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352 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONMIE
Il est des cas cependant où le bibliothécaire se trouve riellement dans l'impossiblité d'inscrire tout de suite registre des acquisitions les livres qu'il reçoit: soit q d’autres occupations pressantes, soit qu'en raison du: considérable des entrées il se voie obligé de différer } quelques jours leur enregistrement. Ce retard risquan l'avons déjà dit, d’être une cause d'erreurs, il faudra all mesure de prudence, indiquer sur la couverture même de livre quel est son prix, le nom du libraire chez lequel i acheté et la date de son arrivée. Ce sont là, en effet, de nées essentielles pour les règlements de comptes auxq! devra procéder plus tard; puis, et en attendant qu'on s'occuper des ouvrages en question, 1l faudra avoir bien les mettre de côté, et veiller attentivement à ce que pers les touche.
L'enregistrement des acquisitions nouvelles est, ain nous venons de le voir, une opération des plus simples ; est cependant une question sur laquelle tout le monde n° absolument d'accord, et que nous devons par conséquent ner ici, c'est celle de la numérotation. Tandis, en effet, qu certaines bibliothèques chacun des ouvrages reçus dans l de l’année ne porte qu'un seul numéro d'entrée, alors mên paraît en livraisons successives, dans d'autres, au contrair cune de ces livraisons est portée séparément sur le regis acquisitions, à sa date d'arrivée, et reçoit un numéro d On a même été jusqu'à donner un numéro particulier à t volumes d'un même ouvrage, sans tenir compte de ce fi ces différents volumes étaient arrivés le même jour et tuaient en quelque sorte un tout inséparable. Ce système, dit, présente cet avantage qu'à la fin de l'année le derni numéros d'entrée portés sur le registre correspond exact au chiffre total des volumes reçus, et il permet, en outre besoin s'en fait sentir, de retrouver facilement la date ex laquelle telle ou telle livraison d'un ouvrage quelconqu envoyée à la bibliothèque. Mais il nous semble qu'en © concerne ce dernier point on peut atteindre le même ré d'une façon beaucoup plus pratiqne : il snMfit, en effet, au fu mesure qu'on enregistre un livre, d sur le titre,
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bit, ce qui est encore préférable, à l'aide de timbres la date de son entrée et le numéro qui luia été attrial au chiffre des volumes qui s'incorporent continuelle- + les multiples divisions de la bibliothèque, rien de plus de le connaître jour par jour: on n'a qu'à additionner chacune des pages du registre le nombre des volumes ouvent portés el à ajouter à la somme ainsi obtenue le + pages précédentes.
vons dit plus haut que l'inscription des litres des sur le registre des acquisitions devait être faite en c'est là un point sur lequel il est, eroyons-nous, inutile A quoi servirait, en effet, de reproduire le titre dans -? Le registre des acquisitions n'est pas un calalogue réalité d'autre but que de conserver ce qu'on pourrait état civil de chaque ouvrage, en juslifiant de son oriint à l'indication du prix des livres, elle est rendue > par ce fait que le registre des acquisitions est, en aps, un des plus importants registres de comptabilité, et bliothécaire à contrôler les factures des libraires, facdoivent être remises chique mois aux grandes biblio» et tous les trois mais aux bibliothèques de moindre ze. Une fois ces factures réglées, le bibliothécaire fera pter sur le registre en question, en marge des différents ui s'y trouvent portés, la date à laquelle ils ont'été dans tous les cas, d'indiquer par un signe quelconque yement en a été régulièrement efféclué.
mnfin très utile de mentionner pour chaque ouvrage, nous l'avons fait, la cote qui lui a été assignée au calie hodique. Grâce à cette précaution, on pourra, en effet, : chaque année, faire le relevé exact des aceroïssements 1e des sections du cadre bibliographique, et l'on ne se obligé, pour obtenir le même résultat, de tenir à jour d registre uniquement destiné celui-là à classer par ématique les nouvelles acquisitions !, Le bibliothécaire
8 de dire que ee second registre soru cepeñdunt absolument si l'on a l'intention de faire imprimer, À la fin de l'année, ne rodique des acquisitions nouvelles » fuites par, la bibliothèque. 2. — Manuel de Hibliothécnomie. “
devra mentionner les données ainsi obtenues sur les act ments des différentes divisions dans son rapport annuel port que nous considérons comme indispensable et qui t être rendu partout obligatoire, aussi bien dans l'intérêt du thécaire lui-même que dans l'intérêt de l'établissemen dirige.
