‹ Manuel de bibliothéconomieChapitre 72 sur 114 · TO PA · texte numérisé non relu

TO PA

aovaño op

d'ordre spécial qu'on transcrit immédiatement sur le bulle l'emprunteur. Cette disposition permet, lorsque la personn emporté l'ouvrage en opère la restitution, de retrouvert ment sur le registre la page où on en a mentionné la so d'indiquer, dans la colonne réservée à cet effet, la date de: trée.

On a, à différentes reprises, proposé de supprimer le n de prêt et de le remplacer par des feuilles volantes, ou des! que l'on pourrait ensuite détruire. À notre avis, ce serai grave erreur. Si le registre des acquisitions constitue un ment précieux, pour l'histoire du développement de la! thèque, le registre de prêt n’a pas, à un autre point de vu valeur moins grande. Il justifie, en effet, des services que l'é sement rend au public, et permet de savoir dans quelle prop chaque ouvrage est demandé. Lorsqu'on s'aperçoit de la d tion d'un livre le registre de prêt peut encore fournir des: gnements utiles, en faisant connaître à quelle date le lr question a été prèté pour la dernière fois. Cette donnée : tous les cas, son importance et sert fréquemment de départ pour des recherches ultérieures {.

Il nous reste encore à traiter une question du plus haut i celle de savoir quelle doit être la durée normale du pr admet, en général, qu'un délai de quatre semaines est larg suffisant, et, à vrai dire, nous estimons que dans la plup: cas il serait plutôt trop long que trop court. Bon nombre prunteurs, c'est là un fait triste à constater, ne songent sulter les ouvrages qu'on leur a confiés qu’au moment où il être obligés de les rendre. Dans ces conditions, nous ne ve nul inconvénient à ce qu'on restreignit la durée du prêt. Ce peut-être, un moyen de faire l'éducation du public, et : apprendre à ne pas garder, beaucoup plus longtemps qu n'est nécessaire, des livres qui ne lui appartiennent pas « dix, vingt personnes, peuvent avoir besoin tandis qu'ilne rien. Plus les règlements sont larges, plus on est tenl abuser. Il est cependant des cas, nous le reconnais l'étude d'un ouvrage demande plus d’un mois;il suffit :

prunteur d'adresser une demande de prolongation, que que toutes les bibliothèques accordent, mais qui ne devrait is excéder quinze jours. L'ouvrage doit être, à cet effet, rap- & à la bibliothèque et présenté à l'employé chargé du service “ét, qui régularise le renouvellement en notant sur le bulletin, r le registre de prêt, la prolongation concédée. Il est inutile ndant d’obliger les emprunteurs, qui habitent une localité ou moins éloignée de celle où se trouve la bibliothèque, à »nter les ouvrages qu'ils ont emportés pour obtenir qu'on utorise à les garder plus longtemps. Qu’arriverait-il, en effet ? | que, neuf fois sur dix, au lieu de rapporter les ouvrages euxes il les retourneraient par la poste, en demandant qu'on les récxpédie. Îl en résulterait une série d’expéditions et de péditions parfaitement inutiles, et qui ne feraient qu'abimer ivres. [1 vaut donc mieux spécifier que les personnes domici- ‘hors de la ville où la bibliothèque a son siège, n'auront, pour mr une prolongation de prêt, qu'à la demander par écrit au iothécaire.

est bien entendu qu'on ne doit jamais autoriser une perie à garder un livre au delà du délai normal lorsque, dans ervalle, d'autres lecteurs sont venus en demander communin *. Disons, à ce propos, qu'il serait bon de spécifier dans le ment que la bibliothèque a toujours le droit de redemander vre prêté avant l'expiration du prêt, lorsque cela lui paraît ssaire. Par le fait même qu'elle est propriétaire, la biblioue doit pouvoir, en tout temps, disposer de sa propriété, et e Juge urgent, pour une raison ou pour une autre, de réclaun ouvrage, qui se trouve momentanément entre les mains emprunteur, il faut qu'elle ait les moyens de faire prévaloir lonté. Ilest, dans tous les cas, indispensable de déclarer d'une explicite, dans un article spécial, que toute personne ayant elle des volumes appartenant à la bibliothèque sera tenue, peines sévères, de les rendre pour le récolement. Aussitôt ‘administration de l'établissement aura fixé la date du réco-

ætte restriction suflit à elle scule à faire tomber les objections que ait à la prolongation du prèt dans son article du Centralblatt f. B. 1491, p. 210-218), intitulé « Jahressturz und Renovation-zwei Zôüpfe! »

d'ordre spécial qu'on transcrit immédiatement sur le bulk l'emprunteur. Cette disposition permet, lorsque la personn emporté l'ouvrage en opère la restitution, de retrouver! ment sur le registre la page où on en a mentionné la so d'indiquer, dans la colonne réservée à cet effet, la date de: trée.

On a, à différentes reprises, proposé de supprimer le n de prèt et de le remplacer par des feuilles volantes, ou des! que l'on pourrait ensuite détruire. À notre avis, ce sera grave erreur. Si le registre des acquisitions constitue un ment précieux, pour l'histoire du développement de la | thèque, le registre de prêt n'a pas, à un autre point de vu valeur moins grande. Il justifie, en effet, des services que lé sement rend au public, et permet de savoir dans quelle prop chaque ouvrage est demandé. Lorsqu'on s'aperçoit de la d tion d'un livre le registre de prèt peut encore fournir des gnements utiles, en faisant connaître à quelle date le Li question a été prèté pour la dernière fais. Cette donnée : tous les cas, son importance et sert fréquemment de p: départ pour des recherches ultérieures {.

