ZINC
volatilisé par la chaleur, et sa vapeur oxydée par Tair est entnd^ née dans des chambres de condensation. ' j
On introduit 30 à 40 kil. de zinc dans des cornues, très-forte> ^ ment chauffées, semblables à celles où l'on fabrique le gaz de l'éclairage. La vapeur métallique s'échappe avec rapidité par l'ouverture de la cx)rnue; elle rencontre en ce point un vilcoarant d'air^ appelé par la cheminée de l'usine^ et elle brûle avec une flamme éblouissante. L'oxyde^ suspendu dans l'air en fl(H cons légers, est entraîné par ce gaz, et se condense dans ofir longue série de tubes et de chambres en tôle où l'on a ménugt des obstacles qui l'arrêtent de telle sorte que l'air arrive à 11 cheminée à peu près débarrassé d'oxyde.
Quelquefois on fait une opération analogue en pharmade» On chauffe du zinc dans im creuset de terre légèrement incliné qu'on laisse entr'ouvert; le métal se volatilise et s'oxyde à la surface du bain. On retire l'oxyde avec une petite cuiller en fer ; on rejette les premières portions^ qui sont jaunes^ et onpaase le reste sur un tamis pour séparer un peu de zinc entraîné.
Aujourd'hui cet oxyde^ qui est d'un blanc magnifique, rivalise avec le blanc de plomb pour les peintures des appartements. Il a sur ce dernier le double avantage de ne pas être toxique et de ne pas noircir sous l'influence des émanations sulfhydriqaes ; mais il couvre moins que lui, et de plus il doit être délayé dans une huile rendue siccative, parce qu'il n'a pas, comme la céruse, la propriété de faire sécher les huiles.
Le blanc de zinc devient jaune lorsqu'on le porte au rouge; il reprend sa teinte par le refroidissement. Le charbon le détruit au rouge ainsi que l'hydrogène. Il est isomorphe avec la magnésie. C'est une base faible, car il ne fixe pas l'acide carbonique de l'air et il donne des sels acides au tournesol. Il se dissout dans les alcalis pour former des composés analogues aux sels. Le carbonate de zinc est isomorphe avec le spath d'Islande et les carbonates de magnésie, de manganèse et de fer.