ACÉTYLÈNE. 42S
En conséquence^ 1 Yolume de ce gaz est représenté par la brmule
it la formule
>ar laquelle on le symbolise, correspond à 4 volumes de vapeur.
L'hydrogène s'unit directement à Tacétylène sous l'influence de la chaleur rouge ; il se forme de Téthylène et d'autres carbures, tels que la benzine. On réussit mieux en soumettant Tacétylure de cuivre à l'action d'un mélange de zinc et d'ammoniaque.
L'acétylène est doué d^une énergie chimique telle que, si l'on bit passer dans un mélange d'azote et d'acétylène une série de fortes étincelles d'induction, ces gaz se combinent pour former de l'acide cyanhydrique :
En effet, si l'on agite le produit de la réaction avec de la potasse, on obtient du cyanure alcalin. La combinaison de ces deux gaz s'opère à volume égal et sans condensation.
Gomme tous les hydrocarbures fournissent de l'acétylène sous l'influence de l'étincelle électrique, l'azote doit former de l'acide cyanhydrique avec une vapeur hydrocarbonée quelconc|ue; l'expérience vérifie cette prévision.
Enfin, l'acétylène, chauffé avec de l'hydrogène en présence du noir de platine, en absorbe deux fois son volume et forme de l'hydrure d'éthyle. Il atteint dans cette circonstance la limite de saturation, de sorte que, dans la théorie atomique, on considère ce corps comme tétratomique, puisqu'il a besoin pour se saturer de quatre atomes monatomiques.
L'acétylène agit sur le chlore avec une extrême énergie ; il y a d'ordinaire détonation à la lumière diffuse. En modérant l'action on peut obtenir le composé C* H' Cl*. Le brome, agité avec l'acétylène à lumière diffuse, fournit le bromure correspondant; au soleil il se forme le composé C* H* Br*. L'action de 'iode est lente; on obtient à la longue l'iodure C* H' I'.
Le potassium, chauffé avec ce gaz, fournit les corps C* H K, ît C* K«.
L'acétylène réagit sur les hydracides pour donner deux séries le composés, C* H* H I et C* ïP I*. Ce gaz est absorbé par l'acide dfurique; il se produit un acide conjugué qui, sous l'influence le l'eau bouillante , se dédouble en acide sulfurique et en alm\ acétylique C* H* 0*.
424 FORMËNE.
Lorsqu'on fait tomber goutte à goutte^ dans un flacon rempli d'acétylène, du permanganate de potasse très-alcalin, en dissolution étendue, il se décolore. La liqueur présente tous les caractères de Tacide oxalique.
L'acétylène est le prototype d'une classe d'hydrocarbures dont la formule générale est :
CtnH«o-t.
On connaît les termes suivants :
rallylène C«H*,
le crotonylène...C' H^, levaIérylène....C««H».
On donne le nom de corps homologves aux corps qui, comme les quatre carbures précédents, sont doués des mêmes cuttr tères généraux et possèdent une composition telle que leurs formules ne diffèrent les unes des autres que par n ((? H*).
Ces hydrocarbures se préparent par une méthode génénk qui consiste à chauffer l'éthylate de soude avec les composés bromes des hydrocarbures C*" H'".
^^^^J02 + CînHî"-iBr = NaBr + ^*h* jo^ + C«»H»«-«.
Tous ces composés réagissent, à la façon de l'acétylène, sur le chlore, Tacide sulfurique et le sous-chlorure de cuivre ammoniacal.
M. Berthelot a constaté qu'en chauffant des volumes égaux d'acétylène et d'éthylène vers le point où le verre se ramollit, ces deux gaz se combinent et il se forme surtout on hydrocarbure qui a la composition du crotonylène.
DELTQÈME SÉRIE.
FORMÈNE.
Découvert par Volta en 1778.
Synonymes : protocarbure d^hydrogèiie , gaz des marais, grisou, hydmre*
méthyle.
C* IV =3 16. Cet équivalent représente U volumes. Dnndité rapportée à l*air, 0,559. Poids du litre, 0>',722, Douhlt! densité rapportée à la densité de l'tiydrogène, ou poids de li vàfi'UtCt 10. Formule moléculaire, £ H^.