Il nous reste encore à traiter une question du plus haut i celle de savoir quelle doit être la durée normale du pr admet. en général, qu'un délai de quatre semaines est larg suffisant. et, à vrai dire, nous estimons que dans la plup: cas il serait plutôt trop long que trop court. Bon nombre prunteurs, c'est là un fait triste à constater, ne songent sulter les ouvrages qu'on leur a confiés qu'au moment où il être obligés de les rendre. Dans ces conditions, nous ne vt nul inconvénient à ce qu'on restreignit la durée du prêt. Ce peut-être, un moyen de faire l'éducation du public, et : apprendre à ne pas garder, beaucoup plus longtemps qu n'est nécessaire, des livres qui ne lui appartiennent pes © dix, vingt personnes, peuvent avoir besoin tandis qu'il ne rien. Plus les règlements sont larges, plus on est ten abuser. Il est cependant des cas, nous le roconnaissi l'étude d'un ouvrage demande plus d'un mois;il soffit :

runteur d'adresser une demande de prolongation, que que toutes les bibliothèques accordent, mais qui ne devrait is excéder quinze jours. L'ouvrage doit ètre, à cet effet, rap- * à la bibliothèque et présenté à l'employé chargé du service êt, qui régularise le renouvellement en notant sur le bulletin, r le registre de prêt, la prolongation concédée. Il est inutile dant d’obliger les emprunteurs, qui habitent une localité ou moins éloignée de celle où se trouve la bibliothèque, à nter les ouvrages qu'ils ont emportés pour obtenir qu'on itorise à les garder plus longtemps. Qu’arriverait-il, en effet ? que, neuf fois sur dix. au lieu de rapporter les ouvrages eux- »s il les retourneraient par la poste, en demandant qu'on les réexpédie. Îl en résulterait une série d'expéditions et de éditions parfaitement inutiles, et qui ne feraient qu'abîimer vres. Il vaut donc mieux spécifier que les personnes domicihors de la ville où la bibliothèque a son siège, n'auront, pour ur une prolongation de prêt, qu'à la demander par écrit au thécaire.

est bien entendu qu'on ne doit jamais autoriser une pere à garder un livre au delà du délai normal lorsque, dans rvalle, d’autres lecteurs sont venus en demander communin'. Disons, à ce propos, qu'il serait bon de spécifier dans le ment que la bibliothèque a toujours le droit de redemander ‘re prêté avant l'expiration du prêt, lorsque cela lui paraît saire. Par le fait même qu'elle est propriétaire, la biblioie doit pouvoir, en tout temps, disposer de sa propriété, et : Juge urgent, pour une raison ou pour une autre, de réclain ouvrage, qui se trouve momentanément entre les mains emprunteur, il faut qu'elle ait les moyens de faire prévaloir onté. Îlest, dans tous les cas, indispensable de déclarer d'une explicite, dans un article spécial, que toute personne ayant Île des volumes appartenant à la bibliothèque sera tenue, eines sévères, de les rendre pour le récolement. Aussitôt administration de l'établissement aura fixé la date du réco-

ette restriction suflit à clle seule à faire tomber les objections que it à la prolongation du prêt dans son article du Centralblatt f. B. 191. p.210-218;,intitulé « Jahressturz und Renovation-zwei Züpfe! »

lement, elle devra lannoncer officiellement par un comm inséré dans un ou deux des journaux les plus répandu: région, en priant tous les détenteurs d'ouvrages emprunt bibliothèque de les rapporter, au plus tard, dans la huita précédera les opérations de révision. Îl arrive parfois que « emprunteurs s'excusent de ne pouvoir rendre leurs lv temps voulu, sous prétexte qu'ils en ont besoin pour des t scientifiques pressés. En d'autres circonstances, cette pourrait, jusqu'à un certain point, être considérée comme *. mais ici ce n'est pas le cas, ct il ne faut pas hésiter à pi contre les délinquants des mesures de rigueur. Toutefoi bibliothécaire estime que telle personne ne peut, pour une spéciale, se passer d'un des livres qui lui sont réclamés r l'empêche de faire fléchir un peu, en sa faveur, la sévé règlement, et de lui rendre l'ouvrage en question aussit le récolement de la section à laquelle 1l appartient est tern On a proposé dernièrement de supprimer purement et : ment le récolement général, dans les grandes bibliothèq raison des désagréments qu'il présente pour le public. P! est impossible, a-t-on dit, de l'effectuer chaque année façon intégrale, en raison du nombre considérable de volur ces établissements renferment, il est inutile d'obliger emprunteurs à rapporter leurs livres à date fixe !. Il suffi procéder régulièrement chaque semaine à la révision des ot prêtés dans la semaine correspondante de l'année préc et les bibliothèques universitaires, elles-mêmes, pou adopter cette manière de faire, en ayant soin, toutefois, de ce que les étudiants qui doivent quitter l'université rap leurs livres en temps voulu. Ce système soulève bien des tions, et son application dans les bibliothèques univer présenterait des difficultés pour ainsi dire insurmontabl bibliothèques de nos universités ont, en effet, un intérel à faire rentrer tous les ouvrages prêtés avant le commen des vacances, car une fois celles-ci ouvertes, et les étudi dispersant de tous côtés, il deviendrait absolument im}

. Cf. A. WintrenLiN, « Der Jahressturs-ein Zopf? » Centralbl V “ 1K90, p. 377-3K1, Les bibliothèquesde Dermstadt et de Stuti effectivement supprimé la restitution générale annuelle des bvre

sur les livres qu'ils auraient emportés une surveillance A ce point de vue, la façon de procéder actuelle nous en préférable, parce qu'elle permet au bibliothécaire 1dre le prêt pendant la durée des vacances, et de n'acutorisation d'emporter des livres qu'à ceux qui en ont

ie.

