RÉPERTOIRES DE BIRLIOGRAPHIE HISTORIQUE (BIBLIOGRAPHIE COUR.\NTE
. 237. — Les répertoires indiqués dans le chapitre précédent font <x)nnaîtrc tant bien que mal la bibliographie ancienne des questions historiques (depuis les origines jusqu'à la date où ils ont été pubHés). Mais, outre la littérature ancienne, cristallisée dans les répertoires de Bibliographie rétrospective, il y a la littérature courante, celle qui se l'ait sous nos yeux*. Chaque année, la librairie et la presse périodique ile tous les pays jettent dans le domaine public des milliers de volumes et d'articles relatifs aux sciences historiques, dont quelques-uns 4mnulent complètement, sur le point spécial qu'ils traitent, la littérature antérieure. Comment en est-on informé? — Par les répertoires de Bibliographie périodique universelle (§ 17 et s.)? Oui, mais d'une manière trop sommaire. Par les répertoires périodiques de Biblio- ^çraphie nationale (§ 50, 55, etc.), c'est-à-dire par les « Journaux de la Librairie » de chaque pays? Oui, mais ces journaux bibliograj)hiques ne sont pas tous bien rédigés, nous l'avons dit; on ne les a j)as sous la main; aucun spécialiste, enfin, ne pourrait trouver le
1. Il y a encore la littérature en préparation, qu'il est impossible de connaître autrement que par des renseignements privés, par hasard. Notons cependant qucr, |K)ur éviter les concurrences inutiles, les professeurs d'histoire dans les Universités américaines « hâve been induced to combine in preparing an annual coopérative list of thc doctor's thèses now under way » (American hislorical review, 1899. p. 12). — Aussi bien, tous les livres en préparation ou projetés ne voient pas \v jour, tant s'en faut; Th.-J. ab Almeloveen a pu composer une Bibliotheca promissa et latens.., (Gouda, 1688, in-8), qu'il serait aujourd'hui facile d'enrichir infiniment. Il serait déjà amusant de compter combien de livres, annoncés dans les Mitteilungen der Verlagsbuchhandlung B. G. Teubner in Leipzig, depuis trente ans, sous la rubrique ; « Anzeigen ûber kûnftig crscheincnde Bûcher y>. n'ont jamais été publiés.
temps de les dépouiller tous régulièrement pour y noter ce qui concerne ses études. — On voit ainsi comment des bibliographes ont été amenés à publier périodiquement (chaque mois, ou chaque trimestre, ou chaque année), le relevé des ouvrages, spéciaux à telle ou telle branche de la science, qui ont paru dans tous les pays. Ces bibliographes, convenablement outillés, font pour le public studieux 4*0 que le public studieux n'aurait ni les moyens ni le temps de faire lui-même.
Pour les sciences historiques, comme pour la plupart des autres sciences, il existe aujourd'hui des répertoires périodiques de bibliographie courante.