EMPOISONNEMENTS PAR LE PHOSPHORE
On a quelquefois besoin du phosphore divisé; pour l'ohlonir M met de Teau tiède et une petite quantité de [)hos[)hore ordiuire dans un flacon. On fait reposer ce vase dans une capsule ^e d'eau tiède que l'on chauffe lé^^èrenient. Lors(|ue le |)hosphore est fondu ^ on agite vivifient h; flacon sous im courant d'eau froide jusqu'à solidifu'.ation coniph';te.
Impoisonnements par le phosphore. — La va[)eur de phosphore possède une action énerf;i(|ue sur les os. On a remarqué que les os du nez des ouvriers^ dans les fahri(|ues de [)hosphore et d'aHumettes, se carient et se rongent si des [irécautions ne sont pas prises pour les niettrt; à l'abri des vapeurs & ce corps.
les empoisonnements par le phosphore^ très-rares autrefois^ ntdevenus malheureusement très-fré(|nents. (a* corps occupe kpremier rang dans la statistique criniinelle^ et dans (tes six derlières années il y a eu 103 poursuit(;s au sujcît d'cîuipoison- Knents par le phosphore et 28 seulement pour des empoison- Mnents par l'arsenic. L'emploi si commun des allumettes vA de h pâte phosphorée contre les animaux nuisibles^ mettant le phosphore entre toutes les mains ^ est la cause de cet accrois- ■nwnt extraordinaire.
97. L'empoisonnement par le [)hosphore se présente avec des dnctèrcs variables^ et sa marche est souvent si bizarre ([ue le %no8tic est souvent très-difficile.
Lorsqu'il a été administré à l'état solide , l'effet n'est pas imtUiat. Au bout d'une heure ou deux il se déclare de vives ^Mdeors à la gorge^ un gonflement de la langue^ des nausées tus Tomissem.eni8 et enfln des vomissentents muqueux ou tteiix suivis de coliques et de diarrhée. Ces accidents ne 'mt pas au delà de trente-six heures^ et souvent alors il s(i PnNluit un état de calme tel que le malade paraît guéri , mais M à coup il meurt sans accidents nouveaux. D'autres fois cette sédation est très-courte; vers le troisième jour^ les vo- ■ittements reparaissent accumipagnés d'évacuations alvines. L'ictère a|>paralt, puis il se déclare des convulsions , du délire et enfin le coma^ que la mort suit du se[)tiènie au douzième
Dlun d'autres cas cette action sur le système digc^stif est acciiBptgnce d'une attaque du système nerveux. On observe un ^pNirdissement suivi de cram[)es violentes ^ de syncopes freinâtes et prolongées, lia voix s'éteint, la prostration augnu^nte etpeul durer cinq à six joui-s. Vers cette épbquiî une emtaluiu
lui RECHERCBES DU PHOSPHORt:
l'iirAiii'- «e déclare, le dcHre apparaît soudain, et vnfîn l'iitji i'jiiimUui précurseur de la mort qui a lieu vers le mt^ine la|ia di b?m|M que dans te cas précédent. i
Il Mt une troisième marche de l' empoisonnement plus lenU et plu« diRînIe à reconnaître. Le début est le même, naU Il '-Ml moins doulourcui, et les vomissements sont sanguinU Ot état «e calme , et la période de sédation peut durer i^ih «intir* semaines, à tel point qae le malade parait en voie Cdm-i fflkte de ^érison. Tout à coup il se déclare une bémorriii|!i4 du nn ou d'une autre partie du corps, suivie bientôt i'vs^ roule d'autres qui prennent toutes les *oies. Le sang esl iBf vcîiu trt>s- liquide, et le malade en perd tant qu'il s'engourdit M ■'uffainfte gtcu à peu. Le système nerveux s'attaque , et le am ladc meurt souvent sept à huit mois après les premiers acâ' dt-nt»,
Chez les jeunes enfonts les symptômes se réduisent souvent ^ de» crampes, des convulsions, de l'engourdissement. La mon arrive au bout d'un à deux jours. i
On voit par ces symptômes si divers qu'il est ditHcile de cUw ner le phosphore parmi les poisons. Cependant quand il I «W administré à l'état solide, — et c'est le cas le plus rréquenl, -~* Il excite, corrode les points touchés, il va même jusqu'à partÙrBl \n parois du tuhe digestif; aussi le classe-t-on iioelqucfois ftirïti te» poisons excitants ou i;orrosifs. \
On ne connaît pas de contrepoison certain du phosphore^ il hut donc, se hftter de faire évacuer le poison par tous les mojesn possibles. Cependant M. Peraoniie vient d'annoncer quel')» (te térébenthine est un bon antidote du phosphore.
