‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 143 sur 508 · BORE. ACIDE BORIQUE · texte numérisé non relu

BORE. ACIDE BORIQUE

Le bure amurplje est une pourdi'e verdùlrL», infusiblu, if brûle trÈB-faciiemenl dans l'oxygfcne en donnant de l'acide i) rique. Il devient incandescent dans l'azote au rouge sunibre produisant des cristaux d'azoture de bore; c'est une des tr rares propriétés positives de l'azote. Le titane, corps que t doit placer à côté du bore dans une elassiBcation natuHi prend également feu dans l'azote. La bore brûle plus aisé dans les composés gazeux de l'oxygËne et de l'azote et l'air, parce qu'il s'unit k leurs deux éléments.

Le bore amorphe réduit les oxydes comme le charboUi attaque anssi les sulfures et les chlonires.

Le bore cristallisé possède une couleur jaune oïlj densitéesl2,69. Sa transpareuce, sa réfringence, et I comparables à celles du diamant. Il ne cristallise comme lui, mais dans le système tétragoual. llrenre

2 à 5 pour <00 de carbone. Ce diamant de bore est ment combustible, et il se gonile avant de brûler comme k le diamant ordinaire, il n'est attaqué que parles alcalis Fond

Slliolam. — Le silicium amorphe se prépare en Tondant

fluosilicate de potasse avec le sodium.

Le silicium cristallisé s'obtient en jetant dans un ureusetrof

3 parties detluosiiicate dépotasse,! partie de zinc, et 1 partie sodium, et en chaufTant au point où le zinc se volatilise,, trouve dans le creuset un culot de zinc contenant des cristwi silicium que l'on isole en dissolvant le zinc dans l'acide d ' bjdrique.

Le silicium amorpbe est une poudre brune, Tusible vei» degrés. Il brûle facilement, et les solutions d'alcalis et ifl fiuorhydriquc l'attaquent; fortement chautfé, il perAtXtfl priétés. Le silicium cristallise en octaèdres réguliers. Il e8l que, rougeâtre, métallique, moins dur que le carbone et te cristallisé. Sa densité est 2, 49. 11 ne brûle pasdans l'air, as qu'il ne soit mêlé â un carbonate alcalin. Le chlore l'attaq chaud.

HT. Acide bopique, BoO*. — Le sol des environs de)l Roiondo en Toscane est crevassé, et il s'échappe de ce» vasses de la vajieur d'eau entraînant divers corps qui, an à la surface, se dissolvent dans cette eau ou se dégagent. ?, les premiers se trouve surtout de l'acide borique, et parmi seconds de l'acide sulChydrique.

H. de Larderel eut l'idée de régulariser cette condensatioai turelle de i'acide borique en taisanX Tiivktltc les gai dans >

ACIDE BORIQUE. tbi

nssins glaisés disposés en gradins de façon que l'eau y arrivée m bassin inférieur, renfermât une proportion sensible d'acide loriqne.

Cette eau est alors évaporée dans de grandes cuves en ilomb chauflees par les gaz chauds sortant du sol : l'acide 1m»rîqiie crislallise. On le dessèche par le même moyen.

Cet acide est impur. On le redissout dans l'eau , on y ajoute an excès de carbonate de soude, et l'on fait cristalliser le borate de soude. Ce sel, appelé borax, est d'ailleurs beaucoup plus usité que l'acide borique. Pour en retirer l'acide borique pur, on dissout le borax dans 2 parties et demie d*eau bouillante, et on y verse de l'acide chlorhydrique jusqu'à ce que la liqueur oÀOK le tournesol en rouge pelure d'oignon : l'acide borique cristallise par le refroidissement en belles écaUles nacrées dont la formule est BoO' 3H0.

Ce corps fond dans son eau de cristallisation, puis il se bourfloofle, et enfin il fond en un verre transparent d'acide anhydre ^Ton peut couler et tirer en fils.

