PRÉPARATION DU PHOSPHORE. ISI
La réaction s'exprime ainsi :
U^a)< + 3 CM}, PbO^ + 3 se HO = ce + s «M), SO') 4- CaO I IK), PM^.
On flUre, et l'on évapore la solution à siccité, ce qui donne pooT résidu une masse pâteuse de phosphate aeîde que l'on mêle ■iM pour 100 de son poids de poussier de charbon. On chauRè aoélange dans une bassine, puis on le distille dans unecomue lagrès dont le col s'emmanche dans un récipient en cuivre contenant de l'eau {fig. 76).
Qk dégage d'abord de l'eau, puis du phosphore qui décomfUe nne petite quantité d'eau et fournit un peu d'hydrogène |ko8|ihoré spontanément inflammable qui met le feu à l'oxyde '(i:artwne produit dans la réaction.
itc-|-3(ooino, i'iie]=scao,piio> + ioa) + aiio + iPb.
U phosphore est filtré dans une caisse contenant de l'eau iluode et du noir animal, placé sur une plaque percée de trous, in retient les impuretés.
Pour préparer les biltons de phosphore, on le fond sous l'eau, <t«n l'aspire avec la bouche ou avec uuc poche en caoutchouc ta» des tubes en verre, en ayant soin de tenir toujours une woehe d'eau tiède au-dessus du phosphore, afin que ce corps «prenne pas feu.
Ou avait remarqué depuis fort longtemps que le phosphore ^Urionné à la lumière, ou soumis à diverses réactions, de- **•! rougeâtre sur les parois, et l'on avait admis à la ti'gf're que *«qi8 rouge est un oijde de phosphore. M. Sclirôtler d ^ie, reprenant l'examen de cette matière, constaViopld ""wBfwns ratiation de poids, dans le vide, dans les gu.uiei
182 PROPRIÉTÉS DU PHOSPHOnË.
comme l'azote , l'iiydrop^ène, etc., et i)ar suite que c*e8t une VA— riétc allotropique du phosphore.
On prépare aujourd'hui cette espèce de phosphore sur une assez grande échelle, parce qu'il sert à faire des allumettes, connues sous le nom d'allumettes au phosphore rouge ou au phosphore amorphe. L'opération se fait dans de grandes chaudières en fonte. On y introduit du phosphore ordinaire, puis on recouvre ce vase d'un couvercle que l'on ferme hermétiquement. Ce coavercle porte un tuhe en métal dont l'autre extrémité plonge dans du mercure. Comme il faut, pour obtenir le phosphore rouge, chauffer l'autre variété dans des limites de température trèsvoisines de 240°, la chaudière repose dans un bain de sable placé lui-même dans un bain d'alliage de plomb et d'étain où plongent des thermomètres. On chauffe très-lentement pour chasser l'eau qui baigne le phosphore ordinaire, et quand il ne s'en dégage plus dans le mercure, on élève la température vers 240» et on la maintient pendant huit à dix jours. Au bout de ce temps oa laisse refroidir la masse, on la concasse, on la pulvérise et on la lave avec une solution de soude faible, puis avec du sulfure de carbone pour enlever le phosphore ordinaire non transformé.
Ces deux variétés sont entièriMiicnt diffi'î rentes, comme le montre le tableau suivant :
Phosphore ordinaire. Phosphore inodiQé.
ïncoloro Rouge.
Très- vénéneux Tout à fait sans danger.
Cristallisé en dodécaèdres du système régulier Amorphe.
Soluble dans le sulfure de carbone, dans réllier. les essences Insoluble dans ce.s liquides.
Mou et flexible s'il est pur Dur, cassant , pulvérisable.
Odorant et pliosphorescenl Sans odeur, non phosphoresc«il.
Translucide Opaque.
DiMisité 1,83 Densité 1 ,96
l'o:id à 44"2 hifusible.
lioiit à 29'»" Ne bout pas ; se transforme au-d»-
siis de ?60° en phosphore ordinaire, mais la transformation dp s'accomplit que lentement à molB»
qu'on ne chauffe à des tenipéntures très-supt'^rieures à 200*-
il i'oxyde avev. rapiiliti^ dans Vaiv U se mouille à la lunpie dan* 1*^ humide et prend feu à GO" \\uw\\àc/\\isf«aX^
Plioq)hore ordinaire. Phosphore modifié.
Il se combine avec explosion au II est faiblement attaqué par le sou-
soofre; il est Tiveinent attaqué ire; il ne Fest pas par Tacide azo-
jttrracide azotique et par les se- tique et par les solutions alca-
faitions alcalines faibles Unes faibles.
Propriétés. — La phosphorescence, se produit avec la modification blanche du phosphore dans deux circonstances bien différentes. Du phosphore luit dans le vide, dans un gaz inerte comme l'azote, et le phénomène se manifeste tant que l'espace n'est pas saturé de vapeur de phosphore. Chose singulière, il ne 66 déclare pas dans l'oxygène pur. Par conséquent il y a ^liosphorescence possible sans oxydation.
D'autre part, le phosphore luit dans l'air et s'oxyde. Nous irons dit que la phosphorescence n'a pas lieu avec l'oxygène dans les conditions ordinaires. Mais vient-on à diminuer la ivession de l'oxygène, soit par un vide partiel, soit en le mêlant ide l'azote, de l'hydrogène, aussitôt le phénomène* se déclare. Jusque le phosphore est abandonné dans l'air humide , il répond des fumées blanches qui sont dues à une formation légère il'azotite d'ammoniaque produit par les éléments de l'air et de feau. Le composé du phosphore qui prend naissance est l'acide phosphoreux. Les fumées et l'oxydation du phosphore n'ont pas Jieu si l'air contient une faible proportion d'hydrogène sulfuré, %drogène bicarboné, d'alcool, d'éther, d'essence de térél^eûthine. Tous ces faits singuliers n'ont pas reçu d'explication satisfaisante.
Le phosphore prend feu à 60^ dans l'oxygène ou dans l'air, et brûle avec une lumière très-éclatante : il se forme de l'acide pbosphorique. Un frottement un peu brusque, le contact de ^ux bâtons de phosphore en amènent l'inflammation; aussi loit-on le conserver toujours sous l'eau. Les brûlures par cet 'gent sont très-dangereuses, parce que l'acide phosphorique est îïtpêmeiiient corrosif.
Lephus;)hore est un combustible par excellence; le chlore et « brome l'attaquent mieux encore que ne le font l'oxygène et le ioufire, car il prend feu spontanément en présence de ces corps.
Le phosphore est presque exclusivement employé à la fabrica- *«ï des allumettes. Une allumette ordinaire se compose d'un ï^rceau de bois soufré sur lequel on dépose une pâte formée ^ phosphore amené à une division extrême dans uu ttvvievla.^o. psis et coJoré.