Il est difficile de conclure lerapoisonnement par le | diorc de l'examen de sym]rtfime8 aussi variés. Ce poison n ^aiide imrtie dans les urines; aussi doit-on essayer V^
n l'urine contenue dans la vessie. On a été fort loagleB|> t BBM méthode commode et exacte pour dcri' " n a fait connaître une qiâ . Elle repose sur la propricle dm*' I Hilrèmemenl faibles de phoi- ; .. -s dans robscurité. L'appawl' t chambre aussi obscure que posûblï
fourneau A dont ta llamme est cadl^ a par un bain de sable sur lequel est u» "É \\u: les maliêtes sosiJectes.
Clube droit ou contourné, entoaré d'eau froidfi. D, flacon où se condense le produit de la disUilation.
On divise les organes en petits fragments, et après en avoir ^nne bouillie claire, on y ajoute un peu d'acide sulfui'ii|ne du ^ à rendre la lîqueui ai idi , car »i la liqueur ttait duimo '■iKale.la phosphorescence ne se dcriarcrait pas Cette absence 'clueursa lieu pareille ment loisque les vapeurs renfti ini ut <'' l'dcool, de la créosote , de la tut Lbentluiie, etc
lest préféralile, dans ce di luiir cas, de fane la disiillatiun ^ un courant d'acide carbonique On prepai e < e ga/ par U "itthode ordinaire, on le lave dans dt 1 eau, U ort le fait ain 'T par un tube dans le liallun di 1 appareil pmedeiit II i^t "K qu'on soit obligé de recouru a telle modification , d ail ^i>n, en supposant que les lueurs ne se loient pas produite'-, un *Jiltimjours rechercher les composes oxygènes du phosphore' ''usleliquidedu flacon.
U vapeur d'eau entraîne de la vapeur de phosphore qui réfui une lueur dans le tube à partir du point où l'eau se eon- Hsnse: il faut dune renouveler l'eau sans cesse. Avec le produit '''un« allumette introduit dans 3(10 grammes d'aliments on titi-
188 COMPOSÉS HYDROGÉNÉS
serve pendant 20 minutes au moins un anneau pliosphons dans le tube C.
Le liquide recueilli dans le llacon, agité dans rubscurité raît un corps en feu et il répand une odeur alliacée. II coi un mélanj^e d'aci<Ie phosplioreux et d'acide phosphuriqu lui ajoute quel(j[ues gouttes d'acide azotique, on évapore cément à sec et l'on reprend par l'eau ; cette liqueur ne n mant [)lus alors (jue de l'acide phosphorique, on rechere corps par ses réactifs ordinaires.
M. Dusart a eu l'idée d'applicpier à la recherche du phos la proi)riété que possède ce corps de colorer en vert la 11 de l'hydrogène.
On prend le li(iuide (jni s'est condensé dans le flacon, y ajoute du nitrate d'ai'gent; il se forme un précipité de phure d'argent. On l'introduit dans un appareil de Marsl le tube recourbé est terminé par un ajutage de platine. S matière contient du phosphore la flamme, écrasée par ur coupe de porcelaine, au lieu d'être incolore, présente un teinte vert-érmmxuie,