CIMENTS. PLATRE
eut ridée de faire des chaux hydrauliques directement, et u-J jourd'hui on en fabrique artificiellement d'immenses q en mêlant sous des meules i p. d'argile et 4 p. de craie, et formant avec ce mélange des briquettes que Ton soumet à dessiccation et à la calcination.
Les Romains connaissaient certains produits volcaniques, ap-' pelés pouzzolanes, qui, par le simple mélange avec de la cbûri grasse^ lui donnent la propriété de durcir sous l'eau.
Les argiles calcinées, les débris de briques, de tuiles, etc., 10 comportent comme les pouzzolanes naturelles, et on fait magi aujourd'hui de ces mélanges, appelés morilerê hydraidk(Hii dans les constructions sous l'eau.
Les chaux et les mortiers hydrauliques précédents sontatUhî qués par les sels de l'eau de mer. On fabrique depuis quelque I temps des matières analogues, nommées ctm«nls de Portland, qrf^ ont le double avantage de ne pas faire prise instantanément, et éé ne pas être attaquées par l'eau de mer. Ce résultat paraH dû i une cuisson très-forte et à la présence d'une petite quantité de sel alcalin tel que le chlorure de sodium.
SULFATE DE CriAUX.
164. Nous avons vu, à propos des chlorures alcalins naturels (154), que le sulfate de chaux existe dans la nature i l'état anhydre (anhydrite). On rencontre aussi le sulfate de chaux hydraté, c'est le gypse, ou pierre à plâtre, CaO,SO* 2 HO. Ce corps se trouve abondamment sur la rive droite de la Seine à Paris. Les buttes Ghaumont,Montreuil, Montmartre ont été m sont le siège d'exploitations importantes de cette matière.
Elle cristallise dans le système klinorhombique ; ce sontd'<x^ dinaire de petits cristaux enchevêtrés, ou des masses lenticulaires aplaties. On la rencontre aussi en masses feuilletéo» transparentes sur une petite épaisseur, qui ont la forme du fer (l'une lance. Ces cristaux se séparent facilement en feuillet» très-minces. Leur dureté est si faible qu'ils sont rayés par l'ongle.
L'eau en dissout plus de 2 millièmes; cette solubilité présente un maximum vers 36, comme le sulfate de soude (145). Leseaox gypseuses sont impropres au savonnage, à la cuisson des légumes; elles donnent dans les chaudières des incrustations beaucoup plus adhérentes que le carbonate de chaux. On les désigne» avons-nous dit (39), sous le nom d'eaux séléniteuses. Le gypse perd son eau a \W . "Sv \^ c^Vî.\w^l\ou a été pro-