‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 44 sur 508 · AZOTE · texte numérisé non relu

AZOTE

I «peu à peu les Tumées épaisses d'acide phosphorique, qui obs-

nrcissaient la cloche, se dissolvent dans l'eau.

L'ne partie de l'oxygène reste inattaquée; pour l'enlever on

I ibindonne des bâtons de phosphore dans le gaz tant qu'il se

I produit des fumées.

Tous les corps avides d'oiygëne remplaceraient au besoin le I phosphore. On fait souvent usage du cuivre ifig. 41). La réacf (imiest :

Cu + O + Az = CuO + At

FIg. 41.

A, flacon plein d'air où l'on tait tomber lentement de l'eau qui arrive au fond par un long tube à entonnoir,

B, flacon à dessécher,

C, tube droit contenant du cuivre chauffé au rouge sombre,

D, tube à gaz.

ProprlAtAs. — L'azote est un gaz incolore, inodore, sans UKur, permanent, dont la densité est 0,071. Sa densité rapportée à 1 d'hydrogène est 14; son poids atomique se confond wec son équivalent. 11 n'entretient pas la vie, de là son TiaiD^mais il n'est nullement dangereux, car l'air en renferme In 4/3 de son volume. 11 éteint les corps en combustion ; il ne Ifouble pas l'eau de chaux, ee qui le distingue de l'acide car- Innique.

Upossèdedas aWnités extrèmemeai faible»; cepenAanl W m. &*.

su

ACTION DK L'AZOTE SLlt L'fiCONOMIE.

combine liii'ei-tenient au carbuns, au silicium et an l>ore, et iD^me son union avec le bore s'accompagne d'une vive incandescence.

Il se combine également h. l'oïygJine, car, si l'on Tait passer des étincelles électriques dans un mclan^'c de ces deux gaz, il se produit des va|ieurs orangées d'acide tijimazotique Az 0* {pg. 43).

L'axole entfe dans la cuiuposition de l'air, de l'acide nitrique, de ■ l'ammoniaque. Il pénètre directement dans certaines espèces végétales, mais par d'autres il n'est absorbé qu'à l'état de nitrate ou de sels aramoniacaux.

Action de l'azote sur réconomie. — L'azote, faisant partie de l'atmosphère, pénètre avec l'oïjgènc dans l'appai'eil respiratoire. L'air exhalé renferme nn peu plus d'azote que celui qui est inspire ; par conséquent les animaux cèdent h l'air un peu de l'azote qui entre dans leurs alimenls. Cette quantité atteint tout au plus un centième du poids d'oxygène qu'ils consomment. On ne sait pas d'une façon certaine si ce gaz joue un rôle dans le sang, et l'on n'a pas étudié s'il éprouve des variations avec l'Age, les maladies. Il ne pardt pas inutile aux phénomènes respiratoires, car les animaux tenus longtemps à jeun preniient un peu d'azote h l'air inspiré dans leur poumon. L'azote Tonne un peu plus du dixième des gaz contenus dans le sang, et il est plus soluble dans ce liquide que sa solubilité dans l'eau ne l'indique à priori.

AIR ATMOSPHËRIQUE.

jDsUtntion de l'atr. — L'air était un des qua^e éléments anciens. Galilée démontra en 1640 que l'air est un corps nt, en établissant que le poids d'un ballon TJde d'air nente lorsqu'on y comprime de l'air. TorriceLi, son élève, hors de doute cette vérité capitale par l'invention du baro- •e. En 1645, John Mayow annonça qu'il y avait dans l'air partie très^ubti le qui entretenait la flamme. Mais c'est Laler qui a établi dans une expérience justement célèbre que est on mélange d'oxygène et d'azote (Jig. i3).

Fis. 1S.

chauffa vers 350'*, dans un ballon auquel était soudé un '■ recourbé, du mercure, avec un volume d'air connu, tant ce volume diminua, et que la pellicule rouge d'oxyde de cure ijirécipilé per se], qui se forme dans cette circonstance, nenta. L'expérience dura 12 jours et 12 nuits consécutives, mesura le volume après l'expérience, ce qui était fadie e que la cloche était graduée; il reconnut qu'il restait enviles 4/5 du volume primitif, que ce gai était impropre à la A qu'il éteignait les corps en combustion : c'éUài l'azote, 6ltra le mercure à travers un entonnoir terminé par une le très-effilée ; tout le précipité per se resta sur l'entonnoir ; chauffa vere 400' dans une petite cornue de ïaton ïiï6"

8t COMPOSITION DE L'AIR,

cueillir le gaz; c'était l'oxygène antérieurement décourert pu Priestley. Son Tolume, réuni au lolume de l'azote, constitue le volume total de l'air employé, et le mélange de ces deui gai possède toutes les propriétés de Yair atmosphérique.

La dîQlculté d'une analyse quantitatiTe exacte par cette méthode réside en ce double fait que le mercure n'apas une grande tendance à s'unir avec l'oxygène, et que l'oxyde de mercure se détruit à une température peu supérieure à celle où il se forme- Nous avons aujourd'hui des moyens plus rapides et plus exacts.

1° Le phosphore. Si l'on place un long bâton de phosphore dans une éprouvette graduée {fig. ii) où l'on a mesuré un volume d'air, l'oxygène est absorbé au bout de quelques heures; mais ce moyen n'est pas à recommander parce que la présence de diverses matières, de l'essence de térébenthine, des carbures d'hydrogène, etc., ralentit ou même arrête l'absorption de l'oxygène.

Après avoir mesuré l'air dans un tube gradué, ou le fait passer dans une cloche courbe {fig. 45) et on y introduit un fragment de phosphore que l'on pousse avec une tige dans une petite cavité située vers le fond de ce tube.

On chauffe lentement, jusqu'à ce que l'inflammation, qui prend niûssance sur le phosphore, se soit propagée dans tout le gaz, puis on transvase le résidu dans le tnbe gradué : l'oxygène est représenté par la difi'érence entre ie voloine p. ^ primitif et le volume après l'es-

périence, 2" L'acide pyrogallique. On mesure le gai dans un tube placé sur le mercure, on fait passer dans ce vase un ou deux centi-

HlKscul

COMPOSITION DE L'AIR, cubes de Hulutioii de potasse, puis l'on agite. S'il y a une Sminulion dans le volume, c'est que l'air renfermait taàe, de l'acide carlionique. On introduit dans l'éprouvette I ou 2 centimètres cubes d'une dissolution d'acide pjrogallique et l'on mesure le gaz aprës une ou deux minutes d'agitation. La perte indique la quantité d'oxygène qui était dans l'air.

Cette absorption de l'oxygène par l'acide pyrogallique exige la présence de l'alcali. La liqueur prend une teinte brune trèstinc^e. On trouve par l'un ou l'autre des deux procédés précédents que 100 volumes se réduisent à 79. Tous deux ont l'in- (ntiTcnient de ne permettre aucune vérification de ce résultat. . La méthode eudiomctriquc jouit de cet e Pq. W).

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