L besoin, et qui donnent leur adresse exacte. D'une iérale, du reste, il nous semble que la restitution totale et simultanée de tous les livres est un excela de contrôle : elle facilite la tenue des registres, assure

é des collections et constitue enfin la meilleure base ement sérieux, qu'il soit général ou parti n de volumes peut-on prêter à la fois

à la même per

nécessaire que le règlement l'indique d'une façon

in de mettre un frein aux exigences souvent démesurées inteurs. Il ne faudrait pas cependant, sous prétexte de des abus, se montrer d'une parcimonie exagérée et rar exemple, qu'on n'autorisera jamais un lecteur à plus d'un ou deux ouvrages en méme lemps, à moins nisse la preuve qu'il en abesoin ile duvantagépour ses

Le bibliothécaire doit s'elforcer, ici comme partout, de $ la juste mesure. En accordant trop aux: uns où : léser les intérêts des autres; mais nous eslimons que, upart des cas, on peut fixer sans inconvénient à huit ou aximun, le nombre de volumes qu'un emprunt foi

1 peut

reste enfin à parler, et c'est par là que nous terminerons, tation des livres. Quand et comment doit-elle se faire? minerons successivement les deux éléments de ln ques-

remeut, lorsque le bureau de prèt est ouvert on peut, nent, emprunter des liv

ou rapporter ceux dont on la lecture. Toutefois, dans les grandes bibliothèques, on de prendre des dispositions spéciales pour la restitution qui précède le récolement, afin d'éviter, à certains un encombr

ment qui serait aussi désagréable pour le s'il serait incommode et fatigant pour les employés e recevoir les ouvrages rendus. Nous conseillons done ter d'une façon notable les heures d'ouverture du

la Bibliothèque royale de Berlin, ou dans l’une quelcor bibliothèques universitaires prussiennes. Tout candidat a lions de bibliothécaire dans l'un ou l'autre de ces établis doit faire deux ans de stage comme « volontaire », Bibliothèque royale, soit dans une bibliothèque univers passer ensuite un examen professionnel spécial. Lorsqu' homme désire entrer comme volontaire, il doit déposer s ficat de maturité indiquant qu'il a fait ses études class Allemagne, fournir la preuve qu'il a passé, devant une écc rieure, les examens se rapportant à l’une des branches su théolagie, droit, médecine, philologie ou qu'il a é licencié dans une université allemande. L'examen profe ne comprend que des épreuves orales. Le candidat doit € culier montrer qu'il connaît à fond tout ce qui concerne nistration des bibliothèques, le maniement des répertoire grophiques et l'histoire littéraire générale; il faut. er qu'il justifie d'une connaissance suffisante des langues : française et italienne, et qu'il ait des notions générales toire de l'écriture et du livre. On tient compte aux candi connaissances paléographiques qu'ils peuvent avoir ou de spéciales qu'ils ont faites sur les incunables. Une fois volontaire a passé son examen et prêté serment, il prend d « assistant » et reste à la bibliothèque à laquelle il est En cas d'insuccès, il peut, au bout de six mois, deman représenter une seconde fois. Le premier examen professi eu lieu à Gôttingue, le 25 juillet 1896. Cf. Centralblati f.B p. 536. (Voir aussi sur cette question : « Les examens, sionnels de bibliothécaire en France et à l'étranger, et le arrèté relatif aux bibliothèques universitaires de Prusse V. Morrer, dans la Hevue des Bibliothèques, V, 1895, p.6 C'est à juste titre, selon nous, qu'on exige des candidat aient terminé complètement leurs études universitaires. à point, nous partageons l'opinion exprimée par Kocaroë dans son travail mentionné plus haut, et nous

réserve les observations présentées par S{cauire] dans tralblalt f. B., 1, p. 490 : « Celui-là seul, dit ce dns possède une instruction sérieuse et qui connaît les méthodt travail scientifique est apte à remp façon

oo

bibliothécaire. C'est en s'adonnant à l'étude approne science spéciale qu'oh arrive à se fortifier l'esprit, vour mieux dire, et qu'on devient capable de s'orienter & dans des sciences qui vous élaient jusque-là inconoint de pouvoir en suivre le développement et les prodonc nécessaire que tout bibliathécaire possède, dans autre des branches de la science, une érudition éten- ‘il connaisse les procédés de la recherche scientifique ent il ne serait qu'un employé d'un ordre inférieur, teneur de registres. »

othécaire doit s'elforcer, nous l'avons déjà dit, de con- 1s la mesure de ses forces au développement el au proscience des bibliothèques. 11 a done non seulement le s le devoir de publier le résultat des travaux, qu'il mené à entreprendre sur l'un des points quelconques ience. C'est, du reste, le meilleur moyen pour lui de u'il sait tenir avec distinction la place qu'il oceupe nde savant. En dehors même de la science des biblioà bibliographie est du reste, pour lui, une mine d'une raiment inépuisable et dans laquelle il peut trouver à sujets d'études. (CF. G. WexoeLen, « Wissenschafiliche hie — cine Aufgabe unserer Bibliotheksbeamten. » issische Zeitung, 1885, n° 97, 08, Lie Beilage, el à proarticle les observations de Q. H{awrwic] dans le Cen- 2 BU, p.244). Le ministère de l'instruction publique insi que l'avait fail avant lui celui d'Espagne et le fait régulièrement l'Académie des sciences de Paris, icemment de décerner des prix aux meilleurs ouvrages raphie (Centralblatt f. B., Il, p. 196; Anseiger de , 1885, n° 1944). N'y a-t-il pas là comme une sorle zement pour les bibliothécaires ? et comment ne comils pas qu'en raison de leurs fonctions ils sont mieux

ue qui que ce soit pour mener ces travaux à bonne fin ? ne abuser des questions de bibliothéconomie ou de hie pure, ils peuvent trouver dans l'exercice de leur nombre de sujets fournissant matière à des études aires, soit techniques. Les communications relatives au “ment et à l'importance des collections de la biblio-

470, le « Compte rendu du 15° congrès de la «Library As of the United Kingdom », tenu à Paris ». Un certain no membres de la Société se réunissent, en outre, à Londres e blées mensuelles, enfin il s'est constitué, dans les centre importants, des comités locaux. Nous avons déjà signal: texte (p. 32;,les publications faites par les soins de l'ass Cf. encore R. C. Canisrir, « The work and aims of the Association », The Library, I, 1889, p. 353-366. KR. Hi « Address delivered at the opening of the Library Assoc ibid., TI, p. 353-364. — « Report of the council of the Associalion », t1hid., p. 365-375.

