une vaste région, ce seraient des recueils bibliographiques comparables, ou supérieurs, aux catalogues des grands dépôts de Londres et de Paris.

L'historique des projets de catalogues « collectifs » , ou « communs à plusieurs bibliothèques ou à toutes les bibliothèques » d'un

i. Catalogue général des livres imprimés de la Bibliothèque nationale. Auteurs. T. i : Aachs-Alhyville. Paris, 1897, in-8, de Lxxxn-565 p., à 2 col. Les t. II et m ont j>aru en 1900. — La signature de chaque feuille est accompagnée de la date du mois où la mise en pages a été arrêtée, ce qui évitera de chercher inutilement dans ce catalogue un livre dont la publication serait postérieure à la mise en pages de la feuille où pourrait se trouver le nom de l'auteur. — Deux autres velumes (jusqu'à la fin de la lettre A) sont actuellement en bonnes feuilles. Il |iaraîtra désormais quatre volumes par an. — Le mot Arisiote [t. IV) a été tin» i part. Augustin [saint] le sera aussi.

pays, a été récemment écrit*. Tous ces projets ont échoué, comme les projets de Catalogues universels, et pour les mêmes raisons*.

La seule entreprise de ce genre qui ait déjà reçu un commencement d'exécution, et dont le succès final soit certain j est celle que le Gouvernement prussien a mise en train en 1895. En 1895, les fonds nécessaires ont été votés, en Prusse, pour l'impression d'un catalogue collectif des livres de la Bibliothèque royale de Berlin et de dix grandes bibliothèques universitaires (Breslau, Halle, Marbourg, Bonn, Munster, Gottingen, Kiel, Greifswald, Kônigsberg, Berlin). Le travail préparatoire est mené très méthodiquement'. Le Gesamtkatalog der preussischen wissenschaftllchen Bibliotheken, qui bénéficiera de toute l'expérience acquise au cours de la fabrication des répertoires du Musée Britannique et de la Bibliothèque nationale, rivalisera avec eux.

27. — Lorsque le Gesamtkatalog des onze principales bibliothèques scientifiques de la Prusse sera achevé, rien n'empêchera que

1. Par M3I. Victor et Charles Mortet [Des Catalogues collectifs ou communs à plusieurs bibliothèques. Extr. de la Revue internationale des Archives, des Bibliothèques et des Musées. Paris, 1896, in-8), et par Fr. Milkau (ouvrage cité).

2. Les projets de catalogues collectifs embrassant l'ensemble des bibliothèques d'un pays ont tous échoué jusqu'à présent. Mais quelques catalogues collectifs, limités à de petits groupes de bibliothèques ou à des séries spéciales (telles que les périodiques, les nouvelles acquisitions) ont été réalisés. Voy. ci-dessous, §§ 29, 32. — Il est fâcheux que l'on n'ait pas pu profiter de la publication du Catalogue alphabétique de la Bibliothèque nationale pour y fondre, et imprimer en môme temps, ceux des autres bibliothèques générales de Paris (Mazarine, Arsenal, Sainte-Geneviève, Institut, Université, École normale). On y a pensé. M. L. Delisle a publié, en 1896, dans le Bulletin des nouvelles publications françaises reçues par la Bibliothèque nationale, à titre de spécimen, d'une part la liste des éditions et des traductions d'Aristote conservées à la Bibliothècjue nationale (741), d'autre part, une liste complémentaire de celles qui, n'étant pas à la Bibliothèque nationale, se trouvent dans quelqu'une des autres bibliothèques générales de Paris (282). Cela donne à peu près la proportion des ressources de ces étabUssements par rapport à celles de la Bibliothèque nationale.

3. La méthode adoptée, et les motifs qui l'ont fait adopter, sont exposés par Fr. Milkau dans son ouvrage cité, dont le titre complet est : Centralhatalogc und Titeldrucke. Geschichtliche Erôrterungen und praktische Vorschlàge ini Hinblick auf die Herstellung eines Gesamtkatalogs der preussischen wissenschaftllchen Bibliotheken. M. Fr. Milkau est chargé de la direction de l'entreprise. — Cf. Instructionen... fur den ]>reussischen Gesamtkatalog (10 mai 1899). Berlin, 1899, in-8.

TA ÉLÉM.MS DE BIBLKMiRAPHIE GÉ5ÉR VLE.

foules les autres bibIiothè<{ues de ^.VlleIns^Ine, en possession d'un rxemplaire de ce Catalo^nie coUwrlif, envoient à l*«>t*lice de Beriin la liste des livres qu'elles possèdent et qu'aucune des onze grandes bibliothèques ne possède'. LTjtïice se trouvera ainsi en mesure de publier ultérieurement un Supplément considérable au Gesamtkntalog primitif. Genamtkatalog ei Supplément réunis équivaudront, à peu près, à un Themums Germanise typograpkieus. Et même il n'y a pas d'autre méthode rationnelle pour procurer un pareil Thexaunm. — Un pas de plus, et l'on entrevoit comment R. Gamett a été conduit à proposer de constituer un Thésaurus typogi'aphicui itnivermiU, c'est-à-dire le Catalogue universel, en prenant pour base U' Catalf^ue du Musée Britannique complété par un Supplément, qui M'rait le Catalogue général de tous les imprimés qui manquent dans rrt établissement, mais qui sont dans d'autres dépots publics. — L'inventaire exact des li\Tes consenés dans toutes les bibliothèques publiques, et la fusion des catalogues particuliers en forme de Otalogues collectifs de plus en plus étendus fourniront la base la plus sure, comme l'a tn^s bien dit K. Dziatzko, de la Bibliographie rétros[)ective, nationale et internationale.

28. — I>.es grandes bibliothèques s'enrichissent sans cesse. Pour bien des raisons*, elles ont intértH A imprimer et à publier périodi- (fuement des catalogues de leurs acquisitions. On conçoit aisément <|ue ces ca ta ligues de nouvelles acquisitions seront, si lesdites acquisitions sont convenablement faites, de véritables concurrences aux bibliographies universelles périodiques (ci-dessus, § 17).

Le Musée Britannique publie, depuis 1880, un Catalogue of the accemom to the British Muséum Lihrarij^. A la Bibliothèque

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