Puisque nous avons l’occâsion de parler des catalogues d'accroi: disons que le nombre des bibliothèques, qui se sont décidées à en un, est loin d'être aussi considéreble qu'on pourrait le souha: France, la Bibliothèque Nationale publie mensuellement « les noti tives à la plupart des volumes ou brochures » qu'elle reçoit, dans d letins consacrés l'un aux livres d'origine étrangère, l’autre aux livi gine française. (Sur l'utilité de ces bulletins, cf. L. Dazrece, Notes. e Catalogue des livres nouveaux, p. 31-37). La Bibliothèque Sain viève à Paris, le British Museum, la bibliothèque Victor-Emr Rome, la Bibliothèque Nationale à Florence, etc., publient des analogues. Dans un très remarquable article, paru dans la Rerue d: thèques et intitulé « Projet d'un catalogue annuel des acquisit bibliothèques universitaires », M. A. Fécawp», bibliothécaire en c bibliothèque universitaire de Montpellier, a montré quels inestimi: vices un catalogue de ce genre rendrait aux professeurs et aux: de nos universités. “Grâce à ses efforts persévérants, ce projet a commencement d'exécution par la publication, en 1895, d’un premi cule contenant les acquisitions des bibliothèquesuniversitaires de B Caen, Dijon, Montauban, Montpellier ct Toulouse pendant l'année 1893-1894. Le second fascicule (1894-95) est sous presse et contie plus les acquisitions des bibliothèques universitaires d'Aix et de \ Les matériaux du fascicule III (1895-96) sont déjà réunis, et ce f qui sera mis sous presse dès l'achèvement du fascicule II, ren! outre les acquisitions des bibliothèques déjà nommées, celles de: thèques d'Alger, Besançon, Clermond-Ferrand et Lille, auxquelle dront s'adjoindre, pour 1896-97, les bibliothèques de Poitiers et de Enfin pour le 5° fascicule, M. A. FÉCAw? espère arriver à l'unan collaboration des bibliothèques universitaires de province et n l'adhésion des trois qui manquent encore : Grenoble, Lyon et Nan En Allemagne, la Bibliothèque royale de Berlin fait parettre 1892 un Verseichniss der aus der neu erschienenen Lilterater er Druckschriften, et il en est de même des bibliothèques de Bembert stadt, Dresde, Karlsruhe, Cologne, Weimar, Wurzsbourg, etc., etc. La Bibliothèque royale de Stockholm a récemment entrepris la] tion d'un catalogue général systématique des acquisitions annu: toutes les bibliothèques de Suède. Ce catalogue est rédigé par E. W GREN, Il y a là un exemple que l'on ferait bien d'imiter partout. Dans les grandes bibliothèques comme la Bibliothèque Natios
a proposé de remplacer le registre des acquisitions par sorte de répertoire sur fiches dans lequel chacun des ayes nouveaux serait classé dans l'ordre alphabétique. EcH notamment s'est fait le défenseur de cette idée. Dans vistre, disait-il, les acquisitions sont inscrites suivant l'ordre nologique de leur arrivée et forment un pêle-méle pour dire inextricable. Qu'en résulte-t-il ? C'est que, lorsqu'on savoir si {elle ou telle publication a été reçue ou non par ibliothèque, il faut parcourir tout le registre et parfois eurs registres, sans pouvoir même être sûr que l'ouvrage ‘hé ne vous échappera pas. Mais il est facile, selon nous, de ‘à cet inconvénient, en ajoutant à chaque registre une table ibétique, naturellement très succincte, qui permettra tou- , à condition qu’on la tienne régulièrement au courant, de uver facilement la page sur laquelle se trouve mentionné re dont on désire vérifier la présence.