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Il est donc nécessaire de ne confier le poste de biblio qu’à des hommes connaissant à fond la science des biblic et bien décidés à faire du bibliothécariat la profession ! leur vie. C'est là un point qui a été établi par tous les ma la bibliothéconomie et cependant ce n'est qu'après bien d que l'on a pu obtenir, tant en France qu’en Allemagne. direction des bibliothèques universitaires fût confiée à u table bibliothécaire.

Dans son Lehrbuch der Bibliothek- Wissenschaft, 11. ScHRETTINGER disait à ce propos : « C'est une erreur de que toute personne instruite peut remplir les fonctions de thécaire. Un savant de grande valeur, fût-il même de connaissances encyclopédiques les plus vastes, serail. tout, incapable de diriger une bibliothèque s'il n'avait « préalable, de se livrer à des études spéciales complétées | pratique très longue et ininterrompue de son nouveau m Etavant lui Eserr écrivait déjà dans son travail Ueber üffe Bibliotheken (p. 57) : « Dans toutes les bibliothèques u taires allemandes, les fonctions de bibliothécaire sont r par des hommes qui, étant déjà pourvus d'une autre pla l'université, ne les considèrent que comme des fonction

APPENDICE. Il. 439

s. Cet état de choses provient soit de ce qu'on envisage le e de bibliothécaire comme n'ayant que peu d'importance et t très facile à occuper, soit de ce que l'on ne dispose pas de urces suffisantes pour rétribuer convenablement le savant consentirait à se consacrer tout entier à la direction et à ninistration de la bibliothèque. Dans bon nombre d'univeron pourrait, pour justifier ce qui existe, arguer des deux raique nous venons de donner. Quoi qu'il en soit, c'est là une ition qui a de pitoyables résultats pour les bibliothèques. » ir lient pour une vérité incontestable que celui qui veut plir convenablement et utilement les fonctions de bibliothée, doil s'y consacrer d'une façon complète, et, comme le dit ro BLorits, que nous citerons plus loin, n'avoir à côté cune occupation secondaire ». ConstanrTin et tous les autres iothéconomistes se prononcèrent plus tard dans le même ‘, mais les pouvoirs publics s'obstinèrent à ne rien vouchanger. Alors que les bibliothèques régionales et municis, favorisées sous ce rapport, avaient depuis longtemps des iothécaires, les bibliothèques universitaires, traitées comme établissements sans importance, continuaient à être abannées aux mains des professeurs. Dans un article publié 1840 par le Serapeum (p. 85-87) et intitulé : « Ueber die Biche Selbständigkeit der Vorsteher von Universitäts-Biblioen unter gleicher Besoldung mit den ordentljichen Pro- >ren », JAck, bibliothécaire à Bamberg, déclarait cependant ‘essément « qu'en raison des immenses progrès accomplis les différentes sciences, et étant donnée l'étendue considé- & de la science des bibliothèques, il était urgent de mettre à ‘te des bibliothèques universitaires de véritables bibliothées, assurés d'une position indépendante, et jouissant d'une Ridération analogue à celle qu'on accordait à leurs collègues bibliothèques publiques. » L'auteur de la série d'articles \arquables publiés par le Serapeum, sous le titre de « Einige ktische Bemerkungen und Wünsche über die ôffentlichen Jiotheken in Preussen », et que nous avons déjà cités, proteste Chapitre VII, « Die Bibliothekare » (Serapeum, IIT, 1842, 249 ct suiv.), contre le déplorable système qui consiste à mer la place de bibliothécaire universitaire à l'un des profes-

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seurs de l’université. Sans avoir aucune connaissance bil phique, dit-il, et bien que n'ayant fait preuve d'aucune : spéciale, ce professeur se trouve promu comme un 1 machina à un poste de la plus haute importance; c'est manière de procéder contre laquelle on ne saurait s'élex trop d'énergie. Plus tard, Zozcer déclarait de même, article intitulé « Die Bibliothekwissenschaft » (Serape 1848, p. 33 et sq.), qu'ilétait indispensable de ne confier 1 tions de bibliothécaires qu’à des hommes décidés à s’y « tout entiers, et à faire de l’étude de la science des biblio le but exclusif de leur vie. Enfin, en 1860, Ruzanp, alors thécaire en chef à Wurzbourg, posait en principe que « p ne peut être à la fois bon bibliothécaire et bon professeu l'un, disait-il, c'est le professeur qui prédomine aux dé bibliothécaire ; dans l'autre, le bibliothécaire aux dépens fesseur. Si un bibliothécaire veut remplir convenable: poste qui lui est confié, il doit y consacrer sa vie. » C l'évidence même, et le moment vint enfin où tout le moi rendit compte. Mais alors que la question, déjà en partie dans la pratique, était sur le point de recevoir une solutic rique définitive, une voix s'éleva en faveur de l'ancien choses, celle du professeur Heixze, de Leipzig, qui, article du reste très intéressant, s'efforça de réfuter les arg d'Esrrr, de J Âcx, de ZoLcer, etc. Le travail de Huarwze par la Zeitschrift für die gesammte Staatswissenschaft, to 1870, p. 261-314, sous le titre de « Mittel und Aufgaben Universitätsbibliotheken ». (On en fit un tirage à part: gen, 1870). HeIxze partait de cette idée que le bibliothéc: chef n'avait pas besoin de prendre une part effective aux t de sa bibliothèque. Il suffisait, d'après lui, qu'il les dir, veillât à ce qu'ils fussent exécutés selon ses ordres. Or, di n'arrive-t-il pas souvent que tel directeur d’un grand éts ment scientifique s'occupe encore,en dehors deses fonctions: que celles-ci aient cependant à en souffrir, de travaux parti Pourquoi donc le professeur ne pourrait-il, tout en dinig bibliothèque, continuer à faire ses cours. Hans ajoutait un bibliothécaire, c’est-à-dire un « simple employé de thèque », rencontrait des obstacles : r mate, il ne saur

