PLATINE ET COMPOSES
La séparation de ces métaux est longue et pénible. On finitpar isoler un chlorure double de platine et d'ammoniaque, cristalliséi dont la formule est
PtCP,AzH*Cl.
En calcinant ce sel on obtient une masse grise spongieuse; friable^ appelée la mousse ou Véponge de platine. Autrefois, oa fabriquait le platine^ à Tétat métallique^ en comprimant cette mousse et en la martelant au rouge ; puis on donnait à ces lames la forme d'un vase en les battant sur des mandrins en bois avec des marteaux en bois. Aujourd'hui^ on introduit la, mousse de platine dans un creuset en chaux recouvert d'un couvercle^ on la fond au moyen du chalumeau oxyhydrique, et on coule le métal liquéfié. (MM. H. Deville et Debray).
On donne le nom de noir de platine à ce métal amené, à un éUt de division extrême, par la précipitation du chlorure de platine au moyen de la potasse dissoute dans un corps réducteur, l'alcool.
Propriétés. — Le platine est d'un blanc gris, sa densité est 21,15.
Il est mou comme le cuivre , très-ductile et très-tenace. Sa propriété la plus remarquable est la facilité avec laquelle il produit les réactions des corps sans subir d'altération; on exprime ce pouvoir, dont la cause est encore inconnue dans beaucoup de cas, en disant que ce corps agit par sa présence, qu'il a un poi|voir catàlytique considérable. Le noir de platine possède œtte propriété au suprême degré ; elle est très-développée dans li mousse de platine, et elle existe encore dans le platine lamiaé. Nous avons vu que, dans certaines circonstances, le plathM agit en condensant les gaz, ce qui produit une chaleur suffisante pour déterminer la réaction.
Le platine est un métal précieux, car il n'est attaqué par aucun des principes de l'air. Le chlore et, par suite, l'eau régale le changent en chlorure Pt Cl*. Le phosphore, l'arsenic, la riB* mélangée au charbon, le perforent ; les alcalis l'attaquent i chaud, aussi ne doit-on jamais fondre de la potasse ou de la soude dans un vase de platine.
Les vases en platine sont fort usités dans les laboratoires^ ■ parce que ce métal n'est attaqué par aucun acide.
Ozydesy chlorures d^or. — On connaît
les oxydes. . . . Pt O . . , Pt O*, les chlorures.. PtCl ... PtCP.
Le chlorure Pt Cl* est \e aewlael de platine usité ; ilsertooma^ réactif. Pour le préparer oiv ^^o\A\^^^\2œkSi^T»&V«att régate
lytTHODE POUR RECONNAITRE LA BASE D'UN SEL. 403
H évapore la liqneur à sec^ et on reprend par Téau. La solution ilcwie brun; calcinée^ elle fournit à 200° le chlorure PtCl^ puis I platine métallique. En présence de la potasse il donne T oxyde \IÛF, qvi, calciné^ donne l'autre oxyde^ puis le platine métallique. JSaractëres des sels de platine. — La solution de bichlome de platine^ agitée avec un sel de potasse ou d'ammoniaque^ tapduit de petits cristaux jaunâtres^ dont les formules sont^
, PtCl^AzH*Cl,
; pt Cl*, K Cl.
LCes chlorosels sont utilisés pour doser l'ammoniaque et la ^Itoe (158), (160).
Âeide sulfhydrique. Précipité noir soluble dans le sulfhydrate
ammoniaque.
m£thode pour reconnaître la base d*un sel.
232. On essaie de dissoudre ce sel dans l'eau ou dans l'eau aid'acide azotique. Lorsque le sel reste insoluble^ on le fond rouge avec 4 ou 5 fois son poids de carbonate de soude^ et le tniite par de l'eau acidulée.
\* On soumet alors cette solution à l'action de l'acide cblorhyle; s'il y a précipité, le sel renferme du plomb, du mercure minimum, ou de l'argent.
■I* Lorsque la liqueur ne contient pas un des trois oxydes pré- ;, on y verse de l'acide sulfhydrique, et, dans le cas où il y a ifrécipité, on fait macérer celui-ci avec du sulfhydrate d'ammoe. Si le précipité formé ne se dissout pas, la liqueur rendu bismuth, du mercure au maximum, ou même du plomb aéchappé en partie à la précipitation par l'acide chlorhydrique. Si le précipité s'est dissous dans le sulfure, le sel est formé hr Tor, le platine, Tétain, l'antimoine ou l'arsenic.
3» Duis le cas où les deux réactifs précédents sont restés inactby on rend la liqueur légèrement alcaline avec de l'ammoliique, et on y ajoute du sulfhydrate d'ammoniaque. S'il se ÎMrme un précipité, il est dû au zinc, au fer, au manganèse, à 'aluminium, au chrome, au nickel ou au cobalt.
4* Lorsqu'il n'y a pas eu de précipité, on verse du carbonate de oude dans la liqueur primitive. S'il se forme un précipité, il faut 'attribuer à la magnésie, la chaux, la strontiane ou la baryte. 5« Si aucun des réactifs précédents n'a produit dépôt, la maière renferme de la potasse, de la soude ou de l'ammoniaque. Ces groupes une fois établis, on déterminera l'espèce du sel en liisaiit les réactions indiquées dans le tableau suivatvl.
TABLEAU DICHOTOMiaUE
11 se produit l'^^ précipité se dissout dans une grande qualité
un précipité 1
blanc de \ Ce précipité ne se dissout pas dans l'eaa bouillante :
chlorure, f on le traite par rammoniaqne.
Le sel étant
dissous , on
verse de
l'acide
chlorhi-
drique
dans une
portion de
la liqueur.
[l ne se forme
pas de
précipité :
on verse dans
cette liqueur
une solution
d'acide 8ulfh>driqae ; ou mieux , on
y dirige un
courant de gaz
sulfhjdrique.
11 se produit un précipité de sulfure : on le lave, puis on le fait macérer pendant une demi-heure
avec du
sulfhydrate
d'ammoniaque, I
inné
température
de 400 à 60O.
Il ne se déclare
pas de précipité : on neutralise la liqueur par de 1 'ammoniaque el (qu'il y ait ou qu'il n'y ait
pas de
précipité), on
ajoute du
sulfhydrate
d'ammoniaque.
Le sulfure dissout.
se
Le sulfure est \ noir. j
Le sulfure est ) brun marron, j
Le sulfure est/ jaune : on le \ recueille, on le sèche, et on le grille dans un tube ottTert.
Le sulfure ne
se dissout pas :
on le traite par '
l'acide
nitrique.
Il ne se dissout i pas. I
11 se dissout : :
on verse de *
rammoniaqne *
dans la liqueur i primitive. '
On obtient un précipité : on le dissout
dans l'acide nitrique; puis on verse dans, la solution du
chlorhydrate d'ammoniaque,
et un excès d'aïuuioniaque.
11 ne se produit
pas de
précipité :
On n'obtient
pas de
précipité :
on verse dans.
la liqueur du
carbonate de
soude.
11 se forme un précipité :
Il sp produit un précipité : on le dissout dans l'acide uitriqae, puis on ajoute k la solution du chlorhydrate d'ammoniaque et du carbonate d'aounoniafse.
U ne se forme
pu de précipité : m ▼erse da biekl*nir«d«pla|iM dau la Uqncmr primiliTtt.
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