~ 'K tK'H-sttible, non liquéfiable, neutre.
H. Atat naturel. Prèp«uT«u\ioii.— \AT«sji'on agite la^a-^
FORMÈNE. 425
les marais, ilse dégage un mélange gazeux très-complexe dans equel se trouve le formène. Il constitue le grisou qui se dégage ians certaines mines de houille, et il forme la majeure partie lu produit gazeux qui s'échappe par des fissures naturelles d'un grand nombre de localités de l'Inde, de la Perse, de la Chine, le l'Italie et de l'Amérique. On le prépare, à l'état de pureté, en chauffant dans une cornue en verre, munie d'un tube à gaz, des poids égaux d'acétate de soude cristallisé et de baryte :
Na0,C4H5o5 + HO +BaO=NaO,C02 + BaO, CO^ + C^H^.
On peut remplacer la baryte par la chaux sodée ; dans ce mélange la soude agit seule, la chaux a pour effet de s'opposer à la fusion du verre par la soude caustique.
Propriétés. — Ce gaz est incolore, sans odeur et sans saveur, n est très-peu soluble dans l'eau et il n'a pas été liquéfié. Sa densité est 0,559. Il n'est pas vénéneux. Il est neutre.
n est extrêmement stable, car il faut le porter au rouge blanc, ou le soumettre à de nombreuses étincelles électriques pour le décomposer.
Le chlore l'attaque à peine à la lumière diffuse. Au soleil la réaction est violente. Si on la modère en ajoutant au mélange un gaz inerte, il se forme des produits de substitution :
C^H'Cl .... C^H^CP .... C2hC|3 .... C^CH.
Il brûle avec une flamme blanchâtre, bleue sur les bords, n détone violemment et il exige, pour être totalement brûlé , deux fois son volume d'oxygène.
On profite de ce mode de décomposition pour faire son analyse. Supposons que l'on introduise dans l'eudiomètre à mercure,
1 volume de carbure et 3 volumes d*oxygène,
et qu'on fasse passer dans ce mélange une étincelle électrique : la décomposition est instantanée. Si l'on agite le résidu gazeux avec de la potasse, i volume d'acide carbonique disparaît. Or, comme
1 volume diacide carbonique contient 1 volume d'oxygène et ^ M de carbone,
nous en conclurons d'abord que
1 volume de ce carbure contient ■> '-^ ''^
^ » de carbone. ''>'> ' ^
426 FORMËNE.
Il reste un gaz dans Teudiomètre : c'est de Toxygène. H oc cupe un volume égal à celui du carbure ; donc Teau qui 8'es( formée au moment de la réaction contient
et, par suite.
1 Yolume d'oxygène ;
1 Tolume de carbure renferme ^ volume de carbone
et 2 volumes d'hydrogène.
La formule brute de ce gaz est donc :
cJj H = 1 vol.
Les types de Gerhardt nous sont connus. Le protocarbure d'hydrogène — comme tous les hydrocarbures d'aÛleurs — appartient au type de Tacide chlorhydrique et l'hydrogène fondai en un seul (80).
Nous devons dès lors lui donner pour équivalent la quantité qui occupe, à 0° et sous 76cin de pression, le même volume
que H* ou HCl,
c'est-à-dire la quantité qui représente 4 volumes.
Cette quantité est 16.
Nous agirons de môme pour tous les hydrocarbures.
On les réduira en vapeur à une certaine température, et on les comparera à l'hydrogène à une température égale.*. L'équivalent de ces corps aura donc toujours la même signifleation, c'est la quantité qui occupe le même volume que
2 de H
à la même température.
Formule moléculaire. — Ce carbure d'hydrogène est celui qui renferme le plus d'hydrogène ; il peut donc être considéré comme renfermant le carbone à l'état de saturation. Puisque \ volume de carbone est uni dans ce carbure à 4 volumes d'hydrogène, il est formé de
1 atome de carbone et de 4 atomes d'hydrogène ,
et sa formule moléculaire est €^ H*.
Ft comme 1 volume de carbone uni à 4 volumes d'hydrogène