répertoire sur cartes mobiles préconisé par Morsecn ait du reste ce grave défaut qu'il rendrait très incom- *, pour ne pas dire impossible, au bibliothécaire le “ole des factures des libraires. Mais, nous dira-t-on, ne n{crait-il pas, du moins, certains avantages analogues à que vous avez signalés plus haut en parlant du catalogue bétique sur fiches ? En aucune façon. Le système des fiches récieux pour un catalogue alphabétique, parce qu'il permet, que vous l'avons déjà expliqué, de supprimer, ou de remr par d'autres, les cartes devenues inutiles, de compléter « qui présentent des lacunes, etc., etc. ; mais il n’y a aucune
ins mensuels, dont nous avons parlé plus haut, ne sont pas seulement és à faire connaitre au public les ouvrages nouveaux qui viennent re place dans chacune des divisions de l'établissement, ils servent c à la rédaction des différents catalogues ou répertoires. On en fait mer à cet effet un cerlain nombre d'exemplaires sur papier pelure et eul côté, de telle facon que lon puisse ensuite découper chaque e pourle monter sur fiches ou lecoller dans des registres. Ce procédé ns de faire à la main les copies de chaque notice, prévient toute r dans la transcription des titres, fournit entin des éléments de cata-
d'une lecture très facile et dont la netteté sbrège la durée des rches. Cf. L. Deusee, loc. cit.
analogie à établir entre ce catalogue et le répertoire a lique des acquisitions, qui, de l'aveu mème de ses pa n'est pas un catalogue et n'en possède aucun des car: Nous avons encore une raison à faire valoir à l'appui de que nous défendons ici. L'inventaire des acquisitions de ainsi que nous l'avons dit, annuel, c’est-à-dire qu'il ne pe tenir que les ouvrages entrés à la bibliothèque dans k d'une année. Ce délai expiré, il est clos à jamais et revêt tant, pour l'établissement auquel il appartient, le caractè document historique que l'on doit précieusement garde qu'il constitue: en quelque sorte, ainsi qu'un bibliogra dit avec justesse, l’editio princeps de la bibliothèque. E croit-on que lorsque cet inventaire est rédigé, ainsi que conseillons, sous forme de registre, il n'est pas plus facile server, que s'il se présentait sous la forme d'un répertc fiches mobiles, déjà plus ou moins détériorées et for sujettes à se perdre !.
Dans les petites bibliothèques, on peut se contenter d'
1. Justin Wixson, le célèbre bibliothécaire de la Harvard Univ contesté l'utilité du registre des acquisitions et, dans un article, très court, intitulé « Shelf-lists vs. accession catalogues » (Librar nal, vol. 111, 1838, p. 247-218:, proposé de le fondre avec la Shelf-Lis ment dit catalogue topographique, sous prétexte que « the pure at catalogue demands an amount of labor which produces no corres, advantages ». La rédaction du Library Journal avait déjé per « danger of giving up an old well-tried feature of library econon ample experience proved thewisdom of s0 doing. » Dans un arti ant également comme titre « Shelf-lists.., etc. », et paru dans le: Journal, vol. III, 1K3X, p. 324-326, W’. F. Poos répondit aux ob, de Winson. Tandis que ce dernier demandait la suppression du regi: acquisitions « because of the amount of labor required to keep PootE, au contraire, conscillait do le conserver « because of the am labor it saves. The accession catalogue », ajoutait-il, « is a per record for all time. Nothing can be added to its past entries and! laken from them. The shelf-lists, in which it is proposed Lo m accession entries, are temporary records. They are soon worn use, and are constantly in process of change. At each rearrange the library, or of a class, they are wholly superseded by new she What then becomes of the accession entries? They must be copied. pensons absolument comme Poozg et nous disons avec lui : ho ha which is good.
istre d’acquisitions; mais dans les grandes bibliothèques il en : deux : l’un pour les achats proprement dits, l'autre pour les s. Le registre des dons sera établi sur le mème modèle que ii des achats (voir tabl. VIIT), avec cette seule différence que om du fournisseur sera remplacé par celui du donateur et la rubrique relative au prix des ouvrages scra supprimée. lile d'ajouter que, dans ce cas, chacun des registres possède urellement une numérotation distincte et que les livres donnés vent porter la mention « Don » à côté de leur numéro d’acissement. | | serait bon aussi de créer dans chaque bibliothèque un stre d'acquisition spécial pour les périodiques ‘. Le nombre Journaux, revues, recueils académiques, etc., est devenu de jours si considérable, et leur mode de publication varie telent que l'on peut même, jusqu'à un certain point, considéce registre comme nécessaire. À l'encontre des deux autres istres d'accroissement, ce dernier doit être alphabétique et s ne voyons aucun inconvénient à ce qu'il embrasse une iode indéterminée d'années. Ce registre peut être un simple ier relié ou, ce qui vaut mieux encore, se composer d'une série cahiers de papier blanc que l'on réunit ensemble à l'aide d’une ure électrique. Cette disposition adaptée à Paris à la biblioque de la Sorbonne a donné jusqu'ici d'excellents résultats. ’our conserver les numéros des périodiques de l'année cou- Le, on se sert en général de meubles spéciaux divisés, ainsi que nontre la figure ci-dessous (fig. 69), en un certain nombre de es dans lesquelles les journaux et revues se trouvent classés ordre alphabétique. Le titre et la cote de chaque revue vent être indiqués sur une étiquette placée sur le rayon inféar de la case où elle est conservée, Il serait avantageux que neuble fût muni, à cet effet, de tablettes à rainures permett de glisser cette étiquette sur champ. Les portes à coulisse, irées sur notre gravure, sont très pratiques et méritent d'être
. Cf. sur cette question, Hannah P. James, « Current magazine cheks», Library Journal, vol. XIV, 1889,p. 377-354 ; R. R. Bowxen, « Curt magazine chek-lists : another method », fbid.,p. 404-405. — « The nagement of periodicals. Symposium », tbid., vol. XV, 1890, p. 5 7.
