o6'",2 : x, 16 X os
d'où X =
Le titre obtenu est erroné lorsque Teau renferme du carbonate ou du silicate alcalin ; on évitera cette erreur en précipitant Tacide de ces sels par le chlorure de barium.
Il est de la plus grande importance d'essayer l'eau à la soune mêjne parce que l'action de l'air change les monosulfures.eiias mélange de polysulfure^ d'hyposulôte et quelqjuefois de sulfite; or^ces sels attaquent la solution d'iode comme les monosulfures*
Synonyme : Eau oxygénée.
Substance très-facilement décomposable , singulière dans ses réactionSi
43. Ce corps, découvert par Thenard en 1818, se produit dam un grand nombre de circonstances naturelles, lorsque l'eau est décomposée par la pile, lorsque le plomb, le zinc et divers métaux s'oxydent dans l'eau acidulée, lorsque de l'éther mêlé d'eau est abandonné à l'air, etc.
Pour le préparer on se sert d'ordinaire du procédé de Thenard qui consiste à traiter lentement de l'acide chlorhydriqœ dilué et refroidi par du bioxyde de barium en bouillie très-fine:
BaO> + HCl = BaCl + HO^.
Il reste du chlorure de barium en dissolution qu'on ne peut enlever qu'à l'aide de traitements longs et délicats; mais, si l'on plonge le liquide dans un mélange réfrigérant, il se sépare une grande partie de l'eau et du chlorure de barium à l'état solide^ et la liqueur décantée est formée de bioxyde d'hydrogène asseï concentré et assez pur pour la plupart des expériences.*
Il est préférable de traiter le bioxyde de barium par l'acide fluorhydrique étendu, parce que le fluorure de barium est insoluble. Il faut opérer dans une capsule de platine parce que l'acide fluorhydrique attaque le verre.
Le bioxyde d'hydrogène au maximum de concentration est une liqueur incolore, inodore, d'une densité égale à 1,5. S'il est pur, il se détruit lentement à la température ordinaire; les acides étendus lui donnent de la stabilité; vers 100® il se dé-
compose brusquement en oxygène et en eau. Cette réaction montre que ce corps est fort peu stable et qu'il doit être oxydant. Lorsqu'on en verse quelques gouttes dans de l'eau de baryte, de strontiane ou de chaux, il se forme des précipités nacrés de bioxydes de barium, strontium et calcium. Il transforme le sulfure de plomb noir en sulfate de plomb blanc , ce qui a fait proposer de l'employer pour blanchir les tableaux dont les couleurs au blanc de plomb ont noirci sous l'influence des émanations sulfhydriques. S'il est concentré, il oxyde l'arsenic avec flamme.
L'acide chromique et les bichromates acidulés bleuissent au contact de l'eau oxygénée en donnant de l'acide perchromique. La teinte bleue de ce corps apparaît plus intense si l'on ajoute à la liqueur quelques gouttes d'éther qui dissout ce composé.
Le bioxyde d'hydrogène est susceptible de produire des phénomènes inverses des précédents, c'est-à-dire des réductions. Si on abandonne à elle-même la solution bleue d'acide perchromique en présence d'un excès d'eau oxygénée, la couleur disparait en donnant naissance à une substance verte, qui est le sesquioxyde de chrome Cr*0', et à du gaz oxygène.
L'oxyde d'argent se détruit avec explosion en présence de l'eau oxygénée, et celle-ci perd également la moitié de son oxygène qui se dégage avec celui de l'oxyde d'argent.
Le permanganate de potasse donne de même du sulfate de protoxyde de manganèse et de l'oxygène ordinaire, lorsqu'on y ajoute un peu d'acide sulfurique et d'eau oxygénée.
Agité avec de l'ozone, il le décompose en se détruisant luimême, et le produit est de l'oxygène ordinaire.
Ozone + HO* = HO + O*.
M. Schonbein, pour expliquer ces faits, admet qu'il y a dans feau oxygénée une variété d'oxygène active, opposée par son actiTité à l'ozone; il l'appelle arUozone et la représente par le symbole 6; il donne à l'ozone le symbole O. Il suppose que ces deux variétés actives de l'oxygène se combinent en se neutralisant, et que le produit de cette neutralisation est l'oxygène ordinaire.
Enfin l'eau oxygénée se décompose au contact de diverses substances sans que celles-ci absorbent l'oxygène dégagé. Dans ce cas sont le charbon, le platine, l'or, l'argent, le bioxyde de nanganèse divisés ; une pincée de ces matières ramène Ve^Vovjde d'hydrogène à ïétat d'eau.
On peut reconnaître des traces de bioij-de d'hydrogirne &i moyen de la rL'aclion de l'acide chroiuique donnée plus haut,
Sï^iorcTHE ! Nlirc^nc.