viter avec la même habileté qu’un « savant ayant le double tère de directeur de la bibliothèque et de professeur », et, conclure, il déclarait qu'à ses yeux « il était parfaitement nnable que le bibliothécaire de la bibliothèque universitaire n même temps professeur. » Inutile de dire que la théorie EINZE souleva une opposition des plus vives. Cf. plusieurs s articles parus sur cette question dansla Kôlnische Zeitung, , n°322, 2, 1871,n°11,2; un très remarquable article publié *’Allgemeine Zeitung, d'Augsbourg, 1871, n° 21, Beilage, 2-344, et surtout l'excellent travail de Anton KLerTre, édité en à Leipzig, sans nom d'auteuretintitulé : Die Selbständigkeit “bliothekarischen Berufes, mit Rücksicht auf die deut- : L'niversitäls-Bibliotheken. Contrairement à l'opinion de :E, KLETTE s'efforce de prouver que « la profession de biblioire est une carrière comme une autre et qu'il faut la consi- * comme telle »; à l'appui de sa thèse, il montre « qu'il existe science des bibliothèques », et qu'on ne peut, par consét, admettre que la première personne venue, fût-elle des instruites, soit capable, sans même connaître le premier mot tte science, de remplir le poste de bibliothécaire. Perznoznr uva les idées exposées par KLerre, et les défendit dans un e de l'Anseiger, 1871, n° 240; Cf. aussi « Die Universitätsotheken », Allgemeine Zeitung, 1871, n° 85, Beilage, 53-1454 ; « Zur Umgestaltung der deutschen Universitätsvtheken », thid., 1872, n°227, Beilage, p. 3482; voir en outre arisches Centralhlatt, 1871, n°16, col. 413, et « Zur Reform ‘erwaltung unserer Universitätsbibliotheken », Grenzhoten, nnée, 1871, 1°" sem., vol. II, p. 857. — Heinze répondit dans renzhoten, 1871, 2° sem., vol. I, p. 348-356. En Autriche, bert Jeitrezes, attaché à la bibliothèque de l’université de ,soutint, dans ses Grundzûge einer Reform der osterreichià Sfaats-Brhliotheken, Graz, 1872, les mêmes idées que ZE, préconisant « un sage amalgame entre la charge de prour et les fonctions de bibliothécaire », et ajoutant que « la tion n'était pas, à ce point de vue, la même en Autriche : Allemagne » (Anzeiger, de Perzuozor, 1871, n° 793). elques années plus tard, STEFFENHAGEN résuma cette longue rique et porta sur elle ce jugement définitif: « Dans cette

lutte d'opinions ct d'idées, tout observateur impartial re tra bien vite de quel côté sont les meilleurs argument: qui défendent l'ancien ordre de choses sont des homme haute valeur intellectuelle, sans doute, mais qui jugen façon superficielle, sans même chercher à se rendre comp anarche d'une grande bibliothèque, et sans connaître 1] gences d'ordre technique auxquelles le directeur d'un ét ment de ce genre doit pouvoir donner satisfaction. Quel au contraire, leurs adversaires ? Des hommes connaissant! la matière qu'ils traitent et livrant bataille pour les inté plus élevés de leur profession. Aujourd'hui, dans t métiers, on choisit pour diriger le travail celui qui a les c sances techniques les plus étendues ; comment donc adm si l'on n’a pas d'idées préconçues, que cette règle, qui définitive qu'une règle de bon sens, ne soit pas applica bibliothèques et qu'il faille, au contraire, leur donner administrateurs des gens qui n’y connaissent rien. Si l'o qu'un bibliothécaire dirige et surveille, il est absolumen saire qu'il connaisse ce qu'il doit diriger et surveiller. »

En 1880, Anton KzerTe prit pour la seconde fois la pai la question dont nous nous occupons dans un article ir « Die Selbständigkeit des bibliothekarischen Berufes. Mit sicht auf die deutschen Stadtbibliotheken.» (Cf. Die Wochen-Beilage der Frankfurter Presse, 1880, n° f, n° 6, p. 46; n° 8, p. 61), et Perzaupr, qui avait toujour avec sympathie la campagne entreprise en faveur de l'aut de la profession de bibliothécaires et y avait même pris, ai nous l'avons vu plus haut, une part effective, publia dan: zeiger (1880, n° 352) un nouvel article : « Ueber Professo Oberleiter von Bibliotheken ».

On s'est enfin décidé, disait-il, à choisir comme directe bibliothèques des hommes possédant les connaissances saires pour remplir convenablement cet emploi. Espéro dans cette voie on ne s'arrêtera plus et que les pouvoirs p qui ont la haute main sur les nominations, se persuader plus en plus que pour être bibliothécaire il ne suffit pas d'é savant, mais qu'il faut encore avoir fait des études spéc être versé à fond dans la science des bibl 1èques. On po

illetant la collection du Centralbhlatt f. B., retrouver ces s idées exprimées dans nombre d'articles ; nous nous conons de citer ici le passage suivant extrait de l'article-prone, « Zur Einführung », publié par la rédaction de cette tante revue, en tête de son premier numéro (I, p. 3 et : « I n'ya pas encore bien longtemps qu'on se demandait lait, en ce qui concerne l'administration des bibliothèques rsitaires, s'en tenir à l'ancien système, c'est-à-dire confier à ofesseurs les fonctions de directeurs, ou s'il ne valait pas choisir pour ce poste des hommes spéciaux, des bibliothéde carrière. Aujourd'hui, on ne peut mettre en doute que estion ne soit définitivement résolue. En ces dernières s, en effet, chaque fois qu’une place de bibliothécaire est ue vacante dans les universités allemandes on y a nommé liothécaire de profession, etce du consentement, et parfois sur la proposition, de l'université elle-même. Que cette isation nouvelle rencontre encore çà et là quelques adver- , peu importe ! il est maintenant trop tard pour revenir en e.» Nous souhaitons qu'il en soit ainsi.