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recommandées, bien qu'elles ne soient pas d'une nécessiu lue. Dans lex grandes bibliothèques, où le chiffre des pério reçus est extrêmement considérable, une armoire ne suff il'en faut naturellement plusieurs, et l'on doit, dans ce ci d'éviter des recherches inutiles, indiquer, à l'aide d'une |
ik. 69. — Meuble classeur pour les revues.
© étiquette placée bien en évidence sur chacune d'elles, la s« alphabétique à laquelle elle est consacrée. A la fin de l'an lorsque les revues sont complètes, on les sort de leurs cases pectives pour les envoyer à la reliure, sinon on les laisse à place jusqu'au moment où l'on a pu se procurer les nus où les parties qui font défaut.
successives des ouvrages en cours de publica
doivent être conservées dans des armoires analogues à «
Les liv
DE L'ACCROISSEMENT DE LA BIBLIOTHÈQUE 399 qu'on emploie pour les périodiques et classées également par >rdre alphabétique.
Dans certaines bibliothèques on a créé, sous le titre de « registre des publications inachevées », un registre commun out à la fois aux périodiques et aux suites. Cette manière de aire présente, à notre avis, plus d'inconvénients que d'avanages, et il nous semble préférable de séparer nettement les suites des périodiques, dont elles diffèrent en réalité du tout au tout. Chaque ouvrage nouveau qui entre à la bibliothèque doit, avons-nous dit au début de ce chapitre, être immédiatement inscrit au registre d'entrée, et cette règle s'applique aussi bien x ceux qui sont incomplets qu'à ceux qui sont entièrement achevés. Mais, pour les ouvrages incomplets, qui sont mnnoncés comme devant avoir plusieurs volumes, ou qui araissen{ par livraisons, cette première opération n'est pas suf- Ssanie ; il faut encore les enregistrer à part, de manière à en à voir une liste spéciale qu'on puisse contrôler d'une façon réguaère. Faute de cette précaution, en effet, il serait impossible L'organiser le service des suites sur une base sérieuse et l’on -Asquerait, à un moment donné, de voir encore portés comme racomplets des ouvrages achevés en réalité depuis longtemps. rfais comment disposer ce répertoire des suites? sur fiches ou Qus forme de registre? À notre avis, un répertoire sur fiches est, Lans ce cas, bien préférable à un registre. Ce dernier, en effet, ne a rderait pas, en raison même de la nécessité dans laquelle on se “errait de biffer les ouvrages devenus complets, à se trouver tarchargé de ratures qui nuiraient à sa propreté et rendraient æs recherches fort pénibles. "Avec un répertoire sur fiches, au Ontraire, cet inconvénient n'est pas à craindre, puisqu'il suffit, Srsque la publication d'un des ouvrages qui ÿ sont inscrits est Grminée, de supprimer purement et simplement la carte qui le Oncernait. Dans quel ordre classer ce répertoire sur fiches ? Dans l'ordre alphabétique, qui est ici le plus naturel et le plus @mmode. Outre le titre de l'ouvrage (titre qu'on pourra abréger, "älest trop long), il faudra noter sur chaque carte (tabl. IX) le On du libraire chez lequel il a été acheté, indiquer l'année et le © du registre des acquisitions, signaler au fur et à mesure l'ar- BVée des suites et la date de réception de chacune d'elles, enfin,