CYANURE DE POTASSIUM
on le chauffe modérément, enfin on le porte au rouge dansi creuset en fer. On retire le creuset du feu lorsque la matière dégage plus de gaz, et on Tépuise par l'alcool bouillant : le nure de potassium se dissout, et il reste un résida noir, loi carbure de fer et de charbon.
On le prépare plus économiquement en fondant au dans un creuset de fèr un mélange de 3 p. de carbonate de] tasse et de 8 p. de cyanure jaune. Le fer se précipite au du creuset, et le cyanure de potassium prend l'état liqi on le décante. Dans ce cas il contient toujours une quantité de cyanate alcalin.
Le cyanure de potassium se présente en plaques bl ressemblant à la potasse. 11 est très-soluble dans l'eau et l'alcool. 11 s'altère en présence de l'air, et répand l'odeur i( cide prussiquc ; il contient alors du carbonate de potasse, devient incomplètement soluble dans l'alcool. On l'emploie^ potion, en sirop et mieux en simple solution. Il est usité les mêmes cas que l'acide cyanhydrique, c'est-à-dire pour battre les affections nerveuses.
Beaucoup de médecins ont l'habitude, lorsqu'ils ordoi le cyanure de potassium, d'indiquer de le dissoudre dans Vi de laurier-cerise, en vue probablement d'accrditre l'action médicament. Dans ce cas la liqueur se trouble peu de après sa préparation, et dépose une substance jaune (l L'expérience a montré que la proportion d'acide cyanbyi décroit au fur et à mesure de la précipitation de ce corps ; qneM solutions faites avec l'eau de laurier-cerise s'appautrisBent pM vite que celles qu'on a préparées avec l'eau pure, et que lespnB mières solutions s'enrichissent beaucoup plus vite que les Mf condes en ammoniaque, dont l'azote provient de l'acide cyanhy* drique. Ainsi l'eau de laurier-cerise favorise la décompoeitiol du cyanure de potassium, et ne doit pas être employée cofflOi' véhicule de ce sel.
158. Caractères des aela de potassa et de sonda. -^ Pour reconnaître la potasse dans une liqueur on commeuee fH faire une solution très-concentrée du sel, parce qu'aucun cofr posé salin de ce métal n'est insoluble.
On verse dans cette solution :
de Tacide perchlorique : préci|4té blanc crtstallin ; de Tacide tartrique idem,
du sulfate d^alumuve idem.
ACTION TOXIQUE DES ALCALI». 3o9
Ces précipités ue se produisent souvent que par l'agitation me de la liqueur.
Le meilleur moyen consiste à verser dans la liqueur une solution de bichlorure de platine. Il se forme par l'agitation un [irécipité jaune qui est un chlorure double , KGl y Pt Cl*. Ce InécipHé est un peu soluble , mais il ne se dissout pas dans *eau contenant son volume d'alcool : aussi^ quand on veut loaer la potasse , on étend la liqueur avec son volume d'alseol, et on lave le précipité sur un filtre avec de l'eau forteiient alcoolisée. On calcine le filtre et on pèse le résidu/ qui est Eormé de \ équivalent de platine et de 1 équivalent de chlorure de potassium.
. L'embarras est tout à fait grand lorsqu'il s'agit de reconnaître la soude. On ne connaît qu'un réactif, fort difficile à préparer, rapidement altérable, qui précipite cet alcali et ne précipite pas la potasse : c'est le biméta-antimoniate de potasse (M. Frémy) (102).
139.' Bmpoisoniiemeiits par la potasse et ses composés. — L'action des alcalis caustiques sur l'organisme a la phn grande analogie avec celle des acides : ce sont, comme eii\, des substances corrosives. Nous renvoyons pour les symptômes et les lésions ^ ce que nous avons dit (71). Les lésions sont plus étendues que dans le cas des acides ; les parois entières de l'estomac sont corrodées, ramollies, dissoutes. • n est difficile de constater la présence des alcalis à l'état de liberté dans les matières vomies ou dans les viscères, à moins que Ton n'opère immédiatement après l'empoisonnement et qu'on ne les ait enfermées aussitôt dans des vases bouchés, parce que ces corps se carbonatent dans l'air.
Pour rechercher les alcalis on coupe l'estomac, les intestins en menus morceaux, et on les met en macération dans un flacon bouché, avec de l'eau distillée bouillie. Au bout de douze heures h bouillie est exprimée dans un linge, puis lavco, et le li({uide est filtré. Ce liquide bleuit énergiquement le papi<T rouge de tonesol. On le divise en deux parties égales. Dans la prelûère moitié on verse un excès de chlorure de barium, qui précipite tout le carbonate alcalin :
K O , C 0« + Ba Cl = Ba O, C 0^ + K Cl ,
^ filtn» le mélange ; s'il y a de l'alcali caustique la licfueur Wtrwîest fortement alcaline, parce qu'il s'est formé de la baryte ; •»« en prend le litre a)ealimrtriquc. On fait un cssaV a\ca\mft-