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qu en ces derniers temps, la bibliographie et la science des hèques n'étaient pas enseignées dans les universités. Il y bien eu, il est vrai, en 1865, un cours de bibliographie propar Karl Esrreicuer à l'université de Varsovie (Cf. Anzeide Perzuount, 1865, n° 879), et des leçons de bibliologie par Tommaso (rar à l'université de Naples. (Ces leçons L publiées sous le titre de : Letture di hibliologia fatte R. Üniversità degli studi di Napoli, durante il primo (re del 1865. Torino, 1868 ; voir Anzeiger. de Perznozpr, n° 152, 158), mais ce n'avaient été que des exceptions. nment. le gouvernement allemand s'est, enfin, décidé à re la bibliographie et la bibliothéconomie parmi les res d'enseignement d'une université, et il a choisi l’uni-

versité de Gættingue, où le directeur de la bibliothèque, M. ls professeur Dziarzko, fait un cours sur les divers branches dela science des bibliothèques. En France, les jeunes gens qui se destinent à être bibliothécaires peuvent suivre, avec profit, les cours.de l'École des Chartes ct les leçons de bibliographie professées depuis quelques années par Ch.-V. LancLois à la Faculté des lettres de Paris. Pour entrer dans les bibliothèques universtaires françaises, il est nécessaire de subir un examen profsesionni (cf. Décret du 23 août 1879), comprenant des épreuves écrites el des épreuves orales. Voir le décret du 15 décembre 1885 dont les dispositions ont été reproduites par Le Livre,an. VII, n° 74, traduites par l'Anzeiger, de Perznoznr, 1886, n° 2513. Cf., es outre, | « Arrêté portant ouverture d'une session d'examen pos l'obtention du certificat d'aptitude aux fonctions de bibliotht caire dans les bibliothèques universitaires, du 19 février 1992. Revue des Bibliothèques, 11, 1892, p. 143; l'Arrêté du 21 dé. 18992, 1hrd., III, 1893, p. 45 ; enfin, et surtout, l'Arrêté fixant le conditions d'admissibilité au certificat d'aptitude pour les fonc tions de bibliothécaire universitaire, du 20 décembre 18995, qu l'on trouvera reproduit in extenso dans l’Appendice XIII. (Cf, Centralblatt, f. B., 1894, p. 334-335.)

Les examens d'entrée à la Bibliothèque Nationale sont régs par des règlements spéciaux. Un décret du Président de k République a spécifié les conditions qu'il fallait remplir pes pouvoir aspirer aux postes de surnuméraire et de sous-bibliothé caire. Cf. Bulletindes Bibliothèques, 1885, p. 4-8, et Anseïger. à Perzuoznr, 1886, n° 2464. Aux termes du 8 12 de ce décret té Anzeiger, 1885, n° 2064), nul ne peut devenir surnuméraire si n'est pas bachelier ès lettres ou és sciences et s'il n'a pes avec succès sôn examen d'admission ; le $ 13 stipule, es que nul ne peut être nommé sous-bibliothécaire s'il n’a pendant un an, au moins, les fonctions de surnuméraire ets! passé un second examen prouvant qu'il est apte à remplir sf nouveau poste.

En Allemagne, Ésert avait déjà demandé que les candidats fonctions de bibliothécaire justifiassent d'études suffisantes ct fussent obligés de subir un examen Beaucoup d'autres après lui ont expri : 26 vœux,

APPENDICE. Il. 4415

s formuler un programme d'études spéciales qui puisse servir base à l'examen en question. Ruzzmaxx, le premier, a indiqué 1 pourrait être ce programme dans la seconde partie de son rage déjà plusieurs fois cité : Die Bibliothekseinrichgskunde zum Teile einer gemeinsamen Organisation, die liotheksiwissenschaft als solche einem besonderen Universirtudium in Deutschland unterworfen. Il serait urgent, dit-il, u'il y ait dans une, et plus tard, si le besoin s’en faisait sentir, s plusieurs de nos universités, des cours, professés par des cialistes érudits, sur la science des bibliothèques » ; une fois ces rs terminés, « les étudiants subiraient, devant les professeurs nis en Jury d'examen, les épreuves donnant droit au certificat titude aux fonctions de bibliothécaire. » Dans un article lié par les Grenzhoten, 34 année, 1875, 1° semestre, vol. I, 36ctsuiv., intitulé : « Zur Reform unserer ôffentlichen Biblioken », STEFFENHAGEN fit toutefois remarquer que les cours et examens préconisés par Ruzzuaxx ne seraient pas suffisants ce qu'ils ne pourraient avoir en vue que des connaissances ‘ement théoriques et laisseraient absolument de côté la prépaon pratique qui, pourles bibliothécaires, est la plus importante. n'est pas dit, ajoutait STFFFENHAGEN, que parce qu'on a étudié ne façon théorique les principales questions de la science des hothèques on possède, par le fait même, les qualités et les acités voulues pour exercer le métier de bibliothécaire. C'est ralique, et la pratique seule, qui peut mettre ces qualités en ère. Si loute personne munie d'un diplôme d'aptitude aux ctions de bibliothécaire était en droit de prétendre à une place is les bibliothèques, il deviendrait dès lors impossible de se arrasser de celles qui, bien que possédant toutes les connaisces théoriques nécessaires, se montreraient incapables dans la tique. et ce serait là un grand danger. » Cf. aussi sur ce sujet rl KocuENDÔRFFER, « Zur Reform des Bibliothekwesens », dans (srenzhoten, 45° année, 1886, 1°' trimestre, p. 262-268, et les lexions publiées dans le Centralblatt f. B. (LUI, p. 153), à pos de cet article, par 0. F[arrwiG]. Aujourd'hui, la question résolue, du moins en ce qui concerne la Prusse. Un arrêté du décembre 1893 (Centralblatt f. B., XI, 1894, p. 77-79) ique les conditions qu'il faut remplir pour pouvoir entrer à

