PRÉFACE
Quel que soit le but qu'on se propose en faisant l'étude de la chimie, que Ton se destine à la médecine, à la pharmacie, à l'agriculture, à l'industrie, ou à la science pure, il est un fonds commun que chacun doit connaître et qui constitue la chimie générale.
Outre ces points fondamentaux, le médecin et le pharmacien trouveront dans ce traité des renseignements sommaires, . mais suffisants, j'espère, sur les questions qui intéressent l'art de guérir. Ainsi, après avoir décrit la préparation et les propriétés physiques et chimiques (\e l'acide sulfurique, de Tiodure de potassium et de Ta* cidecyanhydrique, j'indique les procédés par lesquels on constate la pureté ou le degré d'altération de ces corps, leur action sur l'économie, la manière de comballre leurs efTets sur l'organisme^ et les méthodes qui servent à reconnaître leur présence dans les cas d'empoisonnement. J'ai consacré 150 pages à la chimie biologique, qui n'est qu'effleurée dans la plupart des ouvrages, et j'appelle d'une façon toute spéciale l'attention des personnes, éloignées des laboratoires de chimie, sur les pages où il est i question des essais du lait, du sang, de l'urine, des cal- ! culs. J'ai choisi, autant que possible, un procédé simple dans sa manipulation, et je l'ai décrit minutieusement âiÎD que le pharmacien et le médecin pussent l'appliquer j daQsleur officine ou dans leur cabinet, et arriver, sans ^rop de difficultés^ à suivre chaque jour la marche de la maladie et l'effet des médicaments.
J'ai fait usage de la notation en équivalents qui possède •"ï immense avantage.. Eiie* est /nrlr^pondante rte \ov\U^
Il PRÉFACE.
hypothèse, elle ne préjuge rien sur la constitution des corps, et dans Tétat actuel de la science c'est, à mon sens, le parti le plus sage. Cependant, comme la notation atomique ou moléculaire est enseignée à la Faculté de médecine, j'ai résumé cette théorie (1), et j'ai donné dans le titre de chaque corps important la formule moléculaire à côté de la formule en équivalents : par conséquent, les étudiants pourront apprendre l'un et l'autre système.
Des imperfections , des fautes môme, se seront glissées dans cet ouvrage; j'espère que le lecteur n'en trouvera pas de graves, et qu'il voudra bien les excuser.
Ce traité est pour la chimie minérale la reproduction de mon cours à l'École de Pharmacie. J'ai, dans la partie toxicologique, beaucoup emprunté à mon collègue et ami M. Bonis, et à MM. Tardieu et Roussin. Le cours dé M. Berthelot à i'Rcole de Pharmacie m'a servi de guide pour la chimie organique, et j'y ai puisé notamment une classification qui m'a paru aussi simple que rationnelle, et que le nom de son auteur me dispense de louer davantage.
A. Hicus.
(I) Pages 25, 55 et suivantes, 2â8, 264, 419.