DE L'ACIDE CARBONIQUE
laine contenant un poids connu de charbon^ aussi [)ur que
)le^ placé dans une nacelle de platine. opéraient sur de très-petites quantités de charbon, et ils dent suivre ce tube d'un tube en verre chauffé, renfermant fFoxyde de cuivre, dans la crainte qu'une certaine quantité l'diarbon ait été oxydée incomplètement et transformée en
de carbone. Ils recueillaient l'acide carbonique dans des
pesés contenant de la potasse: de l'augmentation de poids ices tubes ils concluaient la quantité d'acide carbonique. Dans
où le charbon n'était pas tout à fait débarrassé de ma-
minérales, celles-ci restaient dans la nacelle et on défal-
leur poids, est résulté des nombreuses synthèses faites, par cette mé-
pondérale, sur le diamant et sur les autres variétés de
)on que
6 de carbone sont unis à 1 6 d^oxygène el formeul
22 diacide carbonique.
,0n considère souvent ce poids 22 comme l'équivalent de cet 5, parce que c'est la quantité qui s'unit à 47 de potasse et à ihralent des autres bases pour formtîr les carbonates les répandus dans la nature et appelés neutres. Mais ce que tavons dit au sujet de l'acide sulfureux ( page 140) s'applique fidde carbonique, parce qu'il est bibasique, et il conviende doubler sa formule et son équivalent : on aurait alors
.L'acide carbonique est fort employé pour la préparation des gazeuses, dont il constitue le principe acidulé. ). Action de Pacide carbonique et de Toxyde de |W)oae sur Péconomie animale. — Quoique l'acide carbo- ■i^nese forme sans cesse dans la respiration, ce n'est pas un ftzsans danger.
On a remarqué depuis longtemps que le gaz carbonique et sa ^lution ont une action excitante très-énergique : aussi a-t-on ^ dans certains établissements thermaux des douches et des ^^ de cet acide, et Tadministre-t-on en vue de stimuler l'éco- *iomie et de produire une réaction générale. La peau se colore ^t s'échauffe, la transpiration s'accroît, et si l'action était trop PWlongée il en résulterait de la surexcitation, une céphalalgie plus ou moins vive^ suivie d'accidents graves et même de \^,m^\\..
236 ACTION DES COMPOSÉS OXYGÉNÉS j
M. F. Leblanc a constaté que des chiens éprouvaient un laise non douteux dans de l'air ne contenant que o pour d'acide carbonique, et M. Claude Bernard a vu des oiseaux comber dans des atmosphères artificielles contenant au' plus munie d'oxygène que l'air ordinaire, où l'azote avaiif ^ partiellement ou totalement remplacé par de l'acide carboni
L'explication donnée par M. Bernard est très-rationnelle.
Le sang veineux perd dans le poumon une certaine qu d'acide carbonique et devient sang artériel par la fixaticm' l'oxygène. Or, si l'air est trop chargé . d'acide carbonique, échange ne s'opère que d'une manière insuffisante, et l'as] en est la suite inévitable. Le gaz carbonique s'opposerait en mot il l'absorption de l' oxygène par le sang ou du moins Te verait. Faisons arriver dans le fond d'une cloche remplie d'air] contenant un oiseau, 10 à 15 centimètres cubes d'eau de au bout de quelques instants l'animal succombera.
L'acide carbonique à petite dose produit l'anesthésie , et l'a fait ser>ir (pielquefois à cet usage, mais il faut prendre grandes précautions et le délayer dans beaucoup d'air.
Ce giiz se dégage spontanément de la bouche des volcans, de beaucoup de fissures naturelles. En vertu de sa densité il s'accumule à la partie inférieure de certaines local dans les caves i>ar exemple. On se préservera de tout danger vse faisiuit pivcéder par une bougie dans les endroits où cegax produit. Si elle ne s'éteint pas on ne court aucun risque, si s'éteint il faut rebrousser chemin. Pour débarrasser la locaBi de ce g;u méphitique il faudni établir un courant d'air, et ilf sorber le gîiz acide p;ir une base telle que la chaux éteinte di l'ammoniaque.
L'oxmIc de carluMie est bi^aucoup plus dangereux que l'aci* carbonique : î centième de ce gaz produit en quelques minuta la mort d'un oiseau, et 4 ou Ti centièmes le tuent instantanément M. F. Leldanc .
IVaprès M. C IWrnartl, Toxxde de carbone déplace Toxygcne des globuK^ du Siuiget il ne jKHit phis être déplacé par cegaZt de sorlo que les globules ne fixant plus l'oxygène, Tasphyiie eA inévitable. ^
Ia* giii o\\ de de carbone colore le sang en rouge à la façon de roxvgène, mais celle action* qui dis|virah avec ce dernier ^ |iersiste a\tH' le priMuier.
AUr ttmfm\ — N«»us euiprunleriuis les résultats suivants à-ui nmêtquMe travail de H. V\U'V>Uuc.