la Bibliothèque royale de Berlin, ou dans l’une quelconq bibliothèques universitaires prussiennes. Tout candidat aux tions de bibliothécaire dans l'un ou l'autre de ces établisse doit faire deux ans de stage comme « volontaire », s0 Bibliothèque royale, soit dans une bibliothèque universit: passer ensuite un examen professionnel spécial. Lorsqu'un homme désire entrer comme volontaire, il doit déposer son ficat de maturité indiquant qu'il a fait ses études classiq Allemagne, fournir la preuve qu'il a passé, devant une école rieure, les examens se rapportant à l’une des branches suivi: théologie, droit, médecine, philologie ou qu'il a été licencié dans une université allemande. L'examen profess: ne comprend que des épreuves orales. Le candidat doit en culier montrer qu'il connaît à fond tout ce qui concerne l' nistration des bibliothèques, le maniement des répertoires t grophiques et l'histoire littéraire générale; 1l faut, en : qu'il justifie d'une connaissance suffisante des langues ang française et italienne, et qu'il ait des notions générales de loire de l'écriture et du livre. On tient compte aux candids connaissances paléographiques qu'ils peuvent avoir ou des é spéciales qu'ils ont faites sur les incunables. Une fois q volontaire a passé son examen et prêté serment, il prend le d « assistant » et reste à la bibliothèque à laquelle il est att En cas d’insuccès, il peut, au bout de six mois, demander représenter une seconde fois. Le premier examen profession eu lieu à Gôttingue, le 25 juillet 1896. Cf. Centralblatt f. B..! p. 536. (Voir aussi sur cette question : « Les examens pr sionnels de bibliothécaire en France et à l'étranger, et le ré arrêté relatif aux bibliothèques universitaires de Prusse ». V. Monter, dans la Revue des Bibliothèques, V, 1905, p. 65- C'est à juste titre, selon nous, qu'on exige des candidats q aient terminé complètement leurs études universitaires. Ss point, nous partageons l'opinion exprimée par Kocsaës dans son travail mentionné pl 18 haut, et nous approuvosti réserve les observations présentées par S{cavirz] dans k( tralblall f. B., 1, p. 490 : « Celui-là seul, dit ce derser. possède une instruction sérieuse et qui connaît les méthoëss travail scientifique est apte àr ' açon

: die n'ai

> de bibliothécaire. C'est en s'adonnant à l'étude approie d'une science spéciale qu'on arrive à se fortifier l'esprit, Tiner pour mieux dire, et qu'on devient capable de s'orienter lement dans des sciences qui vous étaient jusque-là incon- . au point de pouvoir en suivre le développement et les pro- Il est donc nécessaire que tout bibliothécaire possède, dans * ou l'autre des branches de la science, une érudition étenet qu'il connaisse les procédés de la recherche scientifique utrement il ne serait qu'un employé d'un ordre inférieur, imple teneur de registres. »

: bibliothécaire doit s'efforcer, nous l'avons déjà dit, de coner dans la mesure de ses forces au développement et au prode la science des bibliothèques. Il a donc non seulement le mais le devoir de publier le résultat des travaux, qu'il ètre amené à entreprendre sur l'un des points quelconques tte science. C'est, du reste, le meilleur moyen pour lui de ver qu'il sait tenir avec distinction la place qu'il occupe , le monde savant. En dehors même de la science des biblioues, la bibliographie est du reste, pour lui, une mine d’une -sse vraiment inépuisable et dans laquelle il peut trouver à ni des sujets d'études. (Cf. G. Wenpezer, « Wissenschaftliche iographie — eine Aufgabe unserer Bibliotheksbeamten. » e Preussische Zeitung, 1885, n°* 97, 98, 1 Beilage, et à prode cet article les observations de O. Hfarrw1G] dans le Cenblatt f. B., 1, p.244). Le ministère de l'instruction publique alice, ainsi que l'avait fait avant lui celui d’Espagne et i que le fait régulièrement l'Académie des sciences de Paris, cidé récemment de décerner des prix aux meilleurs ouvrages bibliographie (Centralblatt f. B., 11, p. 196; Anzeiger de ZMOLDT, 1885, n° 1944;. N'y a-t-1l pas là comme une sorte icouragement pour les bibliothécaires ? et comment ne comnnent-ils pas qu'en raison de leurs fonctions ils sont mieux lifiés que qui que ce soit pour mener ces travaux à bonne fin ? s mème abuser des questions de bibliothéconomie ou de lingraphie pure, ils peuvent trouver dans l'exercice de leur fession nombre de sujets fournissant matière à des études littéraires, soit techniques. Les communications relatives au eloppement et à l'importance des collections de la biblio-

thèque, les descriptions des livres rares qui y sont cont les essais sur l'histoire de la bibliothèque, sur ses règlem sur la fréquentation plus ou moins grande du public, etc., a de points qui peuvent devenir des sujets d'articles intéres: Nous ne voulons pas dire que le bibliothécaire doive se ca ner d'une façon exclusive dans ces travaux professionnels — lement, et s'il trouve encore le temps, dans ses heures de | de poursuivre les études d'histoire, de philosophie, ou de autre science, qu il a commencées à l'université, nous ne pot qu'y applaudir. Nombre de bibliothécaires des plus sav remplissant leurs fonctions à la satisfaction de tous, et : contribué pour une large part à la diffusion et au progrès science des bibliothèques, ont su encore se créer, par des vaux de haute valeur, une réputation d’érudit, dans telle ou “branche scientifique, et rehausser ainsi, par leur mérite un sellement reconnu, l'éclat de leur profession. (Cf « Literary | rians », Library Journal, vol. VII, 1882, p. 29-30). C'es preuve qu'il ne faut pas prendre à la lettre le fameux : risme de Tenner : « The librarian who writes is lost ».: l'admet que ce ne soit qu'avec beaucoup de réserves, les restrictions que Tenner lui-même, par exemple, apporl cet autre aphorisme non moins connu et non moins Mark Parrisox : « T'he librarian who reads is lost. »

En Italie, les Bibliothèques nationales reçoivent des surni raires auxquels elles font donner l'instruction nécessaire | qu'ils puissent, au bout d'une année de service et après exa être promus au grade de sous-bibliothécaires. Pour connaitr dispositions relatives aux divers examens que les employés bibliothèques italiennes ont à subir, voir le Regolamentb p bibliotheche pubbliche governative approvato con r. decré 3464, del 28 ottobre 1885,e modificato con r. decrete n. 6: (serie 3*) del 25 ottobre 1889. Roma, 1889. (Cf. à ce propt Centralblatt f. B., 111, 1886, p. 40-41). L'Anssiger de Penn a publié une traduction allemande de ces règlements. Anaët 1886, n°” 2462, 2579. Voir aussi Guido Buaas, « Gli ess i bibliotecari », Aivisla delle Bibloteckhe, I, 1888, p. À R. Müxzez, « Das italienische Bibliotheks-Reglement v., J. 14 Centralblatt f. B., VIL, 1890, p. 223 Gr. ‘umagaius, Ut

loria ed oggetto dell insegnamentn bibliografico, Bologna, 891 : Tirage à part d'un travail publié d'abord par l'l'niversità, ov.-déc. 1890. En 1892, Frwacaizt a ouvert à l'Institut technque Carlo Catlanea, de Milan, un cours de bibliographie praique. dont le programme a été publié par le Giornale della ibreria, n° du 29 juillet 1891.