0 n'est pas absolument fixe, car Ebelmen, ayant chaufTé dans les fours à porcelaine de Sèvres, de l'alumine dissoute dans de Tadde borique, celui-ci s'évapora lentement, et l'alumine se défasa en cristaux semblables aux cristaux d'alumine naturelle, b introduisant dans ce mélange une proportion très-faible d'un oiyde colorant, il obtint des cristaux microscopiques d'alumine colorée ayant la composition, la couleur et la forme du rubis, de l'améthyste et de la topaze orientales.

L'acide borique dissous dans l'eau ou dans l'alcool est entraîné Notablement par la distillation de ces liquide^. ■ Cest un acide faible qui partage avec les alcalis la propriété 4e rougir la couleur jaune du curcuma, et qui communique le longe vineux au tournesol. En raison de sa fixité, il chasse au *wige l'acide sulfurique de ses sels. L'acide borique, ou un boftte mêlé à l'acide sulfurique, délayé dans de l'alcool, communique à celui-ci la propriété de brûler avec une flamme verte. €e caractère et celui que donne le curcuma sont caractéristiipies pour l'acide borique.

U charbon et le chlore ne l'attaquent pas isolément, mais lorsque Ton dirige du chlore sur un mélange de chai*bon et d'acide Iwrique, il distille une vapeur, liquéfiable à 17°, qui est le chlonire de bore,

BoO^ -y- 5 C + 3 Ci = BoCl' + 3 CO.

254 ACIDE SILIGIQLE.

Ce corps est décomposable par l'eau ,

BoCl^ +3HO==Bo03 +3HC1.

Le soufre seul n'attaque pas cet acide, mais le sulfure de ca^j hone le change en sulfure Bo S"*. Ce sulfure e§t solide, décomposable par l'eau, et il est probable que c'est à sa décomposition' dans le sol que l'on doit l'acide borique en Toscane.

Un mélange de 2 parties de fluorure de calcium, de 1 partie! d'acide borique et de 10 parties d'acide sulfuriquc, légêremeiti chauffé, dégage du fluorure de bore BoFl'; c'est le gaz le plnj fumant que l'on connaisse ; il se dissout dans l'eau en se décon- • posant.

On introduit aujourd'hui de l'acide borique dans certaines poteries. Il dissout les oxydes métalliques lorsqu'il est fondu, et le verre obtenu prend des couleurs souvent caractéristiques : k manganèse le teint en améthyste , le cobalt en bleu, le cuivre en vert bleu. On en imprègne la mèche des bougies; il sertàthtrifier les cendriîs de la matière brûlée.

ii8. Acide silicique ou silice SiO'. — Ce corps est, avec le carbonate de chaux, la roche la plus commune de l'écorcedtt globe ; il est la base des terrains primitifs formés par voie ignée. Il constitue le cristal de roche ou quartz hyalin, le grès, le silex, la pierre meulière, le sable siliceux, l'agate, l'opale. 11 se sépare en flocons des Geysers d'Islande (sources jaillissantes).

Les micas, les feldspaths, les granités en contiennent dei proportions considérables.

Le quartz cristallise en prismes à six pans terminés par des py- -1 ramides à six faces. Le quartz et les autres variétés cristalline» *i de la silice ont 2,6 pour densité. Elles se dissolvent à peine dan» les solutions alcalines bouillantes; l'acide fluorhydrique est te seul acide qui les attaque.

Le quartz fondu ou fortement calciné n'a plus que 2,21 ^ «iensité ; il est alors soluble dans les solutions alcalines* bouillantes. Pour préparer l'acide silicique hydraté on fond au rouge, dans un creuset en terre, i partie de verre pilé ou de sable atef i parties de carbonate de potasse. On maintient la masse en fusion pendant une demi-heure, et on la coule; il en résulte une matière vitreuse, qui est un mélange de silicate et «le

rbonate de potasse, qu'on traite i)ar l'eau; la solution ob-

ue était appelée autrefois la Mqucur des rmlkma', L(»rs<im y verse un acide, \\ so vvôâvWv^ ^ç^ \îi 'jWv^^ , ç^us furiut

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