En Angleterre. le bibliothécaire de F'Athen:um de Londres, 4 R. Tevoër, dont nous parlions il v à qu'un moment, a insisté, lans nombre d'articles, sur la nécessité qu'il v avait à exiger les jeunes gens qui se deslinent à la profession de bibliothé- ‘aire des connaissances el une instruction spéciales, Cf. entre utres son essai : Zibrarianship às a profession. .\ paper read at he Cambridge meeting of the Library Assoctation. Sept. 188, ondon, 188$. Analvsé parS{[enciz: dans le Centralblalt, 1, p.488 &suiv..et signalé dans l'.fnzerger de Perznoibr, 1885, n°1942), et oir aussi les l'ransactions and proceedings of the 4. and 5. nnual meeting, London, 1884, p. 163-172. Les efforts de Trnner arent couronnés de succès, La Library A\ssoctalion décida que *s aspirants au litre de bibliothécaire devraient passer des exa- Lens spéciaux el obtint sain de cause. Après avoir discuté en 381. dans les Monthly notes, n° 8, Si fallait instituer un ou lusieurs examens, le Committee on the training of library rsixlants rédigea ensuite un programme définitif, qui fut “produit dans le Library Chrontele, 1. 188#, p. 183-186, et traait en allemand dans le Centralblatt [. BL, 1885, p. 33-34.

Au mois de juillet 1885 eut lieu le premier examen. En voir s résultats dans le Library Chronicle, 11, 1885, p. 93-96. CF. ess) Centralblatt f. BUT. p. 114.

Les questions posées aux candidats portaient sur Fhistoire litaire. la bibliographie el la bibliothéconomie. Des diplômes rent accordés à ceux qui avaient passé leurs examens d'une Con satisfaisante, Cf. « Report on examination scheme. » The Drary. HI, 1801, p.375-37%6, et « Examination of library assis- Qtss.thid.,p. 377-380, Un nouveau proramme d'examen a eté €splé par la 17° assemblée annuelle de Ha L. 1. [7 A. réunie à “fast. « New scheme of Librarv Association examination », 2e Library, VA. 1894, p. 314-316. CF. encore Miss SR. Jaues, VVomen librarians », thid.. IV, 1892, p. 214-215, et « A plan

Gnaxsez. — Manuel de Hihliothenn'imie. 2

450 BIBLIOTHÉCONOMIE

for providing technical instruction for library students and + tants », thid., p. 313-318, — J. J. Oure, « A summer sche library science », ébid.. p. 419-323, {L'auteur de ce de article demande qu'on fasse des cours sur la science des bi thèques, à l'université d'Oxford. — Miss Rienauwsos. « L riauship as à profession for women », ibid, VI, 1894. p.

En lerminant, nous jetterons un coup d'il sur ce qui se | dans l'Amérique du Nord. Commençons tout d'abord quer que, tandis que nes bibliothèqu el rlout pour but de satisfaire aux besoin: illeurs et des érudits, les bibliothèques publiques libre

s nalionale

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États-Unis aussi bien du reste que celles d'Angleterre avant toul destinées

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: Néanmoins, au delà de l'Océan comme ici.

reconnu que ceux qui voulaient embra bibliothécaire devaient JD, Menus, « The

r la professin y préparer suivant un plan détermine anidard of library service », Library d al, M INTS, p. -- dames L. Winrxey, « Selectins training library assistants », 1hid., VIL. 1882, p. 136 Wright Picuuen, « The value of a school for libr Did. XVT IRON, p. 10-44 — AL. Havwans e XVI L802, p. 478-480, — M montré le partisan cons idée. Dans une conférence faite en 1879 et rep Library Journal. Ne pe HR, le titre de ait déjà qu'on eréât. au siè lege. En LKN3. on

au Columbia College », un cours a des bibliothèques: Library Journal, XI RST PS Ce cours a lieu tous les ans, elle nombre des audits itre, LL

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es. O;, à ce propos, Miss” A arians», The Library, V, de 270-274, —Sui iles 7 du « Columbia College », voir: Miss M.W. Puumuen, a The 1bia College school of library economy from a student's point », Library Journal, XU, 1887, p. 363-364. — Drwer, The Library. , p. 374 et sq. — Depuis que Dewey es u directeur de la « New York State Library », les cours du rians College se font à Albany. CF. Du même, « Civil seraminations for New-York State Library », Library Jour- Ibid, XIV, 1889, p. 4, 133, 446, 479; York State Library school. Course “LL. 1893, p. 477-479; « Bulletin of ale Library of New-York », n° 1. A côté de l'école fondée ewey et qui reste {he pioneer and leader, il s'en est créé rlain nombre d'autres en ces dernières années; ce sont : ibrurs school of Pratt Institute, Brooklyn (oct. 18001, * Los Angeles Public Library (oct. 1891), of Drexel Insti- Philadelphie (oct. 1892), of the Armour Inslitute, Chicago 1803, of Denver Public Library (sepl. 1803) et enfin à rst la « Summer school of library economy » (1891), dirigée} arenen, Cf. « The library schools and training classes of niled States », Library Journal, XIX, 1894, p. 296-308. Le:

IV, {Page 172.)

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